EN == EE
APPLIED IMAGE Ine
1653 Eost Main Street
Rochester, New York 14609 USA (716) 482 - 0300 - Phone
(716) 288 - 5989 - Fox
tions sur plusieurs points de discipline et de morale et des demandes de facultés et d’indulgences, dont il avait besoin, tant pour lui que pour ses suffragants. Enfin il renouvela la demande qu'il avait déjà faite depuis plusieurs années, que l’Ile d’Anticosti et la portion de la Côte du Labrador, qui est au nord de la Rivière Saint-Jean fussent mises À la charge du vicaire apostolique de Terrenenve, attendu qu’elles étaient réunies au gouvernement temporel de Terreneuve depuis 1809, par un acte du Parlement Britannique. Ce n’était pas sans répugnance qu’il éloignait ainsi de lui et faisait passer sous une autre juridiction, le pays des Esquimaux, à la conversion desquels il eut beaucoup mieux aimé travailler. Mais tous ses désirs pour cette œuvre importante étant devenus inutiles, par l'impossibilité de procurer des missionnaires À ce pauvre penple, il crut qu'il valait autant en abandonner le soin à un autre évêque, que de former pour leur salut, des vœux qui ne se réaliseraient peut-être jamais.
18.— Le jour de la dédicace de la basilique des Saints Apôtres, il y avait grand office À St-Pierre. L'évêque de Québec voulut s’y rendre, mais n'arriva que vers la fin de la messe so'ennelle chantée dans la chapelle du chapitre par le cardinal Matthei, doyen du Sacré Collège et archiprêtre de cette basilique. A l'issue de la granu’messe se fit, du haut du balcon d’un des quatre piliers qui soutiennent le dôme, une exbition du chef de S. André, apôtre, de le Véronique ou image de la sainte face de Notre-Seigneur, et du fer de la lance qui perça son sacré côté. Tous les spectateurs étaient À genoux, mais incapables de discerner les objets à cette distance, d'autant plus qu’ils n'étaient visibles qu’à travers des ostensoirs vitrés. Il en résulta À l’évêque de Québec le désir de les aller voir de près. Il fal'ait la permission du Pape, qui la lui refusa d’abord, l’accorda ensuite, mais trop tard pour qu’il en pût profiter.
20.—I1 s’est introduit à Rome une louable et sainte pratique, qui a graduellement fait disparaître la plupart des stations qui se faisaient dans les diférentes églises de la ville, et dont on trouve encore l’indication dans le missel romain : c’est d’avoir l'expo-
sition du Saint-Sacrement pendant 40 heures tout le long de l’année, La plupart des églises ont À leur tour cette dévotion, que la nuit n’interrompt pas. Des sociétés pieuses, dans lesquelles se trouvent des hommes d’une qualité distinguée, se dévouent À aller, la nuit, À tour de rôle, adorer le Saïint-Sacrement dans l’église où il est exposé, Un nombre de meudiants, munis de la permission du Cardinal Vicaire, suivent les 40 heures tout le long de l’année, et, placés au dehors de l’église où elles sont, tendent la main aux adorateurs qui entrent et sortent, et font pour l’ordinaire de très bonnes journées,
28.—C'est an Vatican que Îles 40 heures s'ouvrent le premier dimanche de l'Avent, Ce jour-là, les cardinaux se rendent à la chapelle Sixtine et y assistent à la grand’messe célébrée par l’un des archevêques assistants au trône pontifical, Le Souverain Pontife y vient aussi : c’est lui qui, à l’issue de la messe, porte le Saint- Sacrement À la chapelle Pauline. Deux jours après, c’est-à-dire le premier mardi de l'Avent, les 40 heures commencent À St- Pierre ; le premier jeudi, à St-Jean de Latran, etc. On évite soi- &neusement de dire la messe à l’autel où le Saint-Sacrement est exposé. Les 40 heures finissent, comme elles ont commencé, par une pete procession du Saint-Sacrement, Dans ces sortes de Processions, l’on porte des encensoirs famants, mais sans encenser dans le chemin.
2 décembre. — Assez souvent ces sortes de processions sont en partie composées de membres d'une confrérie du Saint-Sacrement, formée de gens de toutes professions. Ces contréries (et l’on en doit dire autant de celles de la Se Vierge) ne tiennent 'eurs assemblées et n’assistent en Corps à une cérémonie publique, que sous leur costume, qui consiste en une espèce d’aube de toile blanche, une ceinture qu’ils portent sous les aisselles, comme un cordon d’aube, et dont les extrémités pendent du côté gauche, Toutes les fois qu’il vont en procession, ils ont le visage couvert d’un masque de toile qui a des trous vis-à-vis les yeux et la bouche, Ce masque s’ôte dès qu'ils entrent dans une église, et, comme il est attaché par derrière au collet du sac où de l'aube dont its sont
revètus, il reste pendu dans leur dos jusqu’à ce qu’ils sortent de nouveau pour quelque autre procession. Il y a des confréries de pénitents revêtus et masqués de même, excepté que leurs aubes ou sacs sont de toile brune, Enfin il y a des confrères des morts, revêtus de toile noire. C’est quelque chose d’effrayant que de les rencontrer le soir, accompagnant un convoi, à la lueur des flambeaux.
4.—Tous les vendredis et les dimanches après-midi, on voit sortir d’une petite église du Forum une procession de pénitents revêtus de leurs sacs de toile brune et couverts de leurs masques. L'un d’eux porte une croix, les autres suivent deux à deux, récitant à haute voix le chapelet de la S° Vierge. Après eux vient, dans le même ordre, une troupe de filles pieuses, également précédées de la croix portée par l’une d’entre elles. Ils se rendent, en cet ordre, au Colisée, où ils déposent, en arrivant, leurs croix processionnelles, puis s'avancent, ainsi que le reste du peuple, vers une chaire pratiquée dans un des côtés de l’arène, où un père Récollet débite un sermon adapté à la cérémonie qui doit suivre. Le sermon fini, les deux bandes font le tour de l’arène, se mettant à genoux à chacune des 14 stations entre lesquelles elle est partagée, et récitant à haute voix une prière, après quoi les deux bandes r-prennent chacune leur croix processionnelle et s’en retournent dans le même ordre où elles sont venues. Cette cérémonie est très édifiante. Beaucoup de personnes aiment à y assister, et il n’est pas rare d’y voir figurer des cardinaux.
7.—Des écrivains mal intentionnés, les uns protestants, les autres méchants catholiques, se sont beaucoup récriés sur le luxe des cardinaux, les donnant pour des hommes tout occupés de vanité et menant une vie oïisive et délicieuse. Rien de plus calomnieux que ces imputations. Les cardinaux sont généralement des personnages qui ne sont conduits À cette dignité que par leur piété, leur savoir, et les services qu’ils ont rendus à l'Eglise dans des situations moins importantes. Parvenus à la pourpre, ils mènent une vie fort retirée, mangent rarement au dehors, et donnent encor: plus rarement À manger chez eux.
S'ils habitent des palais, s’ils ont des domestiques et des équipages, ils ne font en cela que ce que font les ambassadeurs étrangers, les princes et les nobles de l'Etat pontifical, qui tous leur sont inférieurs en dignité. Car chacun des cardinaux pouvant Parvenir au Souverain Pontificat, ils sont réellement à la cour de Rome ce que sont les princes du sang dans les autres cours. D’après cette observation, on n’a pas droit de trouver mauvais qu’ils gardent un certain décorum ; On a plutôt à s’édifier de leur modestie et de l'emploi que font de leurs revenus ceux d’entre eux qui sont riches par eux-mêmes. Les autres, réduits au traitement que icur fait le Pape, qui est de 5000 scudis par an, n’ont pas grand moyen de faire figure, quand même on leur en supposerait l’inclination. Mais ils sout plus remarquables par leurs aumôues, par leur régularité et leur piété, que par ce prétendu luxe qui ne leur est attribué que par la malveillance de ceux qui veulent qu’il n’y ait rien que de mauvais dans la cour de Rome, et par l'ignorance d’autres qui, ne l’ayant pas vue par eux-mêmes, sont les dupes de ces calomnies.
8.—Les cardinaux sont tous à la libre nomination du Pape, On conjecture néanmoins, avec assez de justesse, quelles personne: seront promues au cardinalat, parce qu’il est d’usage que certains emplois y conduisent, Telles sont les nonciatures d'Autriche, de Portugal, de France ct d’Espagne. Les secrétaires des congrégations, les auditeurs de la Rote, le Gouverneur de Rome, le Majordome du Pape, son Maître dr Chambre ne sortent de leurs diffé. rentes fonctions que par la r ou par la pourpre.
- Toi qu ot