VIII A VANT-PROPOS
jours été curieux des choses de la Lorraine, eut entendu parler de ce journal et se le fût procuré. Mais on sait par le cardinal lui-même que c'est sa sœur, prieure de Saint-Nicolas-du-Port, qui le lui donna K
Voici comment le manuscrit put se trouver en la possession de Mlle Mathieu : En 1806, après le rétablissement du -culte, plusieurs religieuses Bénédictines du Saint-Sacrement de la maison de Toul, dispersées à la Révolution, auxquelles s'adjoignirent quelques-unes de leurs sœurs des maisons de Nancy et de Ramberviilers, se groupèrent autour de leur ancienne sous-prieure, la mère Aimée de Vassimont. Leur cloître ayant été affecté à un service public, elles louèrent un petit immeuble à Toul, et y vécurent ensemble jusqu'en 1812, époque à laquelle, aidées par un don généreux du chanoine Bernardin Pallas', elles achetèrent le monastère de Notre-Dame- du- Port, près Nancy, et s'y établirent ^ Or, pendant cette période (1806-1812), l'abbé Alaidon, rentré à Toul en 1802, fut en rapports très fréquents
1. Leltre inédite de S. E. le cardinal .Mathieu à M. l'abbé E. Manpenot.