CONSULAT GÉNÉRAL DE FRANCE A*U MAROC
A M. Caillié, à Arbate.
Tanger, le 28 Août 1828.
Monsieur,
J'ai rhonneur d'être membre de la Société de géographie ; vous devez penser quel plaisir j'ai dû ressentir à la lecture de la lettre que vous m'avez adressée , le 2 1 de ce mois , par le canal de M. l'agent de France à Rabat , et combien a dû m' être sensible l'arrivée en bon sauvement d'un voyageur tel que vous , Monsieur , qui aurie? résolu le grand problème de la possibilité d'un voyage à travers l'Afrique. Je me plais à croire que vous avez visité les villes que vous m'indiquez dans votre intéressante lettre, et sur -tout la ville de Temboctou, qui , depuis deux ou trois générations , est l'écueil oû tant de voyageurs intrépides ont perdu la vie ; mais les informations que vous me donnez sont insuffisantes pour que je puisse y ajoute!" foi : vous savez combien d'imposteurs peuvent nous tromper. Veuillez m'en donner, s'il vous plait, de plus amples et de plus précises , afin que je puisse m'en prévaloir auprès de notre gouvernement, protecteur des grandes entreprises, et de la Société de géographie , à la gratitude et à l'admiration de laquelle vous auriez acquis des titres irrécusables.