‹ Journal d'un poète (volume 2)Chapitre 67 sur 167 · DE LA PUBLICITE · texte numérisé non relu

DE LA PUBLICITE

« Vile publicité ! toi qui n'es qu'un pilori où les profanes passions viennent nous souffleter! » ai-je dit dans Chatterton.

Les auteurs s'en occupent trop. L'un court après les articles de journaux; l'autre, après les opinions de salon qu'il cherche à former. Peines perdues !

Un homme qui se respecte n'a qu'une chose à faire :

Publier, ne voir personne et oublier son hvre.

Un livre est une bouteille jetée en pleine mer, sur laquelle il faut coller cette étiquette :

Attrape qui peut!

Quand, le soir, on revient du monde des salons, on s'étonne d'avoir changé son caractère et de s'être renié dix fois soi-même. — On a fait le futile avec une tête lourde de pensées.

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