ROMULUS
Jeune homme, marche dans la vie comme le beau Romulus de David.
Ses reins sont renversés, sa main tient un dard levé sur son ennemi, son pied jeté en avant attend à peine Tautre, qui déjà est parti pour le remplacer. Son beau profil se dessine hardiment en brui\ sur l'azur du dei. Son front est droit, son œil regarde en face, ses lèvres forment une sorte de moue farouche comme celle que devait avoir le nourrisson de la Louve.
solitaire ; on touche ses rêves de marbre qui palpitent dans leur existence inaccomplie; quelques-uns eussent été dieux si le noble artiste n'avait disparu. C'est un charme qu'on ne goûte pas sans un serrement de cœur. Et la tristesse s'accroît du caractère même de ces poèmes rêvés. Ils reflètent bien, dans une unité de ton harmonieuse, l'âme élevée et tendre, mais mélancolique et même sombre du poète des Destinées. (L. R.)
jeunesse ! entre ainsi dans la vie, légèrement et gaiemont.