‹ Journal d'un bourgeois de Paris pendant la terreurChapitre 95 sur 230 · Le Palriolc fiiinroig, n" 132S · texte numérisé non relu

Le Palriolc fiiinroig, n" 132S

2. L'abbé Sahuguet d'EsiJaijiiac. duul k- pèie avait été lieutenant général, gouverneur des Invalides et grand'croix de Saint-Louis, était, avant la Révolution, chanoine de TEglisc de Paris. Après avoir cultivé les lettres et obtenu un accessit d'éloquence à l'Académie française pour son Eloge de Câlinât, il s'occupa d'opérations financières, endjrassa avec ardeur la cause révolutionnaire, se chargea de la fourniture de l'année des Aljies. puis de l'entreprise des charrois dans l'armée de Dumouriez. Il fut guillotiné le 5 avril 1794 ll6 germinal an IIi avec Danton, Camille Desnioulins, Chabol, Basire, P'abrc-d'Eglantine, etc., etc.

3. Gouy d'Arcy, député de Saint-Domingue aux Etats Générau.x. où il joua un rôle assez important, avait été nommé maréchal de camp à la (in de la session de l'Assemblée constituante. Il fut guillotiné le 5 thermidor an II i23 juillet I794i.

4. Philippe Devaux, âgé de trente-deux ans, colonel-adjudant général des armées de la République, fut guillotiné le 23 mai

PAïus i:n 179;'! 18"»

(le Broglie'; deBoisgelin^, cl-devanl maître de la garderobe de Louis XVI; M"^« de Sillery^: lady Filz-Gérald ^; le général Égalité; l'aide de camp Montjoie; Choderlos- Laclos, officier général ; Lemaire, trésorier chez M. d'Orléans; le général Valence, gendre de M. de Sillery; les deux fils de M. d'Orléans et M. San van ^, l'un de ses officiers*''.

Mardi 2 avril. — Le Tribunal criminel extraordinaire a tenu sa séance d'inauguration.

Tout s'est borné, ce jour-là, à des discours. Les mises en accusation, aux termes de l'article X de la loi du 10 mars, doivent être prononcées par une Commission de six membres de la Convention, chargés d'exa-

1. Le prince Victor de Broglie, maréclial de camp, fut guillotiné le 9 messidor an II (27 juin 1794).

2. Le comte Louis-Bruno de Boisç/elin, frère du cardinal de ce nom, fut guillotiné le 19 messidor an II (7 juillet 1794), en même temps que sa femme, sœur du chevalier de Boufflers, dame d'honneur de M""» Victoire. Deux autres Boisgelin périrent Tun sur l'échafaud, l'autre dans les massacres de Septembre.

3. M™» de Sillery (1746-1830) est plus connue sous le nom de M™^ de Genlis, du premier nom de son mari, le comte Brusiart de Genlis, colonel des grenadiers de France, devenu plus tard marquis de Sillery. M. de Sillery était membre de la Convention. Il fut guillotiné avec les Girondins le 10 brumaire an II (31 octobre 1793).

4. Lady Edouard Fitz-Gérald était l'élève favorite de M""^ de Genlis, qui lui avait donné le nom de Pamôla, sous lequel elle jouit de quelque célébrité au commencement de la Révolution. « Vous qui trouvez les vertus civiques si faciles, écrivait Camille Desmoulins, avez-vous donc été exposés à Paméla? " Son mari, lord Fitz-Gérald essaya, en 1798, de soulever l'Irlande contre l'Angleterre. Arrêté le 19 mai 1798, il se tua dans sa prison le 4 juin suivant. Lady Fitz- Gérald est morte à Paris en 1831, un an après M""^ de Genlis.

5. Jean-Baptiste Sauvan était contrôleur « du mobilier des châteaux du duc d'Orléans, tant à Paris que dans ses maisons de campagne ». Sa fille Adèle, morte le 7 septembre 1839, avait épousé, le 24 janvier 1803, Gabriel Le Gouvé, auteur du Mérite des femmes. De ce mariage est né M. Ernest Le Gouvé, membre de l'Académie française.

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