‹ Journal d'un poèteChapitre 63 sur 160 · LA MEDÉE DE CORNEILLE · texte numérisé non relu

LA MEDÉE DE CORNEILLE

Le public français a fait jusqu'ici des prodiges de respect. Ecouter la tragédie classique avec ses froides abstractions, telle qu'elle lui a été servie jusqu'ici, se résigner à entendre des vers dont le second est toujours faux à cause de la cheville, ce qui force l'esprit à en retrancher dix sur vingt, c'est prodigieux. Il n'est pas surprenant qu'il se lasse.

La tragédie française a été presque toujours une suite de discours sur une situation donnée.

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