PRÉPARATIFS 0B DÉPART
peine. Cependant , les chantéups et chaiiteuses^ danseurs et musiciens , coutinuèreilt learrbrnyant concert , jnsqu!à ce que , lîtô . de les regarrder et de les écouter, et la huit arrivant ^^ nous les priâmes de se retirer, au grand regret du gai et frivole vieillard.
Nous avons l'intention de pwtir demainyquoique les anciens de la ville nous aient remontré qu'il serait fort dangereux pour nous d'aller seuls, prodiguant foéce paroles et conseils pour nous décider à y renoncer. Il ont promis , si nous voulions attendre èneore trois jours.^ de nous donner pour escorte un convoi de canots marchanda» qui, à cette époque, doivent quitter Egga pour se rendre k un marché célèbre , nommé uBoa^i^a.
Mais les attentions de notre vénérsable patroii commencent à se relâcher: il est trop absojribé par ses. goûts et ses occupations favorites > pour songer beaucoup ii nous et à nos besoins^ sur t^i# depuis qu'il a reçu son présent. Dencttre^jàpté)) nous trouvons diffîâlè.de conserver un cpr.MtèfîÇ égal et' doux., et une grande vivacitjé- d'osprit , ayatÉt fort peu àmangers et quèl^u^oisirieii du tout. Nous sommes, donc résolus ai nous eçt^ baiiiquer demain. ai tous risquies , san& ^v^oii: de ^uidè pour nous aocompa^w. No^s^ ai^Qb^ foi en nous-mémêsM^ et d'aiileurft i>' l9$.>^pia^r
RBNSEIGNEMENS ALARMAlfS. 4?
gnes ées naturols ne sont presque toujours que des taupinières* *
La chef a sollicité de nous un charme pour empêcher les Fellans de jamais envahir de nouveau son territoire. L'allégeance du vieillard envers le roi du NyjSe nous paraît être purement nominale. Quand nous avons envoyé prévenir le chef de notre intention départir demain matin ^ il nous a fait supplier de restera Eggâ quelques jours de plus , les bords de la rivière étant habités , à ce qu'il déclarait , par dès peuples qui ne valaient guère mieux que des sauvages, et pillaient tous ceux qui les approchaient. Il nous assura que ces peuplades n'étaient gouvernées par aucun roi, n'obéissaient à aucune loi , et que chaque ville était en guerre avec la ville' voisine. Je lui demandai s'il voudrait envoyer un messager avec nous , mais il refusa . , disant que le pouvoir des Fellans , et le sien propre, ne s'étendait pas plus loin sur la rivière ; qm'Egga était la dernière ville du Nyjffé, et qu'aucun de ses sujets ne trafiquaient au-delà. « S'il en est ainsi , » lui dis-je , a il n'y auraipas plus de danger pour nous à partir dejoiain que tout autre jour ,» et après odtte conclusion.^ je le quittait )
J'allai de suite donnera nos gens l'ordre èe
43 RBKSBIGNEMBlfS ALAHMAM.
tge p^é{^arer au. d^iart , qusnd ^ à mon ^nd élonnement , tous , à rexceptiôn de Paskoe et iihi molàtré, refusèrent d?obeir. JcodécôAyris alt»*s ^que les liabitans de la ville leur aVaie^t £ut dés'contes sar les dapigers de larivière, leur prédisant Qu'ils .seraient ÎQfaiUihLenieht égor- -gés , o^tt pris et vendus comuid escla^esl Tout ce que je piis leur dire, ne les ébraiUa jlEiécti^ pas. ;|re leur parlai une demi^lieure, leur jreprochant Jeurlichetë, ét;a)outaat quela vie.de moja frère -etif mienae v^laî^t bien les leurs. Enfin ^ en- -nuyés d'eux , et dii peu â'itn^ê$sio^ que je fïii- ^is:tar leur espi^ib y je leur dis de ' s^tn, aller de 'devalit inèi \ et jjue nou&uoujs passerions d'eiox* Mais U9 doninieiicèrent : alors à ; me d^xiander £eut*s garges ^ on Jûn > Hrre ( n^esk) ainsi- >qu?ils ^MmJnientu,n^&onkMi lûllet à ordrei)v pMtr les toQclier au Cap Coast i, oàils eompiaipent retourner par' la route que lious avions >suiivie. Je/re- ;fiisaî obstinémèiït ) juraiM:qde^ S'ils jugeaient à ^propoi; dejious laissfei* ici , ils nie ineoevraidpt pas un Uardi^'et.qifils ne seraient ;pajés qu'ap- '^ajatqu'ils descendraient la rivière javec iidus* Df s'indignèrcbt .£s>rt de cette condition ^ . et allèrent touver le cbefpour lui espqser l!affîiire, et l'engager à nous retenir. Cependant)^ le vpeux l>onlidmme ne voulut pas les eiitendre, et les
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envoya promener; de sorte qu'il y a chance quHs préféreront Tenir ayec nous, platot que de perdre leurs, gagés.
Nous iïotts sommes décides^, moii firêre et moi, à satisfaire aujourd'kui la cûriosîté du. peuple ^ et dans ce but nous noi» somHves/ipttimâlé^ deux faeijiFies kors' de notre huiW» Les naturels onCëté r^is decette dondescéndahce , et lë:plus grWâd ordi^ a régné <, gnace à deux Tieux Mal-^ lamÈ^ chargés dé faire éloigner ceux qui nvtts avaient vus^ à tnesni^e qu-il en arrivait! d^autres^ Le vieux chef av^it le plus grand désir que tousi ses9ufjeté>pussent^îouirdi:^sp^etat;le^ etlapérémo» nié s'^st passée avec beaucoup 4è décorum.^ Mbui lui avions donné à notre arriva une paire âe brace^e^^ d?argent stir lesquels étaient gravëesles armés du roi d^Angieterre. Il les^port»iit ^u^ johrd^huj aVec une, évidente satîsfsK^tioÀ. G^étsii}t> un aus^i grand objet de curiosité pour lepèiâ|^€r que pour le chef ^and il les avait Vtts d^abord>^ et des centaines de gens se pressaient ' pour les regarder à ses poignets , fiers et joyeux de voir leur chef si brillant ; ils vinrent même nous remercier de notre attention pour le vieillard. ' Lés habitans d'Egga sont fort proprement vêtus ; une moitié de la population est mahométane, l'autre moitié professe le paganisme origi-
5o COMMERCE.
naire. La ville a environ quatre milles de long sur deux de large. Le marais qui l'entoure est ; peuplé de crocodiles. Les rues sont fort étroites, et, comme la plupart de celles des villes où se tiennent de grands marchés , excessivement sales. Us bâtissent leurs maisons tout près les unes des autres afin que les Fellans ne puissent pénétrer ^ Êicilement dans le centre^ et courir partout à cheval massacrant les naturels. On dit que depuis long-temps ceux-ci s'attendent à une atta^ que. Le di^ap portugais , de qualité très-inférieure , que nous avons remarqué ici , à notre arrivée , y est apporté par la rivière , d'un endroit appelé CuUunicurrafi : c'est un marché célèbre pour les toiles du NyfFé , le tronà , les esclaves , les couteaux indigènes , brides , éperons , omemens de cuivre , cuir teint , et autres wticles! Les grands canots qui sont ici dans la crique ou port d'Ëgga apportent toutes ces marchandises du marché de Rabba.