LA MEDÉE DE CORNEILLE
Le public français a fait jusqu'ici des prodiges de respect. Ecouter la tragédie classique avec ses froides abstractions, telle qu'elle lui a été servie jusqu'ici, se résigner à entendre des vers dont le second est toujours faux à cause de la cheville, ce qui force l'esprit à en retrancher dix sur vingt, c'est prodigieux. Il n'est pas surprenant qu'il se lasse.
La tragédie française a été presque toujours une suite de discours sur une situation donnée.