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PARTIE conriERcmLE

Le Marché du Caoutchouc

Par MM. Hecht frères & C'^

Para. — La hausse que nous constations' Amazone, pour la même époque, est tenu

il y a un mois, n'a fait que s'accentuer, 1 1, 35. On a même payé 11,45, à ii,5opour

d'une façon lenre, mais contiaue. Le Para du Bolivieetdu caoutchouc vieux de 6 mois.

Fin du Bas-Amazone, disponible ou livrai- Cette hausse provient de la diminution des

son Septembre, vaut fr. 10,95, et le Haut- stocks et de la demande persistante des

Njo 06 — Aorr iQo3 JOURNAL DWGRICULTURE TROPICALE 247

fabriqucsqui se trouvaient sans approvision- en tonnes, à fin juillet 1903, comparé à fin

nement. Le solde du stock, vieux de 3 ans, a juillet 1902:

été acheté à prix secret et expédié de Liver- 1903 1902

pool a New- York. Sortes du Para : — —

Slocics à Liverpool i.2o3 :-9-9

La fermeté provient donc de besoins pour ,, ^ New-^ork -ioa '62-

le disponible. La situation de marché à « au Para 140 3;

laquelle nous avons assisté il y a quelques -En route pour l'Lurope 4g5 Sgo

mois, s'est complètement retournée : en " " pour New-York 394 390-

.. . T • -1 j- -11'- 1 " " d'Europe à N.-Y.... 16 35

Mai et Juin, le disponible était peu recher- ^ , ^ , -, , -Tm^ ^ „^„

^ ,• , , Total du stock visible: 2.452 3.338 ché, et l'on pavait plus cher pour livrable;

,,,.,', . 1- 1 Arrivages à Liverpool 457 439

auiourd but c est le contraire, et au lieu de ^ , ,, ,. , 7 '

' /-x 1 *' ^ New- York 921 527

report nous avons dudéport. On est vendeur ... , ,. , o-- o

^ ^ Livraisons a Liverpool 8?r 928

de Haut-Amazone pour Octobre-Novembre „ ^ New-York i.ioo 592

à 11,25 et pour Novembre-Décembre à Arrivages au Para depuis le i<='-

11,1 5, mais sans acheteurs, car tout le juillet IJ02 i.3oo i.3oo

monde croit, avec quelque apparence de Expéditions du Para en Europe. 660 695

1. 1 „„ , » « àNew-York 600 628 raison, que des que les consommateurs

r • 1 . -lu Sortes d'Afrique :

seront tournis pour quelque temps, ils bou- . •' ^ . ^,

Stocks a Liverpool 067 ddo

deront contre le marché et chercheront a . , ^„a^^c o,^ ti^^

» a Londres 210 jjg

attendre la récolte du Para, avec Lespoir „ à New-York 229 SgS

d'assister à une réaction des prix. 806 1.684

Sortes intermédiaires. — Par suite de Arrivages à Liverpool 32i 402

rachats d'un vendeur à découvert, on a payé » à Londres 140 62

jusqu'à 8,75 pour Sernamby de Manaos, et '' ' ^ New-York...... 900 760

, . . r^ 1 1 T-v ' • Livraisons à Liverpool 410 487

le même prix pour Boules du Pérou ; ce qui - i j c 02

^ '^ ■> n » a Londres 134 83

montre la situation artificielle de cette der- „ ^ New-York qi7 740

nière sorte, qui vaut généralement de 25 à , , „ „^„ "TT^

' ^ . ^ , Stocks de toutes sortes: 3.258 5.022 3o centimes de moins que le Manaos.

On a traité 25 tonnes de Slabs du Pérou ^es sortes d'Afrique restent rares et

à 7,10 et l'on tient maintenant 7,25 à 7,3o ^^^^'^' • ^n a payé 8,70 pour Madagascar

pour quelques petits lots. rosé, 8,1 5 pour Gambie prima, 9,10 pour

bons Twists, et 9,3o pour prima ; enfin, de

Arrivages au Para. — Les recettes au . ^ , "01 j c j

9,3^7 a 9i93 pour Boules rouges du Soudan. Para, pour juillet, ont été de i.3oot., soit

le même chiffre qu'en 1902. Pour le mois Anvers. - Le 3i juillet on a vendu

d'août on s'attend à une légère diminution 5oo tonnes, en partie du Congo Français, à

sur le chiffre de l'année dernière, qui avait des prix irréguliers, mais avec une hausse

été de i38ot. Ily a un léger retard sur le moyenne de 25 centimes,

commencement de la récolte, mais cela ne ^e 21 août on a offert 27 tonnes du Bas-

peut donner lieu à aucun pronostic sur l'en- Congo, qui ont été traitées avec une hausse

semble de l'année, et tout porte à croire qu'il moyenne de 3o centimes. Le 25 août aura

y aura une légère augmentation et que, pour I»^^ "ne grande vente, de 335 tonnes.

la première fois, on dépassera 3o. 000 tonnes

en un an. ^echt frères <S: Ce,

75, rue Saint-Lazare.

Les statistiques générales donnent,

pour les diverses sortes, les chiffres suivants, Paris, 23 août i()o3.

JOURNAL D'AGRICULTURE TROPICALE N° 26 — Août 1905

Produits divers

L'essor économique de l'Equateur.

Par M. Harold Hamel Smith.

Je reçois d'intéressantes nouvelles de l'Equateur; on est en train de construire des routes carrossables et des chemins de fer vers l'intérieur, qui traverseront des régions d'une grande fertilité ; il faut s'attendre à ce que, dans un avenir très prochain, l'Equateur devienne un concurrent encore plus terrible qu'aujourd'hui, pour les pays producteurs de cacao.

Mon correspondant, qui m'écrit absolument en ami et sans arrière-pensée de réclame, est un jeune Américain, ancien élève de l'Académie Militaire de West-Point.

Il est arrivé dans le pays en juillet 1902, pour travailler à la construction du chemin de fer Guayaquil-Quito ; il m'écrivait à cette époque :

« Le chemin de fer va mettre en communication avec la côte, des régions de l'intérieur qui jusqu'ici ne pouvaient exporter leurs produits qu'à dos de mulet; cela leur revenait si cher qu'ils y renonçaient le plus souvent. L'établissement même d'un chemin de fer a été longtemps considéré comme matériellement impossible; nous allons, en somme, ouvrir au commerce mondial un pays qui, jusqu'ici, était virtuellement isolé. »

Le 4 mai de cette année, le même correspondant m'écrivait :

« En janvier dernier, j'ai abandonné mon emploi au chemin de fer, pour entrer au service du gouvernement ; je suis chargé de la construction d'une route carrossable, qui rejoindra la ville de Latacunga à celle de Napo, dansl'Est, aux sources de l'Amazone. Notre route aura 5 mètres de large ; il faudra au moins deux ans pour l'achever, mais une fois faite, elle offrira de grandes ressources au commerce du caoutchouc, et aussi à l'industrie de l'or. Les Indiens en retirent tout le long de la rivière de Napo ; la route de Napo permettra d'amener sur place des dragues et autres machineries destinées à rem-

placer les paniers et bateas (cuvettes en bois) des Indiens.

« Je pars explorer le pays qui nous sépare de Napo; j'emmène avec moi un aide et I 5 Indiens ; j'en ai pour 3 mois. Au retour, je vous communiquerai mes impressions et, j'espère, aussi quelques photographies.

« Les gens d'ici ne saventpassoignerleurs cacaoyers. Le jour oh on leur aura fait comprendre qu'il y a avantage à dépenser de l'argent dans une cacaoyère pour en retirer le double, la production augmentera dans des proportions considérables. »

Le « dessicated coconut » à Ceylan et aux Etats-Unis.

Nos lecteurs savent certainement, à présent, ce que c'est que le « dessicated coconut » ; nous avons donné une série de notes et de statistiques sur ce produit, qui est l'amande de coco réduite en miettes, séchée rapidement, à l'étuve, et enfermée dans des boîtes soudées, de façon à lui conserver l'intégrité de son parfum et à prévenir tout rancissement (i).

Nous avions présenté l'île de Ceylan comme le principal, centre de fabrication de la denrée en question. Des confrères et des lecteurs nous ont objecté qu'il s'en fabriquait bien davantage aux Etats-Unis, avec les noix importées entières des pays de production de l'Amérique Centrale et de l'Amérique du Sud. Nous serions fort reconnaissants au Département d'Agriculture de Washington de bien vouloir se charger delà réponse; on y a l'habitude de ce genre d'enquêtes. Dans les documents à notre disposition nous n'avons encore trouvé qu'une seule indication précise, il parait que la Dun» HAM Manufacturing Co., de New-York, convertit journellement en dessicated 3o.ooo noix de coco tirées en partie de ses propres plantations, situées à Cuba ( « Oil Paint

(i) Voir « J. d'A. T. » n" 7, p. 28 (Usages); n" 8, p. 53 (Statistique, Ceylan)'; n° II, p. 144 (Fabrication); n'' i3, p. 220 (Projet d'usine à Zanzibar); n" 17, p. 335 (Etats-Unis) ; n° 24, p. 189 (Samoa).

and Drug Reporter », cf. « Trop. Agric. » 3 noix pour i Ib. de dessicated ; or, il en a

févr. 1903). été exporté de Ceylan 16.227.565 Ibs en

Quoiqu'il en soit, les statistiques de 1902, contre 14.055.493 Ibs en 1901 .

l'année 1902 prouvent que la fabrication du Depuis 1 891, où le dessicated a pris place

« dessicated coconut » a atteint à Ceylan des pour la première fois dans les statistiques

proportions vraiment gigantesques et que d'exportation de Ceylan, avec 416. 33o Ibs.,

cette île en exporte plus de deux millions de cet article a été en progression ininterrom-

livres aux Etats-Unis même. pue. Il parait que toutes la production des

Le « Tropical Agriculturist » calcule que usines de Ceylan est retenue à l'avance, par l'exportation de 1902,1a plus forte qu'on ait contrats. C'est l'Angleterre qui continue à jamais connue, représente, sous différentes en prendre le plus : près de 10.000.000 Ibs. forme (huile, coprah, noix fraîches, dessi- Puis viennent les Etats - Unis , avec cated) au total 411. 218. 907 noix de coco (i), 2.249.143 Ibs ; en troisième rang, l'Alledont 48.682.695 converties en « dessicated magne, avec 2.067.490 Ibs. L'Autriche n'est coconut ». En effet, le « T. A. » compte qu'au quatrième rang, avec 795.050 Ibs. D'ailleurs, — indice des plus rassurants pour

(i) Voir le n" de février 1902. — La Rédaction du ^industrie de l'île — son « dessicated CO- « T. A. » compte 5oo noix pour i cwt. (env.5okg.)

d'huile, 25o noix pour i cwt. de coprah, et 3 noix conut » pénetredéja dans trei/epays : or,Ia topour I Ib. de dessicated. Ce calcul est d'ailleurs ^^y^^^ jgg relations commerciales de Ceylan sujet à caution, et la Rédaction même admet qu'il j- r serait, peut-être, plus juste destimer la valeur to- (exportation) ne comprend que dlX-neut talede l'exportation à 473.143.157 noix. En y ajou- pays, dont huit seulement lui achètent du tant la consommation intérieure, on dépasse 800 millions, coprah.

ACTUALITES

Nous avons la douleur d'annoncer la mort de deux collaborateurs, qui étaient en même temps, pour le Journal, des amis de la première heure :

Le D'" Albert "Weber, ancien médecin de l'armée du Mexique, devenu directeur du Val-de-Grâce (la pépinière des médecins militaires français) s'était constitué en Botanique, quoique simple amateur, une spécialité aussi difficile qu'attrayante, dans la connaissance des Cactées, des Agaves, etc., c'està-dire des plantes grasses en général. Ancien collaborateur d'Engelmann, il était, de l'aveu des botanistes les plus autorisés, celui qui connaissait le mieux ces végétaux ; d'ailleurs, il en avait commencé l'étude à l'âge de onze ans.

Nos abonnés ne se faisaient pas faute de recourir à ses lumières : nous avons eu maintes fois à lui soumettre des feuilles à fibres du Mexique, de Cuba, du Salvador, de Colombie, d'Indo-Chine, etc. Il lui fal-

lait peu d'efforts pour reconnaître une espèce ; s'il était embarrassé, faute d'organes floraux , il envoyait des drageons ou des fragments de feuilles à M. Simon, l'horticulteur parisien bien connu, ou dans le Midi, à son collaborateur et ami M. Roland-Gosselin, qui se hâtaient de les planter. Le D"" Weber avait réuni ainsi une collection très importante, soigneusement enregistrée et étiquetée; un jour ou l'autre, la plante entrait en floraison, et alors il pouvait procéder à une détermination complète, en informer son correspondant et quelquefois enrichir la science d'espèces nouvelles. Ses plantes continueront d'ailleurs, certainement, à être entretenues avec le même soin que par le passé; nous disons ceci pour rassurer les nombreux correspondants de M. Weber en pays chauds. Nos abonnés, d'ailleurs, qui auraient des plantes à faire déterminer, pourront aus§i continuer à nous adresser leurs échantillons, nous trouverons bien moyen de les faire identifier.

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