Mémoires de Bailly, t. I, p
4. Mémoires de Ferrii-res, t. I, p. 56. — Mémoires de Bailly. t. I, p. 188.
208 * PAïus KN 1703
En se séparant, les communes s'ajournèrent au lundi 22, jour où devait se tenir la séance royale; mais dans la nuit du dimanche, un billet de M. de Brézé informa Bailly que la séance royale n'aurait lieu que le mardi à dix heures du malin et que la salle resterait fermée jusque-là. Les communes, persistant dans leur délibération de ravant-veille , mais ne pouvant se réunir de nouveau dans la salle du Jeu de Paume, que le duc d'Artois avait fait retenir \ cherchèrent un autre local. On se présenta d'abord à l'église des Récollets; mais ces religieux ne voulurent pas recevoir l'Assemblée-, qui se rendit alors à l'église paroissiale de Saint-Louis. Le curé Jacob, quoique attaché à la cour, n'osa pas en refuser l'entrée aux députés.
Ils s'établirent dans la nef. Une table fut placée devant le président, qui avait près de lui les secrétaires. On disposa, à la droite, des chaises représentant les places que le clergé avait dans la salle des trois ordres; d'autres chaises, à gauche, représentaient les places de la noblesse. Comme il avait été décidé qu'on laisserait entrer le public, l'église fut remplie en un instant ^.
Pendant ce temps, les membres de la majorité du clergé, qui s'étaient prononcés, le vendredi précédent, pour la vérification des pouvoirs en commun, se réunissaient dans le chœur, dont les portes s'ouvrirent bientôt et donnèrent passage à 134 curés, 6 chanoines.