NOTICE BIOGRAPHIQUE. LXIII
du chanoine Pierre Cardonnel, publié par M. Douet d'Arcq!, un croissant, du centre duquel sort une croix grecque sur un pied.
Si l’on compare l'inventaire de Fauquembergue à celui de son prédécesseur, l’on éprouvera une véritable déception. Autant les objets trouvés chez Nicolas de Baye dénotent une large aisance, autant ceux que l’on remarque dans le logis de Clément de Fauquembergue annoncent un intérieur moins que luxueux. Le mobilier décrit est des plus modestes, assurément peu en rapport avec la situation de fortune que l’on serait en droit de supposer chez un personnage pourvu d'aussi nombreux et aussi importants bénéfices. Parmi les meubles qui garnissaient la maison canoniale de Clément de Fauquembergue, que trouve-t-on? Rien qui puisse retenir l'attention; des tables de chêne, de noyer, de bort (sapin), des bancs ou formes plus ou moins ouvragés; l’un de ces bancs, évalué 40 sols, avait comme décoration sur les piliers les quatre évangélistes, d’autres étaient ornés de lions et de chiens. On rencontre encore des chaises, des fauteuils recouverts de cuir, des coffres de toute espèce, des couchettes, des dressoirs ou buffets, le tout d’assez mince valeur. C'est en vain qu'on y chercherait des tapisseries de haute lice d’un prix assez élevé, comme celles qui formaient la décoration de la chambre d’apparat de Nicolas de Baye; elles sont remplacées par des tentures de toile peinte, à sujets variés, tels que les Trois rois de Cologne, la Roue de fortune, l'Histoire du mauvais riche, qui ne valaient que quelques sols. Le chanoine Fauquembergue était abondamment pourvu de linge et possédait une certaine quantité de nappes et de pesnes (serviettes) de lin ou de chanvre, à l'ouvrage de Reims, de Paris et de Damas. Sa garde-robe
4. Mémoires de la Société de l'Histoire de Paris, t. VII, p. 37.