‹ Journal d'un poèteChapitre 111 sur 160 · LAME ET LE CORPS · texte numérisé non relu

LAME ET LE CORPS

L'àme de Stello se sépara de son corps un jour, et, se plaçant debout, en face de lui, toute blanche et toute grave, elle lui parla ainsi sévèrement :

« C'est vous qui m'avez compromise. C'est vous qui m'avez forcée d'être faible quand j'étais si forte, et de parler de choses indignes de moi, pour répondre à cet air amoureux que vous avez, et ne pas démentir l'ardeur de vos yeux et les caresses de votre sourire.

« Quittez cette femme et me laissez penser. »

Discours sur cette femme, etc., etc.

Lorsque vint le jour, le corps se leva avec elle pour partir et lui dit : « Allons-nous? » Et ils allèrent rejoindre la belle maîtresse.

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