XIV NOTICE BIOGRAPHIQUE
à exécution, le Chancelier ordonna à Fauquembergue de libeller une lettre qu’il dut signer à fin civile seulement, comme il l'avait déjà fait, le 18 novembre 1418, pour des lettres ordonnant de remplacer les officiers incapables du Châtelet.
Le lundi 4 avril 1421, lors de la venue de Pierre Cauchon, évêque de Beauvais, au Parlement, pour annoncer la collation d’un canonicat au conseiller Hue de Dicy, recommandé par la Cour, le greffier Fauquembergue crut devoir témoigner des intentions personnelles de ce prélat, qui avait, proprio motu, « ainsi comme je le sçay certainement », dit Fauquembergue, offert ce même canonicat à un autre conseiller, Guillaume Cotin, lequel l’avait refusé par amitié pour Hue de Dicy, d’une part, et pour ne pas contrecarrer le Parlement, d'autre part.
Après le décès de Charles VI, les officiers de son hôtel furent mandés, le 8 janvier 1423, au Parlement, toutes Chambres réunies, et y subirent un interrogatoire; leurs dépositions furent recueillies par Fauquembergue.
Le 31 mars 1425, Clément de Fauquembergue se trouve cité parmi les exécuteurs testamentaires de l’un de ses amis, Dreux Doyen, régent de la Faculté de médecine, et déclara décliner ce mandat, n’entendant s'occuper de cette exécution qu'à titre d'ami du défunt.
Il est assez rare que dans ses extraits Fauquembergue traite de faits personnels; le cas se produisit néanmoins le 6 mai 1425. Encore ne se met-il en cause que pour défendre les privilèges menacés du greffier de la Cour, protonotaire du Roi : voici dans quelles circonstances. Le dimanche 6 maï 1425, eut lieu aux Célestins l’assemblée habituelle du collège des notaires du Roi, assemblée qui, après la célébration d’une messe, se termina par un diner auquel prirent part nombre