LVIII NOTICE BIOGRAPHIQUE
Saquespée, à sortir de cette maison; le 15 février, l’abbé de Saint-Riquier demanda et obtint du chapitre la permission d'y rester jusqu'à Pâques.
Au mois de mars de cette même année, les registres capitulaires signalent l'intervention de Fauquembergue dans une affaire criminelle d’une certaine importance, attendu qu'elle donna lieu à un conflit entre la justice séculière et la justice ecclésiastique, c’est-à-dire entre le Parlement et le chapitre de Notre-Dame. L'un des chanoines de Notre-Dame, Pierre Mauger, maïtre ès arts et licencié en décret, personnage considérable, puisqu'il fut sept fois procureur de la nation de France et deux fois recteur de l'Université, fut incarcéré en la Conciergerie du Palais avec Thomas Hoppinel, vicaire de Saint-Agnan. Le chapitre de Notre-Dame revendiqua le droit de juger ses dignitaires mis en cause et demanda qu'ils lui fussent rendus pour instruire leur procès; par arrêt du 27 mars 14372, le Parlement, d'accord avec l’évêque de Paris, fit droit à cette requête, mais comme Pierre Mauger était chargé de cas privilégiés dont la connaissance appartenait à un juge séculier, il interdit au chapitre de le juger, tant que la Cour n'aurait pas statué. Le jour même où fut rendu l'arrêt du Parlement, le chapitre désigna en qualité de commissaires chargés d’instruire le procès trois de ses membres, le doyen Jean Tudert, qui était maitre des Requêtes de l'Hôtel, et deux parlementaires, Clément de Fauquembergue et Hue de Dicy, qui devaient être assistés de deux conseillers du Parlement, Aymeri Marchant et Jacques de Meaux. Le 24 avril,
1. Registres capitulaires de Notre-Dame, Arch. nat., LL 114, fol. 277.