‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 137 sur 230 · Le6 Fcininca, aclc I, scc-uc iv · texte numérisé non relu

Le6 Fcininca, aclc I, scc-uc iv

PAUis EN 1793 253

Justine avec ivresse, Ursule avec langueur : Xoa sans émotion j'embrasse la grand'mère. L'une plait, l'autre a plu, l'autre commence à plaire : Mon cœur, ivre d'amour, d'espoir, de souvenir, Adore le présent, le passé, l'avenir'.

Lisidor est l'oncle de Germeuil; il est venu le chercher au château, bien décidé à l'en faire sortir et à l'envoyer rejoindre l'armée. Cet oncle est un aimable roué; il a été l'amant de plusieurs de ces dames et la première inclination de la maîtresse delà maison. Il se reprend de passion pour elle. M"'^ de Saint-Clair, de son côté, revient à ses premières amours; et comme ce coquin de Lisidor a perdu tout son bien au jeu et encouru la disgrâce de son ministre, elle vole à Paris entre deux actes, et en rapporte les quittances des créanciers qu'elle a payés et un nouveau brevet qu'elle a obtenu pour lui du ministre. Si elle ne l'épouse pas, elle marie à Germeuil sa fille Eugénie, si bien que le galant Lisidor couronne tous les madrigaux de la pièce par un bouquet final :

Si d'un défaut sur vous ou s apprête à médire, Deux vertus à l'instant désarment la satire. En vain on vous démasque, en vain on vous connaît . Il faut vous adorer, en dépit qu'on en ait.

Si peu intéressante, si remplie d'invraisemblances et si fade que soit la comédie de Demoustier, elle obtient cependant un grand succès, grâce au citoyen Fleury, qui joue Lisidor; à Dupont, qui joue Germeuil: et à Dazincourt, qui tient un rôle de valet; — grâce surtout

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