‹ Journal d'un voyage à Temboctou et à Jenné, dans l'Afrique Centrale, précédé d'observations faites chez les Maures Braknas, les Nalous et d'autres peuples; pendant les années 1824, 1825, 1826, 1827, 1828: (volume 3)Chapitre 31 sur 51 · OBSERVATIONS SUR LE MANDINGUE ET LE KISSOUR · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS SUR LE MANDINGUE ET LE KISSOUR

• \^ 1/ 1° Note sur le mandingue.

Il paraît que la syllabe fé est le signe de la préposition sur, dans ou avec, et que cette préposition se met à la suite du substantif; exemples : tafé, sur le feu ; nefé, avec moi ; sofé, dans le village; silafé, en route , etc.

La négation s'exprime par até ou té. Cependant on remarque plusieurs mots qui emportent Tidée de négation , et qui sont précédés seulement de a ou am.

La syllabe ka paraît employée pour exprimer être, soit au positif, soit avec interrogation.

Le mot vouloir ou volonté n'est pas dans le vocabulaire; mais les phrases présentent un exemple de l'emploi du mot ahegue avec ce sens. Au reste , le vocabulaire de Temboctou donne aussi ahegue pour je veux.

Le relatif (/ui, quel, quoi, n'est pas indiqué non plus dans le vocabulaire ni dans les phrases; mais le mot comment, dans cette phrase , Comment nommez-vous cela ? correspond à (juel. En effet , tiéz tohho di se traduit littéralement par, fjuel nom cela ? autrement , cjuel est le nom de cela ? tiéz est donc équivalent de quel.

J'ai ajouté le mot nom , qui n'était pas dans le vocabulaire , d'après les trois phrases tiéz tokhodi, aman tokholo , atokJio . . ,

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