‹ Journal d'un voyage au LevantChapitre 155 sur 199 · PTOLÉMAÏS · texte numérisé non relu

PTOLÉMAÏS

Lundi, 8 mai 1848, Has et Nakhora. — Le cheval volé est retrouvé. Après sa visite au gouverneur, Antonio s’était rendu chez un ex-brigand célèbre qui tient un café à Nazareth.

— Si tu me fais retrouver le cheval, il y a cent piastres pour toi !

Là-dessus on part. Abdallah, le noir en étui rouge de Bétùni, reste à Nazareth; il va voir à son tour le brigand, il s’assied, fume le narguileh et attend. Un homme entre.

— Suis cet homme, dit l’ex-brigand, lui seul est capable de te faire découvrir ton cheval.

Le nègre et l’Arabe partent; ils parcourent les montagnes de Galilée, ils fouillent les cavernes : pas de cheval. Enfin, ils montent au Thabor; ici, dans ce recoin, l’herbe est foulée: un 'trou, une grotte, et le cheval qui mange tranquillement une botte de foin vert.

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