‹ Journal d'un poète (volume 2)Chapitre 89 sur 167 · GUIZOT · texte numérisé non relu

GUIZOT

22 mars.

Des yeux noirs, un visage ovale et distingué, des manières nobles, quelque air anglais et puritain.

Agréable avec moi, me déclare qu'il a, pour le premier tour de scrutin, un engagement avec quelqu'un qui ne sera pas nommé, et que, pour le second, il passera immédiatement à moi.

I. Roger (Jean-François), auteur dramatique et homme politique, né à Langres en 1776, mort à Paris en 1842. Emprisonné pendant la Terreur, pour (les chansons contre-révolutionnaires, il fut employé par le Directoire, au ministère de l'intérieur, devint, à l'époque du Consulat, secrétaire de Français de Nantes, directeur des droits réunis, et fut élu membre du Corps législatif en 1807 par le département de la H.iute-Marne, puis conseiller de l'Université par la protection de Fontanes. A la première Restauration, il se prononça avec chaleur pour la cause royale, obtint la place d'inspecteur général des éludes, mais se fît destituer pendant les Cent-Jours. Il fut nommé, après le retour du roi, secrétaire général des postes. Il s'était fait, dès 1798, une réputation au théâtre par des comédies, dont quelques-unes avaient eu du succès, entre autres l'Avocat (1806) et la Revanche (1809). Il fut reçu à l'Académie française en 1817.

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