AUTRE LETTRK DU MÊME, LE 10 JUIN
Monseigneur,
Ayant appris par une lettre de Monseigneur Poynter à M. Gradwell, que vous vous trouvez à Londres, je crois. Monseigneur, ne devoir tarder davantage ma réponse à votre lettre du 17 avril, que j'ai retardée, ne vous sachant pas encore à Londres.
Je commencerai par répondre à l'article qui regarde vos lettres que vous supposez avoir été transmises à Rome à mon adresse depuis votre départ. Je puis vous assurer que jusqu'à présent je n'en ai reçu aucune, et que si j'en recevrai, je m'empresserai de vous les transmettre à Londres, recommandées à M*' Poynter, ainsi que vous le désirez.
Pour ce qui regarde la lettre d'introduction pour S. M. Britannique, que vous voudriez lui présenter de la part du Souverain Pontife, dans sa qualité de Roi, et non pas dans celle de Prince Régent, comme Sa Sainteté l'écrivit lors de votre départ de Rome, je crois qu'il ne faut faire aucun changement à la lettre
que vous avez avec vous. La lettre que vous devez présenter à Sa Majesté de la part du Saint-Père, ne peut être que celle que Sa Sainteté Elle-même consigna entre vos mains. Or, à cette époque, Sa Sainteté ne pouvait pas titrer le Roi actuel que du titre de Prince Régent, le Roi son père étant alors vivant.
Je me suis fait un devoir de présenter votre respect à Sa Sainteté, qui m'a chargé de vous témoigner toute sa bienveillance.
Je vous prie, Monseigneur, de présenter mes compliments à M. Poynter. Je vous renouvelle ici l'offre de mes services, si je pouvais vous être utile en quelque chose, ainsi que Tassurance de l'estime distinguée avec laquelle je suis.
Monseigneur,
Votre bien dévoué et obéissant serviteur,
H., Gard. Consalvi.
To the Révérend Doctor J. 0. Plessis, London.
De son côté, le cardinal Litta écrivait à M^' Plessis la lettre suivante :
Monseigneur,
Ne sachant pas si j'aurai le bonheur de vous retrouver dans les derniers moments de votre départ, je m'empresse de vous envoyer ces lettres dont l'une pour mon frère qui a déjà l'honneur de vous être connu, et l'autre pour procurer à une d mes sœurs l'honneur de votre connaissance.
En vous souhaitant un bon voyage et un heureux succès à vos saintes intentions, je vous prie. Monseigneur, de vous souvenir de moi dans vos ferventes prières pour notre sainte Eglise et pour les prélats de Rome. Je saisirai toujours avec grand plaisir toutes les occasions où vous jugerez utile de m'employer pour
au nûiiîstre avec la copie, et non pas au Prince directement. Voua trouverez ci-inclus le Bref d'Assistant au trône pontifical.
J'y joins encore une lettre d'amitié pour Monseigneur Poynter que j'embrasse de tout mon cœur.
J'avais espéré que vous ne partiriez réellement que vendredi, et je m'étais proposé d'aller chez vous jeudi, pour vous revoir et vous souhaiter le bon voyage. M'étant impossible de sortir aujourd'hui jour de Poste, recevez ici l'assurance des sentiments que vous connaisez à votre égard, ainsi que l'oflFre de mes services. En regrettant de ne pouvoir les répéter de vive voix, je me répète alors par écrit, avec une considération distinguée et un véritable attachement,
Votre dévoué et obéissant serviteur,
H , Card. Consalvi.