DE GAHRIKI. LK MARI-ORAT. I .'H
sont julvocals n'ont voulu s'obliger à leurs statuts, s'estant assemblés à ce sujet le 17" dit mois et an, ce qu'ils ont fait enteiulre ;iuxd. advocats, par bYanrois Oriot et Gallet, de lad. chambre, commis de leur part aux protestations de demeurer tousjours au corps des advocats. Mousin , Lescamousier, G. Marlorat, Camus, F. Oriot, Beaudoux, Charles de Léglise, Gallet et Moteur, en oni esté advertis ; le s"" Coliquet le jeusne, qui est advocat, estoit à Paris l'an 1623; les procureurs n'ont suivy les advocats allant à l'église de Saint-Pierre, la veille aux vespres et le jour de la Saint- Yve , à la messe et aux vespres, comme ils avoient fait l'an précédent, ny les lieutenans des bailliages et prévostés. François est le président des advocats.
Paris; Bar. — Ce mercredy, 7 juin 1623, a esté leu un arrest de la grande chambre de Paris, rendu entre M. de Guyse, les officiers de Monstier sur Saulx d'une part, deffen-
deurs, le procureur général du Roy, et M Petiot, sergent
royal de Joinville, demandeurs d'autre, auquel arrest sont les plaidoiers des advocats dud. s"^ duc de Guyse, et de celuy dud. Petiot, et de Servin pour le procureur général du roy. Led. Servin , alléguant que le concordat fait entre le roy Charles et le duc de Bar, portant que les committimus oit n'auront lieu aud. bailliage de Bar, estoit sinon en cas de droit, ce que le concordat ne dit pas, la question du procès estoit que le s"* de Brichanteau, prétendu abbé d'Écuré, aiant ses causes commises aux requestes, obtint committimus pour appeler l'admodiateur des bois de lad. abbaye. Led. admodiateur estant poursuivy en la grurie dud. Monstier sur Saulx; led. Petiot, sergent royal, en vertu des lettres de committimus, envoyé lad. cause aux requestes du Palais; mais les officiers dud. Monstier sur Saulx aians recognu une fausseté aud. committimus, y aiant escrit (abbé de Brichanteau), l'on avoit adjousté en marge d'autre lettre et ancre (et d'Écuré), ce qu'estant recognu, l'on areste le sergent, et fait on grande poursuite contre luy, depuis aux requestes, en fin, par arrest de la grand chambre, du 10 may 1623. L'arrest fait de la personne dud. Petiot est déclaré tortionnaire, ordonne qu'il sera raie et biffé des registres dud.
Monstier sur Saulx , et condamne les officiers dud. lieu aux intéresls dud. Petiot, liquidés à trente livres, et aux despens, et deffences à eux de plus empescher l'exécution des committimus. L'on dit que led. Servin se monstra si fort passionné en ceste cause , qu'aiant allégué que led. s'' duc de Guyse luimesme avoit fait mettre en exécution, dedans led. bailliage, autres lettres de committimus, et l'advocat dud. s"" Duc, aiant voulu le desnier, fut contrain de se taire, rebuté par led. Servin, mauvais lorrain. L'on a esté d'advis de s'opposer à l'exécution dud. arrest, attendant que l'on obtne lettres d'évocation au conseil d'Estat du Roy avec deffense de mettre led. arrest en exécution. — Bournon , P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Coliquet, Didelot, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Daudenet, Gallet, F. Coliquet eiMoleur, présens.
Led. arrest est révoqué par arrest du conseil d'Estat du Roy du 9 septembre 1623, que j'ay copié en mon registre des traités du Roy de France (f° 21 v°, 22 a).
Clermont. — Plus a esté pris le serment de Testât de
greffier au bailliage et prévosté de Clermont , vacquant par la
démission de son père, à charge que sond. père en jouira
sa vie durant ou jusqu'à déport. Led. fils estoit bien jeusne , néantmoins a esté receu et le serment pris par led. Bournon, les susnommés présens.
Madame la duchesse de Bar. — Francs vins. — Le mercredy, 19 juillet 1623, a esté entérinée la patente de S. A., octroiée à Madame la duchesse de Lorraine , Margueritte de Gonzague. Sad. A. lui accorde les frans vins, tant des gruries que du domaine du duché de Bar, sa vie durant. Lesd. lettres dattées du présent mois, signé Pariset. Lesd. frans vins avoient esté sur le point d'estre accordés à MM. des comptes pour augmentation de nos gaiges, en fînanceant à S. A. 5000 fr., mais nostre dessein a esté rompu. L'on a résould de présenter requeste à S. A. pour augmenter nosd. gaiges et les mettre à quattres cens frans au Ueu qu'ils ne sont que 260 fr. — J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Les-
DE GAMKIEI, LK MARI.OKAT. l 'M)
camousier, Ci. Miirlonit, IMi. do Léi^lise, Lo^rand , (^(jlicjuoL, Camus, OrioL, iMaiictM'vt'l , (î. Maill»»!. , TialItiL ni V. ('.orujucL, préseiis.
Le vendrtidy, 28 juillet 1()*23, a esté ciil/'riiK'! le décrcit de S. A. adressant à Alexandre Maillet, receveur gt^néral de Barrois, en faveur de Bernard Bournon, conseiller et auditeur en lad. chambre. S. A. luy donne deux mille frans sur lad. recepte à payer à quatre années prochaines. — J. Maillet, président; Mousin , Lescamousier, G. Marlorat, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet et Moleur, présens.
Noblesse. — Ce 25 aoust 1623, ont esté entérinées les lettres de noblesse octroiées par S. A. à Antoine du Bois, lieutenant général au bailliage du Bassigny, dattées du lO*" septembre 1623. Signé, pour secrétaire, Voillot. Autres lettres de jussion dud. jour mois et an , portant finance de 200 frans. Les armes sont en champ d'az2ir, un chesne d'or, et armet mort sur le heaume d'argent, un lion d'or issant dud. armet mort tenant un escusson d'azur chargé de cinq billettes d'or (n. 27). — J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, Mousin, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Camus, G. Maillet, Gallet et F. Coliquet, présents.
Sergent des finances. — Ce 4^ octobre 1623, ont esté entérinées les lettres de sergent des finances octroiées à Jacques [Prindguin] du Pont à Mousson, vacquant par la sentence de mort rendu
contre dernier possesseur dud. estât, demeurant aud. Pont.
Le serment pris par J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, présens.
Noblesse : Lenoncourt. — Ceux de la maison de Lenoncourt s'appelloient anciennement en leur surnom de Nancy, qui portoient pour armes une croix de gueule dentelée en champ d'argent, et possédoient, comme font encore les descendants d'icelle, le chasteau et seigneurie de Lenoncourt, et ceux de la maison de Lenoncourt, tant en France qu'en Lorraine ont quitté le nom et retenu seulement les armes de Nancy pour prendre
celuy de LenoncourL. Le premier qui changea le nom de Nancy à ceUiy de Lenoncourt, fut un Gérard, qui mourut l'an 1348. Il estoit fils de Thiéry de Nancy qui mourut l'an 1313. Sont enterrés aux Cordeliers de Toul que led. Thierry avoit fait bastir et fait plusieurs donations affectées du depuis à la cathédrale et hospitaux dud. Toul. Extrait de la vie saint Sigisbert, roy d'Austrasie, composé par George Aubry, chap. 23, p. 243.
Noblesse. — Ce 20 novembre 1623, Claude Maucervel, auditeur en nostre chambre, m'a monstre une armoirie, qu'il a dit estre la leure, en présence du s"" lieutenant de Léglise; elle est de gueule, une barre d'argent, chargée de flammes de sable, deux tours ou roc d'argent et plusieurs crois d'or fichées à boutons d'or ou boulettes (n. ol). Cy devant, M. Mousin a esté commissaire pour vérifier ceste noblesse, sur la requeste de Nicolas Camus, auditeur en nostre chambre, l'on ne fut d'advis de luy accorder, d'autant qu'elle n'estoit bien vérifiée, la mère dud. Camus est seure du père dud. Claude Maucervel, laquelle a esté enterrée ce 7 octobre 1625, à Saint-Pierre, proche le saillon , et y avoit lesd. armoiries après les torches.
Alix Lescamousier. — Le 3 janvier 1624, nous avons receu une lettre de S. A. du 26 décembre dernier, Signée Janin , qui
mande que nous aions à faire faire deffence à Fisson de
plus entremettre à la recepte de la donation faite à S. A. par la feue présidente Vincent, décédée le 14 décembre, et le s' CoHquet le père nous a monstre la commission de Sad. A. qui le commet à la recepte de lad. donation; l'on a mis lad. lettre de Sad. A. entre les mains de Viar, advocat de S. A. — Maillet, Bournon, Sauborel, Mousin, Ph. de Léglise, G. Mariorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Gallet et Moteur, présens.
Noblesse. — Claude Drouin, vivant prévost de Bar, fut le premier qui vint demeurer à Bar, estoit natif de Jonvelle. Il fut serviteur du prévost Guyot, et depuis espousa sa fille. Après le prévost Guyot, deSaintignon, son gendre, lui succéda;
DE GARRIEL LE MARLORAT. 1 'j I
puis lod. CImikIo Di'oiiiii, sou hoaii-rrri-f, Icd. (llaiitN; osL onlerré en la chapcllo do la Trinih'' à Saiiil-Picrro do IJar, et sur sa tombe estoit escril : Ci/ (jisi honorahle homme Claude Drouhi. L'on a offacé lionorable pour dire qu'il estoit noble; néantmoin Jacques Drouin, son (ils, advocat de S. A. à 13ar, print lettres de noblesse du (Uic Antoine de Lorraine. Ce Jacques estoit père de François Drouin lieutenant particulier au bailliage de Bar. Vide S. f" 7(î. J'ay anris ce que dessus du s"" Lescamousier ce 17 janvier.
MorU'ij. — Ce 17 janvier 1024, lorsque l'on procédoit à l'audition du compte du gruyer de Morley, led. gruyer a dit au controoleur qu'il n'aloit au bois que pour y prendre, à quoy led. controoleur n'a fait aucune response. — J. Maillet, Bournon, Sauborel , Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Maucervel , G. Maillet, Gallet et Moteur, présens.
Foug. — Ce 22« février 1654, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Claude Liégeois], fils de [Nicolas Liégeois], controoleur de Foug, pour jouir dud. estât après la mort de sond. père ou à son déport, dattées du mois d'octobre dernier. Signées Voillot, quittance au dos du trésorier général du quart denier que son père avoit financé en l'année 1593, led. estât 1250 fr. Le serment pris par Maillet. — Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet et Gallet, présens.
Clermont. — Lieutenant général au bailliage. — Le 23 d. mois, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Jean] Saille, fils de [Jean] Saille, lieutenant général au bailliage de Clermont, dud. estât après la mort de sond. père ou à son déport, dattées du mois de mars, 29® jour 1623. Signé Janin, quittance au dos desd. lettres du quart denier de 200 fr. — J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux , F. Coliquet , présens.
Noblesse. — Les armes des Drouin sont présentement escartele'es , à l'une, une jambe, à Vautre, 3 chevrons rompus et au milan un escusson perdu , une barre au milieu , chargée de 3 rozes , au lieu qu'anciennement elles estoient : au chef une jambe et 3 chevrons au dessous , comme il se peut veoir en la chapelle des Drouin, à Saint-Pierre.
Receveur général. — Ce 4 mars 1624, ont esté entérinées deux lettres patentes de S. A., octroiées l'une, à madame de Vaudémont, sa sœur, par laquelle Sad. A. luy transfère le droit qu'elle a de réachat de certaines rentes constituées sur la recepte générale de Bar, montant à la somme de 1400 fr. de rente, à rachat de vingt mils frans fort principal; l'autre à mons' le prince de Falsebourg, d'autres rentes constituées sur lad. recepte spécifiées esd. lettres montante à vingt et un ou trente et un mil quatre cens quarante cinq frans de rente par chacun an,
à rachat de , fort principal qu'il racheptera des deniers
octroies par les 3 Estats de Lorraine pour leur mariage es années 1620 et 21, à charge de donner reversales en nostre chambre. — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel , P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, G. Mariorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Ch. de Léglise , Coliquet et Moteur, présens.
Plus a esté leue une lettre de S. A. qui nous mande de délivrer à M. de Vaudémont coppie des dénombremens qui peuvent estre en nostre chambre de la terre de Gondrecourt, lesd. lettres signées pour secrétaire Janin.
Noroy-le-Sec. — Le mercredy, 6 mars 1624, ont esté entérinées les lettres de S. A. octroiées à François Laurent, fils de [Jacquemin] Laurant, de Testât de contrôleur de Norroy-le-Sec, à la finance de 400 fr. — Le serment pris par J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Daudenet et Moteur, présens.
Colombcy. — Ce jeudy, 7 mars 1624, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Pierre Guichar, de Testât
1)K r.AIÎRIKL IJ'l MAKLORAT. \ ï'.i
(le conlroulriii- de (".(tlomlxiy, vuciiniiiil par la niorl ((mtciii- : la démission) do Thomas UodarL. — l^e sormonL pris par J. Maillet, président; rjaiidonot, lîournoii, Sauborel, JMoiisiii, D. Marlorat, Loy'raiid , (^.olitpiot, Maillot, Oallet et Molour.
Gvuevic de lUir. — Cellcriev de Bar. — Ce mercredy, 1 .-J*" mars lli'iîl, ont esté entérinés les mandemens octroies à IMiilippe de Léglise d'nn arpent de bois à prendre à Mensonge, encore que parcy devant le s"" Joubar, fils du controoleur des bois, en ayant obtenu un à Javart par l'entérinement, il ait esté assigné avec les autres afTouagers au Juré ; plus un autre décret accordé à. . . . Demoulin , fils de feu Jean Desmoulins, contrôleur de S. A., gendre dud. de Léglise, de 12 paires de réseaux moitange que son père avoit sur le cellerier de Bar. — Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Longuyon. — Ce vendredy, 15 mars 162-4, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Nicolas (comme je crois) Le Plancher, de Testât de controoleur clerc juré, garde du scel du tabellionnage et greffier en la mairie de Longuyon, vacquant par la démission faite par Nicolas Le Marquis, Cy devant pourveu desd. estats, quittance au dos desd. lettres de mil frans pour le quar de la finance dud estât, dattées du 24 février 1624, pour secrétaire Janin. — Le serment pris par J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel, A. de Léglise", Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Moyeuvre : Briey. — Le 16 mars a été entériné le bail fait à [Abraham] Lefevreou [F^bert], demeurant à Metz, de la forge de Moyeuvre, qui en rend 28000 fr. par an et cent mils frans qu'il a donnés à S. A. par advence pour les vins du marché. 11 a 3600 arpens de bois pour 12 ans, qui commenceront en l'année 1626 ou 27. Le prévost gruyer du Pont à Mousson est sa caution. — Maillet, Daudenet, Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, B.
Proudhomme, Legrand, Coliquet, Camus, Maucervel, Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Stenay. — Le 20 mars 1624, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Jacques de Mouza {sic pour Simon de Mouzay), fils de [Jean] Mouza, de Testât de gruyer et receveur de Stenay pour en jouir après la mort de sond. père ou à son déport. Les susnommés présens.
Conflans-en-Bassigny. — Le 26 mars 1624 ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à [Charles], de Pouilly, fils [de Daniel] de Pouilly, maistre d'hostel de madame la Duchesse, de Testât de capitaine, prévost, gruyer et receveur de Confians au Bassigny, pour en jouir après la mort de sond. père ou à son déport. Les susnommés présens.
Gruyer de Bar. — Le 28 mars 1624, a esté entériné le décret de S. A., octroie à Jean Poupar, greffier au bailliage de Bar, d'un arpent de bois que Sad. A. lui donne par chacun an, 10 ans durant, à commencer en la présente es tailles de la gruerie de Bar, du 27 janvier 162-4 : signé Janin. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, Ph. de Léghse, G. Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Jésuites. — Led. jour, 28 mars 1624, a esté mise la première pierre de l'église des Jésuites de Bar, en la rue des Juifs, par M^ de Couvonge et le s'" abbé de Liste.
Receveur général. — Cellérler de Bar. — Le mardy, 23 avril 1624, a esté entériné les décrets de S. A., octroies à d'Arzilier, demeurant proche de Bar sur Aube , cy devant controlleur de feu S. A., l'un sur le receveur général de 300 fr.; l'autre sur le cellerier de Bar portant qu'au lieu de 12 reseaux de... qu'il avoit sa vie; il lui donne six vingt frans de pension sur led. cellerier.
Gruyer de Louppy. — Plus un autre décret de S. A., octroie à de Raincourt, d'un arpent de bois sa vie à Louppy le
Chastel.
DE (JAlUilKL LE MARI.UKAT. 14.")
Ui'ce Vf ur (/encrai. — IHiis un autre décret octroie à Nicolas (lanius, auilileur on lad. cliandjre, de doux mils frans sur le l't^rcveur général à ipiattre aimées do paye.
IMus un rcnvoy i)uui' le s"" Legrand qui a cy devant acquesté unt> ('(Mise (le lit'!' (lu s'' de Morainville. Il su|)[)lie S. A. luy peruie(ti'(3 l'ossarl d'un pi'dl bois de rapail dépendant de lad. censé, laquelle estant ruinée, il veut faire rebâtir. Il demande à S. A. 30 pièces de chesne pour ce faire et qu'elle change le nom qu'elle a. Elle s'appelle la Folle. 11 demande qu'elle s'apjielle la Grande Court. Le s*" Gallet est commis.
Prcvôt (le Bar. — Plus a esté loue une lettre de S. A., qui nous mande sur la difficulté mené pour Testât de lieutenant général en la prévosté de Bar poursuivy par Jeannot, advocat
à Bar, en vertu de la démission faite en sa faveur par Dordelu, dud. estât, empesché par Charles Griot, aussy advocat, et le vendredy 19 du présent mois, le s"" Prévost aiant proveu dud.
estât, ... le Moleur, auparavant lieutenant particulier, *et
Coliquet dud. estât de lieutenant particulier* dont led. Dordelu est appellant, le lieutenant général au bailliage aiant esté récusé par led. prévost et la cause plaidée par devant le particulier, a ordonné à la requeste dud. Dordelu , que le tout demeureroit en estât jusques à ce que S. A. y aura ordonné, dont led. prévost est appellant. Messieurs ont résould que l'huissier donneroit assignation à demain, jour ordinaire, à 8 heures du matin, aud. prévost, Dordelu, Jannot, Moleur et Coliquet, bien que led. Moleur soit à Nancy, lui sera signifié à domicile. — J. Maillet, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Griot, Maucervel, G. Maillet, Daudenet, Gallet et Christofe Preudhomme, présens.
Receveur général. — Conseiller cVÈtat. — Plus [le 26 avril
162i] a esté entériné le décret de S. A., octroie à Hacteau,
cy-devant agent de S. A., à Paris, et présentement demeurant à Sainte-Menehoult, pour ses gaiges de conseiller d'Estat et pour une autre considération, Sad. A. luy assigne une pension sa vie durant sur le receveur général de Bar, cinq cens frans.
Documents. — I. 10
Prévôt de Bar. — Ce liindy, 6 mai 1624 a esté résolue l'affaire du lieutenant général et particulier au prévosté de Bar. Le fait est tel. Le s"" Jean Dordelu, lieutenant général aud. prévosté se démet dud. estât et fait une transaction et transport par devant JoUy et... nottaires, qui porte qu'il se défait dud.
estât entre les mains de Rouiilon, advocat à Bar, moien-
nant trois mil six cens frans qu'il confesse avoir reçu de M' Jacquemont, beau père aud. Bouillon, avec lequel Jacquemont led. traité a esté fait pour par led. Bouillon estre remis led. estât entre les mains de... Jacquemot, advocat, son beau frère, lorsqu'il sera en aage ou tel autre qu'il plaira aud. Jacquemot père et beau père aud. Bouillon, et néantmoins, au cas que lad. démission ne seroit agréée par S. A. et jusqu'alors, led. Dordelu jouira dud. estai et pour toute garandie a mis es mains dud. Jacquemot père ses lettres de provision. Le départ de feu S. A. a esté veu cy dessus cotté, fol. 36 v°, par lequel le prévost est en possession d'establir des lieutenans. La ratification de S. A., du mois d'octobre 161-4, des provisions octroiées par led. prévost aud. Dordelu , au mois de may en lad. année, par laquelle ratification Sad. A. ratifie, sans préiudicede ses droits, et de pourvoir à l'advenir aux estais tant du bailliage que du prévosté de Bar; mais il ne se trouve que lad. ratification ait esté insinuée au prévosté sy que Je prévost n'en a eu cognoissance. S. A. nous mande de l'advertir quels droits led. prévost peut prétendre à l'establissement desd. lieutenants, si elle n'y a point de droit d'en establir. Les advis ont esté divers. Les uns que led. droit prétendu par le prévost n'estoit qu'une tolérance, et qu'à Son A. seul apartenoit la création de tous estats par droit souverain, suivant l'opinion de Loiseau, des offices de Bodinen sa République. Les autres qu'il failloii maintenir led. prévost en ses droits, attendu qu'il avoit Testai à charge de finance par cy devant aussy iost que led. prévost fui adverty de lad. démission , institua : Le Moteur, lieutenant général aud. prévosté. Il estoit auparavant lieutenant particulier* et en sa place de lieutenant particulier* il institua... Coliquet, beau frère aud. Moleur. Cependant Charles Oriot se pourvoie auprès de S. A., met led. estai en finance. Intervient led. Bouillon qui de-
inando la coiidnn.itinii à S. A. do la démission dnd. Dordelu ; (mfiii la (It'i-nière résolution ([iii a esté prise en mon absence, après on avoir dit mon advis, a osté comme j'ay apris, que l'on mandroit à S. A. qu'il failloit que led. Dordelu rentre à son estât; suivant la clause du traité par luy fait avec led. Jacquomot. — J. Maillet, Daudenet, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Goliquet, Camus, Oriot, Maucervel, Daudenet, Ch. de Léglise et Gallet, présens. Je n'y ostois à la fin. Cette affaire a esté proposée par cy devant 'i ou 3 fois. La démission est du mois d'avril dernier, depuis le 10 dud. mois.
Noblesse. — Plus ont esté entérinées les lettres de noblesse octroiées à Nicolas Vassart, advocat à Bar, S. A. luy quitte la finance, comme l'on m'a dit, elles sont eîi champ de gueule, un chevro)i rompu et 3 fleurs de lys d'argent il y a des fleurs de lys et une barre (n. 73), pour secrétaire Voillot; une lettre de jussion qui réduit la finance à deux mils frans par un mandement absolu qui sera délivré au s"" trésorier. Le tout à la prière de M. le prince de Vaudémont, gendre à S. A. Je ne faisois que sortir et mon frère aussy. — J. Maillet, président; Daudenet, Sauborel, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, Legrand, Goliquet, Gamus, Oriot, Maucervel, Gh. de Léglise, Gallet, F. Goliquet et Moteur, présens.
Village de Fains. — Au m^ois d'avril dernier, 1624, le s^ Gharles de Florainville , seigneur de Fains, supplia S. A. de luy donner la moitié en la moienne et basse justice que S. A. a au village de Fains, led. s"^ prétendant l'autre moitié. Geste requeste à nous ranvoiée, le s"" Oriot commissaire, qui entend les gens de Sad. A. et les habitans de Bar. Par le raport il apert que led. s^ n'a rien en la haulte justice, moienne et basse justice au village dud. Fains, ains seulement la moitié des moienne et basse justice sur les hommes seulement. Il y a plusieurs raisons aud. raport de messieurs qui ont esté cause que led. s'' de Florainville n'a obtenu ce qu'il demandoit, encor qu'il sembloit que S. A. fut en voye de luy accorder; mais au lieu de ce, elle luy a accordé au lieu de deux mils frans de pension qu'il avoit
sa vie durant sur le gruier de Bar, elle luy assigne une constitution de rente pour luy et ses hoirs masles et femelles de trois mils frans, à rachat de quarante mils frans à prendre sur le gruier de Bar et subsidiairement sur la généralité. Les lettres de jussion veues, qui ne portent spécifiquement dispence de serment, a esté trouvé qu'il failloit dispence de serment et l'assigner à son ordre sur la généralité de Bar. Elles sont dattées, comme je crois, du 6 may 1624. Signé pour secrétaire Pariset. Ce veudredy 17 may 1624. — J. Maillet, Daudenet, Bournon, Sauborel, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Daudenet, Gallet et F. Coliquet, présens.
Le mercredy, 29 may 1624, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Biaise Jacques (Collesson), de Besançon], de Testât de doien en l'Université du Pont à Mousson, et conseiller d'Etat de S. A. aux gaiges de trois mils frans. L'on m'a dit qu'il avoit preste le serment aux Jésuites du Pont. Il estoit, peut avoir 2 ans, aux armées d'Allemagne, mre de camp, comme je crois, ou un autre estât. L'on dit qu'il n'est si docte, que c'est un discoureux et que sa esté la faveur de mons'" le prince de Falcebourg qu'il a obtenu ceste dignité, d'autant qu'il avoit secoure d'argent en l'armée led. seigneur estant en nécessité.
Ce samedy, 8° juin 1624, a esté entériné le contrat fait entre S. A. et Rutan et consors, gouverneur des salines de Sad. A., passé par devant Vignole, tabellion général de Nancy, par lequel S. A. s'oblige de leur payer la somme de cinq cens tant de mils fr., oblige les aides octroies par les Estats de Lorraine et Barrois par le dernier octroy et les revenus des saUnes et, pendant le remboursement, ils prendront l'intérêt de lad. somme à 7 pour cent, montant à trente et un mil tant de cent fr.; les termes y portés oblige de plus le bailliage de Bar, prévostés du Bassigny, lesd. lettres sont entérinées en la chambre des comptes de Lorraine. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, G. Marlorat, CoUquet, Camus et Gallet, présens. Le s"" Maillet, greffier, n'est en ville et doit retourner ce jour lesd. lettres et celles de jussion signées Pariset.
1)K (JAHKIKL LM MARLOliAT. I lî)
Nohle.^se. — Ci' vondrody, 5 juillet 1li!2i, uni nsli'^ entérineifîs les lettres de; noblesse octroiées à Michel Ficirt, demeurant au Pont à Mousson, dallées *de novend)re ou décembre 1609, signées C. Bonnet, antres lettres de jussion dallées* du présent mois et an présent, elles sont en diamp d'azur, un chevron (l'iiiyoïl, :i roses d'oi', cl siir le hcnuvie une rose (n. 58).
Plus ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Nicolas Boulion, substitut, à Mandres, de Testât de conlrooleur, en la recette dud. Mandres, vacquant par mort de Humbert Boulion, son oncle, à la finance de cinq cens frans, en datte de juin ou du présent mois. Le serment pris par J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marierai, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, G. Marierai, Legrand, Coliquet, Griot, Maucervel, G. Maillet, Daudenel, Gallet et Moteur, présens; Christofe Preudhomme et Viar, encor présens.
Noblesse. — Ce mercredy, 10^ juillet 1624, le s'^ Daudenel père, a fait le raport en noslre chambre de la requesle présentée à S. A. par Clesse (comme je crois) Chabraux de Rembercourt aux Pots, à ce qu'il soit relevé des acls de roture et de prendre la noblesse de par sa mère, des Boncourl, venus de Verdun, tenus pour nobles , veue une sentence au bailliage de Saint-Mihiel, d'environ l'an 1551, qui porte que led. Boncour, grand père dud. Chabrau, estoit issu de race noble. L'on a esté d'advis qu'il failloit qu'il demande à S. A. sa noblesse, pour la conséquence et que l'on tient que ceux du Verdunois réputés nobles ne le sont hors des terres de chapitre. — J. Maillet, président; Daudenel, Bournon, Sauborel, P. Marierai, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marierai, Legrand, Coliquet, Didelot, Camus, Griot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Daudenel, Gallet, Moteur. Les armes des Boncour soni d'azur, une voile d'or de navire et au chef une estoile (n. 11).
Gruyer de Bar, — Le vendredy, 12 juillet 1624, a esté entériné le décret de S. A. octroie à Alexandre Maillet, receveur général de Bar, adressant à Jacques Bonnet, gruyer de Bar, pour luy délivrer, par chacun an, deux arpens de bois , huit ans durant, dallé du mois de juin 1624, signé Janin.
Louppy-le-Cliâteau. — Plus un autre décret octroie à Co-
liquet , auditeur de la chambre et contrôleur de Bar, adressé à Charles Coliquet, gruyer de Loupy, pour luy délivrer un arpent de bois par chacun an, quatre ans durant. Signé comme dessus. — J. Maillet, Daudenet, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, G. Marlorat, Camus, Maucervel, G. Maillet, Daudenet, Gallet et Moteur, présens.
Huissier de la chambre. — Ce mercredy, 17 juillet 1624, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Bertrand Prinsey, qui luy accorde mil frans, à prendre sur la recepte générale de Bar, pour appointements et gaiges d'ingénieur, et pour s'entretenir proche de la personne de Sad. A., s'estant à ce subject, marié au lieu de Nancy, et ce pour augmentation de six cens frans, qu'il avoit cy devant pour le mesme subject, sur les deniers de l'impost du duché de Bar. Les lettres desd. 600 fr., cassées et rompues, à paier lesd. mil frans austant et si longtemps qu'il sera retenu au service de Sad. A. Il est fis du feu huissier de la chambre des comptes et est pourveu dud. estât, néantmoins ne l'exerce. — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Daudenet', Gallet, F. Coliquet et Moteur, présens.
Clermont. — Ce 19 juillet 1624, a esté leue par Camus, faisant office de greffier, la requeste présentée par le prévost et contrôleur de Clermont à messieurs , contre le s'" Legrand de nostre chambre, à ce qu'il eust^à révoquer les paroles qu'il avoit dit contre eux et condamné à 500 fr. d'intérest envers chacun d'eux deux. Le fait est tel. Led. s"" Legrand, estant à Clermont, y eust certaines réfections à faire en l'année 1623. L'outrée s'en fit, par devant led. Legrand à deux mil cent frans, à charge que l'entrepreneur auroit les matériaux. Il ne dresse procès-verbal. Les officiers en dressent un, apprécient les matériaux à 300 frans et califient l'outrée de deux mille quatre cens frans. Ce procès-verbal n'est signé de personne. A leur compte, en despence, ils mettent 2400 fr. Cet article estoit
DE GAIJRIKL LK MARLORAT. 1 O I
passe'', h; lendomaiii, le s"" Legrand esLaiiL oiiy, led. procùsverbal non signé Iny estant ropréscnlé, a dit qu'il est faulx, les trois cens frans sont rayés au compte (comme l'on avoit fait l'an précèdent d'un article de 80 tant de frans). Lesd. officiers prétendent lesd. propos (que led. procès-verbal estoit faux) estre injurieux, demandent à MM. qu'il ait à les révoquer, etc. MM. ont résolu que lad. requeste seroit lassérée en la présence dud. prévost et de l'envoyé dud. contrôleur et qu'il seroit blasmé d'avoir porté si peu de respect à leur supérieur, comme estoit led. s'' Legrand, lequel avoit très bien fait, et selon le deu de sa charge, ce qui a esté prononcé en présence dud. prévost seul, par J. Maillet, président; et la requeste lacérée par led. Camus au veu dud. prévost et deffence d'y retourner, ains de porter le respect qu'il doit à ceux de lad. chambre et de se pourveoir en la justice ordinaire contre led. Legrand, ainsy qu'il l'avoit mentisse, d'autant qu'ils auroient tout le corps en partie. — J. Maillet, Daudenet, Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Goliquet, Camus, Oriot, (Maucervel qui a sorty à la résolution), Beaudoux, Daudenet et Gallet, présens, et a esté prononcé le jugement, en présence dud. s'' Legrand.
Noblesse. — Ce 2 aoust 1624, ont esté entérinées les lettres de noblesse octroiées à Pierre Jacquinet, de Saint-Mihiel, qui a deux fils, l'un advocat et l'autre médecin. Le père estoit tainturier, beau-frère du feu s^* Barbillat et est fort riche. Il a paie pour finance quinze cens frans comme appert par un mandement en papier du 8 juillet et quittance au dos du trésorier de ladite somme de 1500 frans. Il dit qu'il est issu de par sa grand mère des Boncourt, de Verdun, comme cy devant est raporté, fol. 88. S. A. luy octroie la noblesse et pour arme change les armes des Boncourt. Elles sont en champ d'azur, une voile d'or, et au chef une bande de gueule, chargée aumitan d'une estoile d'or, et de part et d'autre deux pensées d'or enrichies de cinople , et sur l'armet, un lion d'or tenant en main une estoile d'or. Les lambrequins aux métaux et couleurs de l'escu (n. 37). — V. ci-dessus, p. 149.
Lesd. lettres de noblesse, dattées du 6 juillet 16"2i, signées : Janin. — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, J. Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet et Moleur, présens.
Mort de Henry, duc de Lorraine. — Ce mercredy, dernier juillet 1624, est mort Henry [II] çlu nom, duc de Lorraine et de Bar, sur les deux heures du matin, enterré à Saint-George, à l'entrée à main gauche, entre la grande porte et la chapelle de la Belle Vierge.
Le vendredy, 9 aoust, sur les sept heures du soir, sans cérémonies, porté parla grande salle, l'église estant fermée et coulé par l'oratoire dans l'église.
Le lundy, 5 aoust. Messieurs des comptes ont fait chanter un service à Saint-Maxe pour Sad. A. à leurs despens.
Le mercredy, 7 dit mois, les vénérables de Saint-Maxe en ont chanté un autre à leurs despens , oii Messieurs de nostre chambre ont assisté, et moy qui estois de retour de Nancy; le si" lieutenant général au bailliage de Bar, A. de Léglise nous a monstre un mandement led. jour, qu'il avoit receu dès le dimanche précédent, signé : Charles, pour faire sonner trois jours durans de suite et trois sepmaines, trois jours la sepmaine, pour feue Sad. A. Expédié par M. Janin, qui nous le dit à Nancy led. jour dimanche, lorsque j'y estois aud. Nancy; ledit mandement porte pour le décès de feu son beau-père et oncle, tant aux lieus de son bailliage que des haultes justices auxquelles il fera faire la même injonction.
Le 12 aoust, lundy, messieurs de Saint-Pierre ont fait un service de trois haultes messes en leur église pour feue Sad. A.
L'on a sonné par toutes les églises jusques au dimanche 8 septembre à Saint-Pierre et à Saint-Maxe, à trois cloches, et trois fois le jour, une demye heure à chacune fois; le matin, à 5 heures après midi, et à 7 heures du soir, et à Notre-Dame une heure.
A feue S. A. le duc Charles, l'on sonna six sepmaines durant, au bout des six sepmaines, l'on fît un service général à
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Nostre-Damo où tous les gens d'église assislèrent et on lit une oraison fiiiirbiv, ri y avoit une cliapollc ardente, ce qui n'a esté fait à S;id. A. dernière décédéc, à cause de son ordonnance dernière.
[Kvcque de Toiil]. — Ce dimanche, !22'' septembre 1G2i, suivant l'ordonnance de feu Jean de Porcelet, évesque de Tout, du li aousL dernier, portant ordonnance à tous prélats, abbés et autres pasteurs, de faire le quarantaine heures, poser le Saint- Sacrement pendant led. temps sur l'autel, et par chacun dimanche un an entier faire procession àl'entour de leur église, avec les litanies de la Vierge ordonnées par led. s"^ évesque, et à tous prostrés dire une certaine colecte à leur messe pendant l'an, sçavoir /)(^w.s refuglum nostrum, pour l'heureux succès à l'événement de Ses Altesses et pour prier pour feue S. A., et autre(s choses portées en lad. ordonnance dud. feu s'' Evesque, qu'est la dernière qu'il a fait, a esté commencée aux vespres; à l'issue , le corps de Nostre Seigneur mis sur le grand autel , et après la procession faite dans l'église à cause du temps, les litanies de la Vierge dites.
[SeimeMt]. — Ce 12 aoust, nostre président, J. Maillet, nous a dit qu'il estoit mandé à Nancy pour prester le serment de nouveau aux Altesses de nouvel, que lorsqu'il y seroit, s'il nous pouvoit servir qu'il le feroit secl verba et voces sicut fateor.
Le vendredy, 23 aoust 1621, tous messieurs de nostre chambre ont preste de nouvel le serment à S. A. entre les mains du s"" Maillet, président en nostre chambre, fors Michel Bonnet, prévost de Bar, et moy, G. Le Marlorat, qui ne my suis voulu trouver. Je crois que ceux qui y estoient sont Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Daudenet, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet et Moteur.
Et ce mercredy, 28 d. mois, le s'" président a pris le serment de moy, P. de Léglise et de Didelot.
Êvêqiie de Toul , mort. — Le samedy, 14 septembre 1624, est mort Jean de Porcelet, évesque de Toul, à Nancy, sur les dix heures du matin.
Ce jeiidy, 26 septembre dit an, les gouverneurs des villes hault et bas de Bar ont fait faire commandement à tous chefs d'hostel, d'envoier une personne au chasteau, à 2 heures après midy, pour de là se rendre à Notre Dame de Bar, à laquelle heure les vénérables de S^ Pierre s'estans rendus à S^ Maxe, fors mon nepveu Marlorat, à cause de la difficulté qu'il avoit avec Piat, lesd. s^"^ de S^ Maxe et S* Pierre, marchans processionnellement, sont allés à N. D., chantans les litanies de la Vierge : après suivoient les évardeurs, après le président ^laillet avec un long manteau habillé de deuille; le lieutenant A. de Léglise aussy en deuille, avec une longue robe, AP** des comptes Bournon, Sauborel, Mousin, Lescamousier, moy, Ph. de Léglise, etc.; après eux, le lieutenant particulier, procureur général, advocat de S. A. ensemble; puis les advocats et procureurs selon l'ordre de leur réception; après eux, le maieur, le s' Levrechon, qui ne vouloit aller en cest ordre, ains avec les juges, toutesfois y est marché (bien qu'aux services de feu le duc Charles, le maieur Guainot qui estoit lors, alla en l'offrande le premier). Estanstous à N. D., l'on a chanté les vigilles en chant commun et le Libéra en musique. La chapelle ardente et 13 flambeaux àl'entour, les armoiries de Sad. A. y attachées, non comme celles de feue S. A. Charles, d'autant que à l'entor y avoit le cordon de l'ordre de S^ Michel et à celle de feue Sad. A. Henry on n'y avoit; en descendant ceux de S* Antoine se sont joints devant leur église , ceux des Augustins et les Capucins Entre-deux-Ponts, et en retournant, se sont séparés de mesme, mais ceux de S* Pierre ont allé par le baille, et nous tous avons suivy ceux de S* Maxe jusques devant leur église, où tous les sergens bordés de part et d'autre nous attendoient, aians toujours marché devant en allant et retournant avec les juges de police, et estans devant S* Maxe, les vénérables nous aians salué, ont entré en leur église, et nous avons retournés par le chasteau.
Et le vendredy, '21'^ septembre 1624, au matin, les Capucins et ceux de S* Pierre et S* Maxe, ont party de lad. église, M. de Couvonge, bailly, marchoit seul, et après les susnommés, pendant la dernière messe, le Père Guillaume, minime, qui est
DE GABRIEL LE MARLOKAT. ilh)
lYançois de Porte, a l'ail l'oraison runèhre, a dit qu'il y avoit «S couvons do leur ordre on f.orraino et Barrois, l'on n'a pas esté à l'oirrande. Ce que la ville avoit tant tardé à faire dire ce service, a esté à cause que led. s"" de Couvonge avoit mandé de Nancy qu'il désiroit y estre présent.
[Va)-('H)ies.\ — Ce 9 octobre 16^2i, a esté enthérinée une quittance obtenue par une communaulté dépendante de la recepte do Varenne, qui a esté greslée en leur finage. Feu S. A. leur quitte leur redevance ordinaire. Aucuns n'estoient d'advis de l'entériner. P. Marlorat, A. de Léglise, d'autant qu'ils disent que y a deffence de S. A. à présent de n'entériner aucun mandement de feue Sad. A., sans autre mandement, autres au contraire que, puisque lad. quittance a esté faite conformément à nostre rapor, que nous devions passer outre. Plus a esté proposé de ne plus vendre des arpens aux forestiers, mais j'ay répliqué que tous les ans Ton faisoit telles deffences, que néantmoins on ne laissoit de les vendre, et que cy avois perdu une corde de bois l'an passé, que je déclarois que je leur en laisserois.
[Obsèques.] — Ce 26 octobre 16'24, aux obsèques de feue
D''"'' Hurault, femme en troisièmes noces au s^ Guainot,
laquelle avoit eu en premières, le s'" Bertrand; en deuxièmes, le s"" Petit. Les armoiries estoient my parties des Guainot et des Hurault : celles des Guainot, le fond party en 4 d'or, d'argent, de gueule et d'azur, chargé d'une crois d'or bordé de cinople, et au chef dret de gueule une estoile d'or (n. 34). Celles des fiurault sont d'argent, un lion de sable chargé d'une crois de Jérusalem d'or, et plusieurs billettes de sables comme sont de l'autre coste (n. 36).
Bar. — Le 7* janvier 1625, a esté leue en nostre chambre une lettre de S. A. qui nous mande l'informer de ce qu'il a à Ville sur Saulx et Villotte.
Clermont. — Une lettre du s^ procureur général de Clermont, qu'il escrit à S. A. à nous renvoyée, qui l'advertit que le seigneur du Han , seigneur dominant de plusieurs arriers
fiefs, ne veut reprendre qu'au lieu de Clermont, disant qu'il n'est tenu d'aller à Nancy. Led. le Han est du ressort de Sainte Menehoult pour la jurisdiction. Led. seigneur est bailly de Vermendois. L'on est d'advis de trouver moien par quelques amis de l'induire à envoier à Nancy une procuration pour faire lesd. reprises. Le s»" président a promis de ce faire.
Receveur général. — Led. s'" président nous a dit que son fils, receveur général, avoit deffence de paier aucune donation.
Noblesse. — Le vendredy, lO*" janvier 1625, mon frère, P. Le Marlorat, nous a asseurés à M. Levrechon, médecin et mayeur de Bar, qu'il avoit veu en la cemmttire de Neufviile sur Orne une tombe de Jean Maillet, grand-père du président des comptes de Bar à présent, lequel estoit laboureur, demeurant aud. Neufville, payoit assize aud. Neufviile, comme mons'" Desarmoises luy a fait veoir, le fils duquel fut receveur de Louppy le Chastel et depuis receveur général de Bar, qui se fît annoblir, duquel est issu Jean Maillet, qui luy succéda aud. estât de receveur général, et depuis 4 ans a esté président (Vide II, fo 38 v°) leurs armoiries qu'ils ont changé, d'autant que c'estoit une bouteille.
Dun. — Led. jour, vendredy, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Paul Vaultrin et non] Varin, de Testât de contrôleur de Dun , vacquant par la démission de [Jean Régnier], son beau-père. Je ne sçavois que le receveur de Dun fut beau-frère aud. nouveau pourveu , d'autant qu'ils ont espousé les deux filles dud. controlleur ancien; lesd. lettres dattées du 10 décembre 1624, comme je crois, signé Voillot, à la finance de la moitié de deux mils cinq cens frans, à quoy ledit estât est taxé par la finance qui luy a esté réduite, à cause de la démission, à la moitié. — Le serment pris par J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Coliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet et Daudenet, présens (Vide infrà, î° 94 v°, comme il est révoqué).
Pension. — Ce mercredy, 15 janvier 1625, ont esté leues les lettres de S. A. dattées du 6 dit mois, signé Janin pour secrétaire, qui nous mande que nous avons à faire deffence à tous
DK GAHRIKL LK MARLORAT. \'M
les receveurs, gruyers, du duché de Bar de payer et délivrer aucune chose soit on arf^ciit, forain, bois, terres données parles ilucs ses devanciers jusqu'à autre ordonnance, et au mesine temps a esté fait mandement à tous les ofliciers suivant icehiy. IMus a esté leu lui aiilin; inaiidenK'ut de S. A. qui nous mande que le s*" Raulin , secrétaire oiiLraiit et secrétaire des finances, tbi's certaines réserves qui sont en laveur des secrétaires des commandemens.
Liipuj. — Ce jeudy, 30 janvier 1625, le s'" Souel, advocat et procureur fiscal à Ligny, a présenté en nostre chambre, en vertu d'une procuration, les dénombremens du s'" comte de Ligny avec les reprises qu'il a fait par procuration dud. comte à Nancy, en septembre dernier, à Charles et NicoUe, dont il n'a eu autre réponse que l'on advertiroit S. A.
Avocats de Bar. — Plus a esté fait le raport par Gallet, commissaire, sur la requeste présentée à S. A. par les advocats du bailliage de Bar, qui demandent règlement sur les espices contre les juges et contient 7 ou 8 poincts dont ils doivent estre déboutés , fors que sur ce qu'ils posent que lesd. juges supposent quelquefois les noms des advocats en leurs dictons. S. A. leur ordonnera qu'ils exhiberont au greffier les advis signés des advocats pour éviter audites suppositions et pour aucunement refréner l'excès des espices. Le greffier donnera au procureur de S. A. de 3 mois à autres, la somme desdites espices pour les raporter en nostre chambre afin de voir à combien montent les profits desd. juges, d'autant que S. A. ne les veut plus mettre en finance. — J. Maillet, président; Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Ph. de Léglise , Legrand, Coliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, Daudenet, Gallet et Moleur, présens.
Noblesse. — Le 20^ février 1625, ont esté entérinées lettres de noblesse octroiées à Claisse Chabrau, cy devant raportées, procureur fiscal en la terre de Rembercour aux Pots (fol. 88), des Boncours de Verdun. Je n'estois présent à l'entérinement.
Bar. — Beurges. — Le dernier février 1625, a esté passé le contrat de vendition fait au profit du s'^ Gaspar de Burges, sei-
gneur de Commcnier, par messieurs des comptes, par devant...
Mengin et Ilarvelin, notaire au tabellionnage de Bar, en
vertu du mandement de S. A., qui mande de luy passer contrat de vendition de la seigneurie moyenne et foncière des villages de Ville sur Sault et Vilotte devant Louppy. Vilotte est pour le sieur président Maillet, beau père dud. Communier, pour seize mil frans au denier trente et s'ils ne suffisent que du surplus l'on luy en passe constitution à 7 pour 100, le tout à rachat. A ce mandement, j'alléguois qu'il failloit lettre de jussion, que c'estoit une aliénation; 5° que led. Vilotte estoit de la terre de Louppy le Chastel , inalliénable de sa nature, ayant esté mise à ceste charge au domaine de S. A. Je n'ay voulu signer led. contrat et ay fait effacer mon nom qui estoit au commencement. Joint que par led. contrat est porté que le reachapt desd. deux villages et constitution de rente se fera à une seule fois pour lesd. 16000 fr., encor qu'il ne soit porté par le mandement de S. A., ce qu'ayant représenté, le sieur Camus a dit que, nonobstant mon empeschement, il seroit passé oultre. Le village de Vill sur Saulx est vendu pour le pris de trois mil trois cens cinquante frans, celuy de Vilotte pour dix mil frans ou environ, et la constitution de mil ou unze cens frans de principal. Le tout faisant les seizes mils frans qui ne pourra estre rachepté que pour réunir au domaine. — Bournon, P. Marlorat, Mousin, P. de Léglise, Legrand, Coliquet, Didelot, Camus, Maucervel, Beaudoux , Daudenet, Gallet et Moteur, présens, et Sauborel qui est cotté au contrat, mais n'estoit présent. Le sieur président, greffier et receveur général y estoient et led. de Burges.
Le muid de froment n'est apprécié qu'à 30 fr. et l'avoine à 15 fr., qui n'est assez, s'il faut prendre le prix commun de chaque année et de dix l'une. Par le mesme contrat, led. s"" de Communière rétrocède le marché de Vilotte aud. s"" Jean Maillet, président, pour luy, ses hoirs, et déclare qu'il a délivré la somme portée aud. contrat, pour l'esgar dud. Vilotte, entre les mains dud. receveur général qui en convient et d'avoir receu le surplus dud. s"" Communière.
Et le 24 du mois de mars, ayant esté leue la lettre de S. A.,
DR GARRIRI. LK MARLORAT. 159
qui nous mande que led. s"" de Gommuniùro Iiiy preste encore six mils frans, et que nous ayons à luy en passer une constitution à () pour 100 sur la recepte générale, raclieptal)le avec les seize mille frans faisant en tout vingt deux mils IVansà une seule fois seulement, et par ce moien est esclarcie la difficulté que j'avois proposée; led. contrat a esté fait sans moy, encore que j'ostois présent et que l'on ait cotté les présens pour passer le contrat. Le s"" lieutenant, A. de Léglise, estoit présent, qui n'estoit au premier.
Avocats au bailliage de Bar. — Ce mercredy, 11^ juin 1625, sur les requestes présentées à S. A. par les advocats au bailliage de Bar, renvoyée à M. le bailly, l'une et l'autre à nostre chambre, sur 3 chefs, le premier, pour astraindre les juges de leur faire veoir les procès ; le 2'', pour rechanger l'ordonnance des récusations; le 3®, pour confirmer leur confrairie. Au raport de Gallet, sur le 1". messieurs ont esté d'advis que les juges seroient tenus de mettre au gref les advis signés des advocats pour estre veus par le greffier ou son commis , pour éviter à la supposition des délibérants et que les greffiers des bailliages et prévostés donneront de 3 mois à autres déclarations en nostre chambre des espicès, pour veoir à combien elles montent. Sur le 2% ils ont trouvé que ladite ordonnance devoit estre changée pour estre trop rigoureuse, et pour le 3^, que S. A. ne le devoit admettre, ains faire deffense auxd. advocats de plus s'assembler par conventicules comme ils ont fait du passé à peine
de — J. Maillet, président (Bournon et A. de Léglise, ont
sorty), Lescamousier, G. Marlorat, Coliquet, Didelot, Camus, Maucervel, G. Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Lamarclie. — Le 13 juin 1625, sur la requeste présentée cy
devant à S. A. par Jacquinot, cy devant prévost, gruyer,
et receveur de La Marche , tendante à ce qu'il plaise à Sad. A. diviser lesd. estais dont il s'est démis entre les mains de son fils, sçavoir, que sond. fils ait celuy de prévost , et son gendre celuy de gruyer et receveur, à nous renvoyée et depuis renvoy fait au procureur général du Bassigny, le rapor duquel a esté leu ce matin fort docte par lequel il est d'advis de diviser lesd.
estais; mes messieurs n'ont esté de cest advis, nonobstant ses doctes raisons. Joint que cy devant il n'en avoit esté de mesme advis de la multiplicité des estais empeschant restablissement d'un procureur pour S. A. à Gondrecourt et autres sièges de son bailliage. — J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, Gallet et Moleur, présens.
Mort d'auditeur. — Le 22 ou 23 juillet d625 est mort le jeusne Daudenet, à Paris , et y a esté enterré. Il y poursuivoit des procès en son nom. Son père vit encore (Vide 8, f° 40 v**).
Contrôleur de Dun. — Le 30 juillet 1625, sur la requeste présentée par , pourveu de Testât de controoleur de Dun, sur
la deffence que nous avions fait au receveur de ne recognoistre pour controoleur à cause de la fauseté par lui commise pour obtenir led. estât, après que le s^ greffier a attesté y avoir lettres de S. A., qui nous mande de le recevoir nonobstant lesd. deffences lesquelles lettres il failloit veoir, messieurs ont levé lesd. deffences; mais la clause est que la pluspart avoient eu des présens, des poulets dinde et autre chose, mais je n'en avois eu.
Ce 3° aoust 1625, l'on a chanté à Saint-Pierre de Bar, pour led. Daudenet. Il est enterré au Saint-Sépulcre à Paris. Ses armoiries sont en fond d'argent, trois fuzeaux d'azur chargés de croix fichées d'or. Le père dud. Daudenet, qui est encor vivant et plus ancien de nostre chambre, a pris lesd. armes et sa noblesse de sa mère, qui estoit de Longeville (n. 23).
Avocats de Bar. — Le 7^ août 1625, a esté leue la requeste présentée à S. A. par les advocats du bailliage de Bar affin que Messieurs des comptes faisant leur raport voient auparavant à quoy montent les espices du prévosté et bailliage de Bar depuis l'ordonnance, pour cotter les délibérans de l'an 1619. A esté résould qu'un advocat en feroit l'extrait au bailliage et prévosté. — J. Maillet, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Griot, Maucervel, G. Maillet et Gallet, présens.
DE GABKIKL LE MARLORAT. H) I
La Marche. — l'élus ;i eslô accordé, au contrôleur de la Mairlie, pour un exécutoire qu'il avoil pour le port du procès d'entre Minette et ceux de (îondrecourt, lequel procès contenoit I. ')()() roolles à trois sols Tiin, estoit trois cent dix livres, et si depuis il avoit encore porté d'autres pièces qui contenoient 500 roolles dont il n'avoit exécutoire, le tout accordé à -400 fr. barrois à charité qu'il raportera exécutoire pour le dernier port, et lors luy sera encore délivré 50 fr. et ce ensuite du mandement de S. A., que nous avions; les susnommés et A. et IMi. de Léglise, présens. L'on a trouvé que c'estoit trop de trois sols le roolle qui ne vaultque deux gros au lieu de La Marche, joint qu'il failloit que l'exécutoire fut sur Minette, mais il avoit produit au procès les mandemens de S. A., qui fournissoit tous les frais. Le s'' Camus a escrit le nom de celuy qu'il a dit avoir porté led. procès, qui est de La Marche.
Prévôté de Bar. — Ce 24 aoust 1625, a esté mort Dordelu , lieutenant général au prévosté de Bar, fils de Dominique Dordelu, et enterré à Saint-Pierre (Vide 8, f° 58 v^).
Dun (Vide suprà, fol. 92 à 93 v°). — Ce 27 aoust 1625, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à [Gilles] Millet, de Testât de contrôleur de Dun , vacquant par mort du vieux contrôleur (Jean Régnier), révoqué les provisions cy devant faites à [Paul Vautrin] Varin , gendre dud. défunct, à cause de la fraude qu'il avoit commis, à la finance de 3000 fr., et pour secrétaire La Ruelle, et quittance au dos , le tout datte du 2*^ aoust 1625. Le serment pris dud. Millet par J. Maillet, président; Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Didelot, Camus, Maucervel, G. Maillet et Gallet, présens.
État d'auditeur. — Ce vendredy, 5 septembre 1625, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à François de Rouin, de Testât de conseiller et auditeur, en la chambre des comptes du duché de Bar, par la démission que Michel Bonnet, prévost de Bar, son beau père en a fait en suite de la faculté qu'il avoit de disposer dud. estât en vertu des patentes de feue S. A. Charles, de Tan 1596 , et a financé le quart qui est cinq
Documents. — I. 11
cens frans, à charge que led. Bonnet en jouira sa vie durant ou jusqu'à son déport. Le serment pris par J. Maillet, président. Lcsd. lettres, dattées du juin 1625, pour secrétaire,
Voillot. — J. Maillet, Daudenet, Bournon, Sauborel , P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin , Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Didelot, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, F. Coliquet et Moleur, présens.
Noblesse. — Ce 24 septembre 1625, ont esté entérinées les lettres de noblesse octroyées à Nicolas Parisot, demeurant à Ligny, à luy octroiées, en faveur de l'Altesse de Madame la douairière, sans finance ny quittance, sy que nous avons trouvé qu'il doit bailler déclaration de son bien, pour en apartenir le lier à S. A. Lesd. lettres sont dattées du mois d'aoust dernier, pour secrétaire Rousselot, et sont d'argent y chargées de trois pâlies d'azur, une barre de gueule, chargée de trois roses d'argent, au chef de l'escu, avec le timbre d'argent, les lambrequins au métal et couleur de l'escu (n. 56).
Et le ii novembre dit an, a esté leu le décret de S. A., portant quittance de la finance, contresigné Rousselot; elles ont esté entérinées au bailliage de Bar, le jour du 4 décembre 1625 .et devant A. de Léglise.
11 est beau père du sieur Périn, prévost de Ligny. Il s'est fait annoblir afin que son fils espousela fille de Mons"" Bournon, conseiller en la cour de Saint-Mihiel. — Maillet, président; Daudenet, Bournon, Sauborel, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Legrand, Oriot, Maucervel, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet, Moleur et Drouin , présens.
La Mothe. — Ce 8 octobre 1625, a esté leue en nostre chambre le rapor des officiers de La Mothe sur une requeste présentée à S. A. par un qui demeure à Nancy, la mère duquel est demeurante à La Mothe, afin de luy permettre de succéder à sad. mère aux immeubles qu'elle a au finage dud. La Mothe. Ils disent que les Chartres dud. La Mothe portent que l'héritier demeurant aud. La Mothe, sy esloigné qu'il soit, représente l'héritier absent, bien que plus proche. S. A. n'a donné per-
1)K (iAiniIKL LK MAIILORAT. I G'i
mission (lo succéder par led. Iiri-ilii'i' ahsoiil. Ils soiiL d'advis ot Messieurs aussy que S. A. luy permette de succéder à sad. mère, d'autant cprelle n'y a intérest et n'y peut rien prétendre y aiant héritier, demeurant aud. La Mothe, et qu'il ne réside lîors des pays de Sad. A. — J. Maillet, Bournon, Sauborel , I*. Marlorat, A. dt^ Légiise, Mousin, 0. Marlorat, Pli. (Ut Léglise, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Gli. de Légiise, F. Coliquet et Moleur, présens.
Noblesse. — Ce 5 octobre 1625, le s"" Camus a fait son rapor sur la requeste présentée à S. A. par Jean Heyblot, fils de Joseph Heyblot, gruyer de Pierrefitte, à ce qu'il luy soit permis de prendre la noblesse de sa mère, fille du s^ Boucher, prévost dud. Pierrefitte, et pour le tier du bien de son père encor vivant, l'abulter à une somme de trois cens frans. Led. Camus a raporté que les tesmoings déposent que led. gruyer a trente mils frans vaillans, sur quoy faut déduire ce que led. Boucher a baillé à sa fdle et son douaire; mais l'on a dit qu'il en a vaillant plus de soixante mils, n'a que deux enfants, led. fils et la femme du s"" Jobar, contrôleur des bois , le fils. Messieurs estoient bien d'advis, la plus grande partie, qu'il pouvoit prendre lad. noblesse de sa mère vivante renonçant au tier du bien de son père aussy vivant. Toutesfois, l'on a dit qu'il failloit remettre cette affaire à résoudre à une autre fois, attendu la conséquence et que plusieurs les pères desquels vivent en pourroient prétendre de mesme , et que la planche en fut faite au fils de feu M. Guaynot. Et le li de novembre d. an a esté résould que led. fils ne pouvoit prétendre lad. noblesse de sa mère qu'elle n'avoit jamais eue, en estant incapable, et que le fait du s"" Guaynot n'est semblable.
Prévôt de Bar. — Plus a esté leu le raport touchant les poursuivans Testât de lieutenant général au prévosté de Bar, vacquant par la mort de feu Jean Dordelu , par lequel Messieurs sont d'advis que, nonobstant le déport de feue S. A. Charles octroie au s^ de Rosiers, prévost de Bar, et la possession des prévosts, d'establir lieutenans généraux et particuliers, ce droit apartient à Sad. A. seul privativement à tous autres; néant-
moins, après lecture faite, l'on a dit comme le s"" Président, qu'il failloit bailler J 'alternative, qu'ancor que S. A. le voulut accorder aud. prévost, que ce fut seulement la présentation de trois pour en estre choisy l'un par S. A. qu'il pourvoira dud. estât, ce qui n'avoit esté résould la première fois oii je n'estois présent, le 22 d'octobre dernier, et ce afm de mettre hors de procès les trois poursuivans. — J. Maillet, Daudenet, Bournon (A. de Léglise a sorty avant la résolution), Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux et Gallet, présens. Et pour la première résolution, les deux Coliquet, Ph. de Léglise, Ch. de Léglise, Moleur et Drouin, présens.
Trois -Fontaines. — Et le mesme jour, et heure, a esté entériné le décret de S. A., qui confirme la concession que les vénérables de Troisfontaines avoient obtenu des feus S. A. Charles et Henry (Vide fol. 8), et en donneront vidimus autentique du pouvoir que Sad. A. s'est réservée de le révoquer {Infrà, fol. 103).
Ligny : prévôt des maréchaux. — Ce samedy, 8 novembre 1625, a esté leue la lettre missive de S. A., signée Janin, qui nous mande que nous ayons à ordonner au lieutenant général au bailliage de Bar de se transporter à Liny et informer des voys de forces faites par le conte Charges {sic pour Charles), capitaine de Ligny, le lendemain de la Toussains. Le prévost des mareschaux, le s'^ Brunsaux estant à Velaine, où il avoiL couché avec des prisonniers, ses gens logés sa et là par le village , sa maison fut investie par 50 ou 60 harquebuziers et mouscataires qui luy firent lascher prise et ce sur les huit à neuf heures du matin. Nous avons ordonné aud. lieutenant et procureur général de s'y transporter sur les lieux pour en informer. — P. Marlorat, A. de Léglise, G. Marlorat, Camus, Maucervel, G. Maillet, Gallet, Preudhomme et Viart, présens. Ce que led. lieutenant a fait le lendemain, s'estant transporté aud. Ligny, et y a eu appel de luy, comme de juge incompétent et d'entreprise de jurisdiction. Le s"" procureur général ayant allégué que c'estoit un cas privilégié, la cognoissance duquel apartenoit aud. lieutenant.
1)1'; (iAHKIKL LK MAliLORAT. 101")
Clcrniont : lUiicdiclins. — Ce li novembre 1(l'2;), ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. contresignées .j.iiiin, portantes confirmation antres lettres de feu S. A. de donation faite aux Pères Bénédictins do l'abbaye de Beaulieu, de la chapelle du cliasteau de Clermont, et places adjacentes contenans 145 pieds de long et 100 de large, pour bastir une maison pour y demeurer lesd. pères, comme ils sont obligés pour servir comme de curés, administrer les sacrements, visiter les malades. Sad. A. leur donne deux mils frans pour bastir lad. maison et deux arpens de bois par chacun an pour leur chaufage, à charge de résider et dire une messe, et caetera, dont ils donneront lettres obligatoires. — J. Maillet, Bournon, Sauborel, Lescamousier, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Coliquet, Didelot, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Ch. de Léglise, Galet et F. Coliquet , présens.
Prévôt de Bar. — Ce 3^ décembre 1625, ont esté enthéri-
nées les lettres patentes de S. A. octroyées à Le Moteur,
de Testât de lieutenant général au prévosté de Bar, par lesquelles apert que le prévost dud. Bar et Drouin , son gendre, ont renoncé à la nomination et institution qu'ils prétendoient dud. estât, duquel S. A. pourvoira à l'advenir, réservant aud. prévost et aud. Drouin, son gendre, seulement de pourveoir des estats de lieutenant particulier, et après eux la provision dud. estât de lieutenant particulier retournera à S. A. comme celuy de lieutenant général, et le serment pris par J. Maillet, président, dud. Moleur, en tel cas requis.
Avocats de Bar. — Plus ont esté présentées les lettres patentes de S. A. octroiées à la communauté des advocats du bailliage de Bar, par lesquelles S. A. leur accorde d'avoir une confrairie entre eux au 19 may, jour de Saint-Ive, à laquelle tous advocats seront tenus se trouver en robe, à peine de 18 gros ; que nul ne sera receu qu'il ne soit catolique ; que le fils d'advocat paiera 50 frans et celuy qui ne sera fils d'advocat paiera 100 fr. et sera tenu se faire recevoir par lesd. advocats, avant que se présenter en justice; qu'il y aura un doien , un greffier, un receveur, que led. doien avec deux advocats juge-
ront les actions d'injure d'entre lesd. advocats qui seront tenus s'y arrester à peine de deux escus contre le contrevenant, et plusieurs autres articles contenus esd. lettres que Messieurs de nostre chambre n'ont trouvé raisonnable, cause qu'ils n'ont voulu entériner lesd. lettres, et ont ordonné au procureur général de empescher demain jeudy l'entérinement desd. lettres, mesme que lecture en soit faite. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet. Camus, Didelot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, F. Coliquet, Moteur et Drouin , présens.
Union du duché de Bar à celui de Lorraine et de la loi Salirjue. — Ce mercredy , 10^ décembre 1625, le s"" Christofe Preudhomme, procureur général au bailliage de Bar, nous a présenté une lettre patente en parchemin passée sous le tabellionnage de Nancy, dattée du 26 novembre dernier, qui ce commence : Entre très hault, etc., François, parla grâce de Dieu, duc de Lorraine, etc., par laquelle a par qu'en suite du testament fait par René, duc de Lorraine et de Bar, l'an 1506, qui unit les deux duchés en une mesme couronne, affectée aux masles, confirmées aux Estats l'an 1508, led. seigneur François fait la mesme déclaration d'union des deux duchés affectés aux masles de la maison de Lorraine, en suite de quoy s'est en mesme instant demis desd, duchés à luy acquis comme dit est et les remis entre les mains de Charles , son fils aisné , à la réserve de la qualité de duc François , et demeurera le contrat de mariage fait entre led. Charles et madame NicoUe , son espouse , en sa force et vertu , et sera assignée une somme de deniers pour la dote de madame Claude, deuxième fille de feu le duc Henry, père de lad. Nicolle, et y a plusieurs autres clauses aud. contrat; laquelle patente S. A. luy a envoyé et luy mande de la faire enthériner au plus tôt au bailliage et prévosté de Bar, et qu'à l'advenir il n'intitule les causes que sous le nom de Charles, au lieu qu'elles s'intituloient par cy devant sous le nom de Charles et Nicolle , duc et duchesse. 11 n'est mandé aud. procureur de nous les présenter; c'est pourquoy Messieurs ont esté de divers advis : les uns que nous ne
DE GAHRIKL LE MARLOKAT. 11)7
les (lel)vions enlliùriiicr, j)uis{|uo S, A. ne nous le commande, de cciix-cy, lionrnon , A. dii l^éylise el C<amus; aidros (jn'il Ifs fadlud enlliérinercl mettre : ce requérant led. procureur assisté de Vyart, advocat, ce qui a esté fait de cest advis. — J. iVlail- Itd., président; Mousin, Lescamou'sier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Didelot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, F. Coliquet, Moleur et Drouin, présens.
Le 3 ou i dud. mois, lesd. lettres ont esté homologué(}s aux assizes de Nancy, et, après, ceux de l'ancienne chevalerie furent trouver mons"^ le duc François, et Sad. A. les congratuler.
Chambre des comptes. — Avocats de Bar. — Le 1" du présent mois, mon frère, P. Le Marlorat et Oriot, partirent de ce lieu envoyés de nostre chambre chargés de lettres du corps pour congratuler Leursd. Altesses, et par mesme moyen pour faire révoquer les lettres de S. A. octroiées aux advocats de Bar.
Chambre des comptes. — Le 27 avril 1626, ont esté leues les lettres de S. A. à nous adressées, par lesquelles S. A. il nous mande de ne plus donner des contrecomptes aux officiers comptables et de retirer tous ceux qu'ils ont par devers eux pour demeurer en nostre chambre.
Plus a esté faite l'outrée à la folle enchère de la forge des Isleltes àhuictmils frans, aux conditions des publications faites
par le gruyer de Glermont, oultré à noble Baillet, seigneur
de Doncour, pour 9 ans restant du bail fait à feu — Jean
Maillet, président; Daudenet, Bournon, Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Ph. de LégHse, Legrand, Coliquet, Camus, G. Maillet, Beaudoux et Gallet, présens.
3Iort d'un prévôt de Bar et d'auditeur en la chambre des comptes. — Led. jour, 27^ avril 1626, est mort Michel Bonnet, escuyer, prévost de Bar, laissant 2 filles : l'aisnée est religieuse; la 2^ est mariée au sieur Derouins , qui est proveu des estats de son beau-père , scavoir de celuy de prévost et de la chambre des comptes de Bar, comme se peut veoir cy devant. Led. Bonnet, a esté enterré le lendemain en l'éghse S^ Maxe, à l'entr^éeà main dextre proche du premier pillier. Le réveilleur ayant une
robe noire marchoit devant le corps, avec sa clochette en main ; en l'église y avoit force chandelle, presque comme une chapelle ardente. Les armoiries sont au chef d'azur, la pointe d'argent chargé d'un lion d'or, naissant d'un bœuf de gueule. Le lion tenant en ses pattes une masse ou marteau d'argent , ayant le manche de sable (n. 14).
Noblesse. — Le 28 avril 1626, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., sous le scel secret en placart octroiées à AlbéricViardin, fils de feu [Ligier] Viardin, vivant huissier en la cour souveraine de Saint-Mihiel, et frère du s"" Nicolas Viardin, cy devant agent pour S. A. à Rome, par lesquelles S. A. luy permette de prendre la noblesse de par sa mère Renée Payen, et le relève de n'avoir satisfait dans les 40 jours préfîgés par la coustume de S* Mihiel, et kiy remette la succession de sond. père en faveur de son frère. Lesd. lettres dattéesdu 12 mars 1626, signé pour secrétaire Rousselot. — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, G. Maillet et Gallet, présens.
Madame la Duchesse. — Le 8 may 1626, j'ay passé transation au tabellionnage de Nancy, par devant Vignole, avec l'Altesse de madame la douairière de Lorraine , Marguerite de Gonzague, veuve de feu S. A. Henry, duc de Lorraine et de Bar, par laquelle elle me cède et transporte le droit que feue Sad. A. luy avoit concédé des frans vins moins obmissions et erreurs de calcul, raportées es comptes rendus par les comptables en nostre chambre.
Clermont. — Ce 13 may 1606, ont esté entérinées les lettres pattentes de S. A. octroiées aux habitans de Montblainville, prévosté de Clermont, de jouyr par usufruit du bois de la Pantière, comme je crois, à charge que S. A. y prendra bois pour ses usines et sa forge aud. Montblainville, et si Sad. A. leur permet, prendre le bois couppé en deux contrées de la gruerie dont je n'en suis mémoratif, à charge de n'y porter hache ny serpe, enthérinées à charge que lesd. habitans don-
1)K GAHKIKL LK MARLORAT. 1 (iî)
neront loLIres obligatoires do ce que dessus. — .). MailIeL, P. MarloraL, A. do Loglisc, Moiisin, Loscamoiisier, G. Marlorat, Legrand, Coliqiiot, Camus, Didelot, Griot, Gallct et Drouiu, présons.
Louppii-lc-Châteuii. — Archer des (jarcles. — Plus on mosme temps a este entériné le décret de S. A. octroie au s"" , demeurant à Louppy le Chastcl, de 200 fr. qu'il luy accorde sa vie durant, sur le receveur dud. Louppy, estant cassé des archers des gardes de feue S. A., et 20 autres auront pareil appointement de 200 fr. leur vie sur les plus proches receptes desd. deniers pour les soulager estans sur la généralité. Le s»* président nous a dit que l'on n'avoit peu empescher cest assignai particulier.
Florainville : Receveur géne'ral. — Plus a esté entheriné le décret de S. A. octroie au s"" de Florainville, de Fains, confirmatif des pensions et constitutions, qu'il a tant sur le gruyer de Bar que sur la généralité qui ont esté mises sur la généralité par l'entérinement.
Lachaiisse'e. — Le 19 may 1626, ont esté entérinées lettres
patentes de S. A. octroiées à Claude Lescuyer, fils de , Les-
cuyer, prévost de Fresne, de Testât de capitaine, prévost, gruyer et receveur de La Chaussée, vacquant par la démission qu'en avoit fait Charles Lescuyer, son oncle, en sa faveur, suyvant la faculté qu'il en avoit par patentes de feue S. A. Charles, de l'an 1591, et a financé 250 fr. pour le quart denier de mil frans. Il a déclaré n'estre aagé que de 22 à 23 ans. Néantmoins le serment a esté pris par J. Maillet, président; présens, P. Marlorat, G. Marlorat, Ph. de Léglise, Legrand, Coliquet, Camus, G. Maillet, Gallet et F. Cohquet, présens.
Saint-Mihiel. — Le 20^ dit mois de may et an 1626, ont esté entérinées les lettres patentes de feue S. A. Henry et le décret de surannation portant mandement de passer oultre à l'entérinement desdites lettres octroiées à Jean Raulet {sic pour Nicolas), de Testât de chastelain du chasteau de S* Mihiel, vacquant par la démission de [André] Raulet, son père, et a fmancé
deux cens frans, doui y a quittance au dos desd. lettres du s'" trésorier général, dès un peu après la passation desd. lettres.
Madame la Duchesse. — Plus a esté leue une lettre de l'Altesse de Madame la Douairière de Lorraine, adressante à Messieurs de nostre chambre, pour faire raport à S. A. des erreurs qui se sont trouvées es comptes des comptables en nostre chambre, sur laquelle lettre Messieurs ont esté advis de faire responce. Les s'"^ Camus et Oriot en ont dressé une minutte causée sur l'absence d'aucuns de ceux qui ont esté emploies à ceste recherche, comme les s^ Bournon, Mousin et Maucervel, et qu'à leur retour on luy donnera contantement. — J. Maillet, P. Marlorat, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Didelot, Camus, Oriot, G. Maillet, Gallet, F. Coliquet et Drouin, présens. Nostre raport a esté envoyé à S. A. le 17 juillet 1626 par homme exprès.
Noblesse. — Ce 5*" juin 1626, est morte Maillet, veuve
de feu de Longeville, belle-mère du s^ Périeur, advocat à
Bar. Ses armoiries estoient my parties de celles des Maillet (Vide sîiprà, f° 58) (n. 48) et de celles des Longeville (n. 45), qui sont en champ d'azur charge' d'une chaîne d'or, et au chef de gueule, chargé d'une merlette d'argent et 2 pales d'argent, comme est cy après (n. 56).
Ahbe' d'Orval. — Le 17 juillet 1626, ont esté entérinées les deux lettres de S. A. octroiées aux abbé et couvent d'Ûrval, l'une qui amortit une maison qu'ils ont acquis à Longwy et un mesnager seulement qui demeurera en icelle franc des imposts, gardes et guets fors en temps de guerre ou de passage d'armée par les pays. Plus S.A. leur permet de tirer hors de ses pays, grain, vin et autres choses pour le défruit de leur abbaye à charge de n'y commettre fraude.
Arrancy. — Plus ont esté leues les patentes de S. A. octroiées à Ilinzelin, fils de Hinzelin, cy devant contrôleur
d'Arancy dud. estât, à charge que sond. père en jouira sa vie durant à la finance de 500 fr. pour moitié de la finance de son père. La patente porte qu'il n'est aagé que de 20 ans et à charge
DIC (iAHUIKL l.K MAllLOllAT. 171
tju'il survivra son père de vingt et un jours. Il n'y avoil que dix huiL jours quo la finance csLoiL délivrée par quoy son sernienl a esté dillcré. DaUée du dernier juin, signée La Ruelle.
Ordinaire de Bar. — Le vendredy Vt juillet 1026, a esté entériné le décret de S. A. au pied de la requeste à elle présentée par... Mengin, qui demandoit d'estre paie des lettres et pacquets portés pour le service de Sad. A. tant à Nancy qu'à Paris, depuis 5 ou 6 ans. L'on luy a accordé 150 fr. Il demandoit 2i20 fr. et donnera cy après de mois à autre ses parties, et a preste le serment par devant J. Maillet, président. Il est porté que les procureurs et advocats de Sad. A. envoiront leurs paquets pour le service de Sad. A. à charge de n'y commettre fraude.
Ahhé d'Èvaux. — Le procureur général nous a fait entendre les poursuites que fait faire l'abbé des Vaulx, contre un de ses censiers qui avoit paie les décimes pour led. abbé qu'il ne veult paier, a esté résould que l'on en escriroit à Paris et à S. A. à Nancy. Il a des rentes aux Salines en Lorraine qui le fera bien joindre. Il est à Monstier sur Saulx chez Dardel , le curé dud. lieu.
Mort d'auditeur. — Le 19^ aoust 1626, a esté enterré aux Augustins de Bar le s"" Philippe de Léglise, auditeur en la chambre des comptes de Barrois et contrôleur en l'hostel de S. A. Il est mort au lieu de Nancy et ramené en ce lieu de Bar. Il estoit à son quartier de contrôleur encore qu'il y en eust cinq.
Gondrecourt. — Le 20 aoust, a esté leue la lettre de S. A. qui mande à Messieurs qu'ils aient à ordonner à Pierre Le Marlorat, lieutenant à Gondrecourt, de résider aud. Gondrecourt à cause que Nicolas Marlorat, son fils, qui a la survivance et qui exerce led. estât, est incapable de s'exercer lad. charge , à cause de l'arrest contre luy rendu , à faute de quoy est porté (comme je croie) que S. A. en prouvoira. Lad. lettre signée Pariset, comme M. le secrétaire Maillet m'a dit lors. J'ay représenté à Messieurs que mon frère estoit à Paris; la lettre
porte que sa esté sur la représentation faite par Minette; elle a esté ouverte chez led. Maillet, président; présens : moy, Camus, Maucervel et G. Maillet, et le s"" Maillet, président.
Stenay. — Plus a esté leue une requeste présentée à S. A. par les habitans de Milly de France, qui doivent des gardes à Stenay pour estre exempts de l'entrée et issue foraine avec la lettre close de Sad. A. contresignée Doulot. Geste affaire est remise pour ouir les officiers dud. Stenay sur ce que lesd. habitans ont fait cy devant difficulté d'exercer lesd. sauvemens et gardes. Les susnommés présens au logis dud. président.
B}'iey. — Le vendredy, 4^ septembre 1626, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées aux arbalétriers de Bryé, qui leur permet de porter arquebuze à mesche et à rouet pour s'exercer aux armes. Semblable permission a esté accordée à ceux de Norroy devant Messe, dépendant du comté [sic) dud. Bryé.
Bar : Sainte-Claire. — Plus a esté entériné le décret de S. A. adressant aux receveur général, gruyer et cellerier de Bar, qui leur mande de continuer de payer aux seurs Sainte-Glaire de Bar les dix queues de vin, dix muids de blé, dix tonnes de harans, et deux arpens de bois par chacun an, et de fournir aux réfections nécessaires de leur couvent qui seront recognues par un de nostre chambre, et pour les deux muids de sel que Sad. A. leur donne par autre mandement. Le présent en datte du 22 juin 1626. — J. Maillet, président; Bournon, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand , Goliquet et Gallet, présens.
Bailliage de Bar. — Plus a esté leue la requeste des advocats , signée Guillermin , adressante à Messieurs de nostre chambre pour faire raport à S. A. pour la réformation des espices du bailliage et prévosté de Bar.
Noblesse. — Ge 4 septembre 1626, j'ay veu en la chambre devant de nostre logis que j'ay loué au s' Musnier, peintre, les armoiries de Roussy, qui sont en champ de gueule , un c/ious
DE GABRIKL LE MARLORAT. \ll\
d'or, et sur le launnur d'ardcul une crête d'or et de (/ueule
(11. (iS).
('•rc/Jier du htiiUittm' de lUn-. — Le 7" septembre 1626, ont esté leues les lettres de S. A. apportées par le s"" Maucervel. Elle nous mande qu'elle a trouvé bon l'advis que nous luy avions donné de recharger rarticle 1208 du règlement sur le stil du bailliage de Bar de l'an 1605 et le remettre à l'ancien usage, de prendre tel nottaire que l'on voudra, pour faire les inventaires sans estre astrain de prendre le greffier dud. bailliage; nous mande de luy envoyer la forme que nous jugeons pour informer cest article; et pour l'esgar du bail fait aud. greffier, nous demande advis comme il le doit casser estant à vie à trop vil pris, n'en rendant que 400 fr. et les nottaires en offrent 2000 fr., et autres charges portées à leur requeste. Led. Maucervel nous a dit que l'on en offroit 2500 fr. L'on a résould qu'il failloit veoir le bail dud. Poupart, greffier, avant que bailler advis à Sad. A. — J. Maillet, Bournon , Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Maucervel et Gallet, présens.
Madame la Duchesse douairière. — Le dernier septembre 1626 , ont esté leues les lettres de S. A., qui nous mande que, suivant nostre raport touchant les obmissions es comptes des comptables, nous aions jour après autres à les représenter ausd. comptables, pour recevoir d'eux ce qu'ils voudront dire ou proposer au contraire, nottamment sur les frans vins, à quoy Messieurs n'ont eu beaucoup d'esgart et ont remis ceste affaire à la venue de S. A. ou à la reddition des comptes desd. comptables pour les ouyr sur lesd. erreurs. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Maucervel, Maillet, Beaudoux et Ch. de Léglise, présens. Signé pour secrétaire Rousselot.
Auditeur des comptes. — Plus a esté leu et entériné le décret du présent mois de S. A., octroie aux héritiers du feu s"" Philippe de Léglise, de recevoir les gages de conseiller et auditeur que jouissoit led. Philippe, l'espace de six ans. La présente,
en laquelle il est mort, non comprise, fors que la sixième ils ne recepveront que deux cens frans de gaiges du receveur général. Signé pour secrétaire Voillot. Les susnommés présens.
Auditeur des comptes. — Le 30 octobre 1626, sur la requeste faite par A. de Léglise, lieutenant général au bailliage de Bar, à ce que ceux qui le récusoient en leurs causes , qui estoient de la chambre , eussent à sortir lorsqu'il s'y agiroit quelque chose contre luy, a esté résolu que mesd. sieurs n'estans juges, ains seulement référandaires , qu'ils ne debvoient sortir lorsque l'on les récusoit, ce qui a esté jugé par deux autres fois depuis deux mois en sa en lad. chambre. Les sieurs Maillet, président et secrétaire, Moleur et moy estions sorty pendant que l'on prenoit ceste résolution. — Présens, Daudenet, P. JMarlorat, Meusin, Legrand, Camus, Maucervel, Beaudoux et Gallet, présens.
Noblesse. — Ce 4^ novembre 1626 , ont esté enthérinées les lettres patentes de noblesse octroiées par S. A. à Vautrin Thomassin, demeurant à Estain, cy devant prévost, gruyer et receveur d'Arrancy , à la recommendation du s"" de Levoncourt de Serre, la finance luy a esté quittée. Les patentes, dattées du S octobre 1626, signé La Ruelle, et le décret portant quittance du 13*^ d. mois.' Les armes sont escartelees d'azur et gueule chargées de quatre roses d'or, et sur le heaume porte une pucelle peinte an naturel, l'escu n'est comme les autres (n. 72). — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Goliquet, Didelot, Maucervel, G. Maillet et Ch. de Léglise, présens.
Foug. — Plus, ont esté vérifiés 2 dénombremens, l'un du s"" Jacque de Saint- Vincent , de ce qu'il a à Sorcy et Saint- Martin , tant par succession de Claude de Saint- Vincent , son père, que d'eschange fait avec Philbert de Saint-Vincent, seigneur de Narcy, son frère. Il est blasmé pour la juridiction, amendes et glandée des bois du Chasnoy, qui apartiennent à S. A. et à son prévost de Foui.
Audih'ur dt's coniplcs dt' llar. — \j\ I '2 (V'Vi'ii'i- U)^27, a csl/; rocoii l'ii nosU'o cluimhi-t», .)a('(|iios Lcscainousier, fils de Gasparl Loscamoiisier, comme audiloiir on ladite chaml)ro. Ses lettres entérinées et le serment prins dnd. Jacqnes fils. Lesd. lettres dattées du 21 s(^ptembre Ifi^fi, signé Charles , et pour secrétaire .Tanin. Linpiel enthérinenienL Iny avoit esté cy devant refusé à cause que François Olriot, conseiller et auditeur en lad. chambre, estoit son oncle; mais Sad. A. nous mande de passer oultre à sa réception sans s'arester à ceste difficulté; par aultres du 1 0 janvier dernier, Sad. A. a réservé à sond. père l'exercice dud. estât sa vie durant, et sur le dos desd. lettres est la quittance du s"" trésorier général pour le quart denier de la finance qu'est trois cens frans. J. Maillet, président, qui a prins le serment dud. Jacques, détenir secret se qui se passera en lad. chambre, de ne plus postuler à l'advenir et de n'aller seul au trésor, etc. — Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Didelot, Camus, Maucervel , G. Maillet, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet et Moteur, présens.
Noblesse. — Le 25 février 1627, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. de noblesse accordées à Pierre Thomas, lieutenant particulier au bailliage et général au prévosté de Clermont, dattées du 18^ de décembre 1626, signé : Charles, et pour secrétaire Janin; registrata Corcol. — Plus un autre décret dud. jour portant la réduction de la finance à 1500 fr. Lesd. armes sont d'argent^ chargées d'un chevron d'azur j chargé d'une espée d'argent , la garde d'or, d'un costé, et de l'autre d'un roseau d'or et aux deux chefs et pointes de l'escu une estoille de gueule (n. 71). — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Gallet, F. Coliquet et Moteur, présens.
Trois-Fontalnes. — Le 14 avril 1627, ont esté leues les lettres reversâtes des abbé et religieux de Troisfontaines de la permission que S. A. leur a fait le 22 octobre 1625, signé Charles, et pour secrétaire Voillot , entérinées en nostre chambre, de tirer hors de ses pays et bailliage de Bar, les grains et vins provenant de leurs rentes et 60 queues de vin pour estre me-
nées et dislribuées en leur dite abaie, et non ailleurs, révocable à tousjours par Sad. A.
Saint-Mlhlel : de Rosières. — Led. jour ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. du mois d'octobre 1626, octroiées à Paul Hiat {sic pour Hiérard), de Nancy, de Testât de receveur du domaine de Saint-Mihiel, par la démission de [François] de Rosières, sieur de Chaudeney, capitaine, prévost, gruyer etreceveur dud. Saint-Mihiel, et par ce moyen demeure led. estât de receveur séparé desd. estât à la finance de mils francs qu'il a délivrés es mains du s"" trésorier général. Le serment pris dud. Hiat par J. Maillet, président.
Ba7\ — Plus a esté vérifié le dénombrement des villages de Rhones, Vavincourt et Sarney, sur un autre ancien de Tan 1613, vérifié en lad. chambre auquel j'estois présent. — Les s""^ J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, G. Maillet, Beaudoux, Gallet et Moleur, présens.
Noblesse. — Ce mercredy, 21 avril 1627, a esté leule raport du s"" Gervaise, conseiller en nostre chambre. Sur la requeste
présentée à S. A. par Gabriel Villermin, demeurant à ,
prévosté de Sancy, bailliage de Saint-Mihiel , qui demande à
S. A. la noblesse de par sa mère Massare, décédée, et son
père est encor vivant, à la succession duquel il a renoncé , suivant la coustume de Saint-Mihiel. Enqueste faite par lui se prouve que son père, George Massart, vivoit noblement, qui a laissé 3 enfans, 2 fils et ceste femme; que led. George et ses 2 fils qui sont morts ont esté tenus et réputés pour nobles, et un tesmoin , son parent, de lad. famille, dit qu'il est parent d'un Jean de Dugny, dit de Massar, qui obtint sentence au bailliage de Bar, le 27 juin 1532, par laquelle il est déclaré issu de noblesse. Ce tesmoin seul dit que ce Jean estoit oncle de George , mais il n'y a que luy, et que le père de Jean estoit venu de Brabant le Comte , comme porte ceste sentence. Les armes sont quatres estoiles en champ d'azur, une bande d'argent et lin lion d'or. — J. Maillet, Daudenet, Bournon, A. de Léglise,
DE GAniilEL LE MARLORAT. \11
iMousiii, Lcsciiiiioiisici-, G. Marloral, Logrand, Coliqiint, Canins, Oriol, Manc<3i'V(;l, G. Maillot, Bcandoux, GalIoL, Mohiiir «4 Dronin , présens.
CJiai'Ii's [/rj, (lue de. Lorraine. — Lo diinancho 11 ou ISinay 16'27, S. A. Charles, duc do Lorraine et do Bar, partit de Nancy pour all(M- à Paris et y arriva le lundy en poste, d'où il est rt'Uuirno ayant party dud. Paris le 8 imay, sanfiedy à i\ heures un quart du matin et arriva à Bar à dix heures du soir (le mesme jour, chose estrange, mais la duchesse de Chevrouse on estoit cause) (itÂ) en poste de chevaux couriers de relais. Il u'avoit encore esté aud. Bar depuis qu'il est duc. Il en est parly lo lundy suyvant, 10 dud. mois de may.
Noblesse. — Ce "li^ may 16^7, j'ay veu les armes des Didelots aux Aiigustins de Bar au service du frère du receveur qui sont (razur, chargées d'un giron en sautoir e de quatre pièces d'argent et de gueule ^ et au chef une estoile (n. 25).
Le lundy, 7° juin 1627, est mort noble Claude Didelot, conseiller de S. A. et auditeur des comptes du duché de Bar, et receveur du domaine de Bar. C'est le premier receveur du domaine. Il a esté enterré, le landemain, aux Augustins, proche son frère , proche du grand autel , du costé de la chapelle Vincent.
Receveur de Bar. — Ce 10^ juillet 1627, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Charles de La Morre, mon beau-frère , de Testât de receveur du domaine de Bar, à la finance de 4000 fr., qu'il a paie au trésorier par sa quittance.au dos desd. lettres, du 6 du présent mois. Lesd. lettres du 16° juin dernier, signées Rousselot, et le serment prins dud. Charles, par J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Cohquet, Oriot, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet, Moteur, Drouin, J. Lescamousier et Ch. Preudhomme, présens.
Pont-à-Mousson. — Et sy ont esté entérinées les lettres patentes de Sad. A., octroiées à Charles Mengin, de Testât de
Documents. — I. 12
i 78 JOURNAL
concierge du chasteau du Pont à Mousson , et le décret de surannation desd. lettres, et le serment prins dud. Mengin , par led. président. Les susnommés présens.
Procureur général de Bar. — Plus a esté entériné le décret de S. A. du présent mois, qui donne au s'" Preudhomme, procureur général, un arpent de bois au Juré sa vie durant.
Noblesse. — Les armoiries des Longeville (n. 45), seigneurs de Isle-en-Barrois (sont cy après). J'ay ceste armoirie en cachet, sur cire rouge, au dénombrement du s'' François de Rouin , prévost de Bar, pour sa seigneurie de Vassincourt, vérifié en nostre chambre, le 28 juillet 1627.
Pour le grand gruyer. — Ce vendredy, 27 aoust 1627, ont esté entérinées les lettres de commission de S. A., octroiées à Henry de La Morre, demeurant à Stainville, pour avoir esgar aux reprinses de la chasse, et sur les chevaucheurs forestiers et autres ayans charge sur les bois, s'ils y commettent quelques abus, et pourra reprendre, et aura le mesme droit qu'un autre raporteur a accoustumé avoir. Le sieur grand gruyer lui donnera un reiglement. Les lettres dattées du 18 aoust 1627, je crois, signées Rousselot; et a preste le serment en nostre Chambre.
Carmélites. — Plus ont esté présentées les lettres patentes de S. A., octroiées aux religieuses Carmélines, pour demeurer en la ville de Bar; elles portent qu'elles auront des rentes en argent suffisamment pour leur entretenement, de quoy le procureur général s'informera et nous en advertira. Il nous a dit qu'elles avoient 21,000 livres; elles sont cinq et deux religieux. Depuis, lesd. lettres leur ont esté rendues sans entérinement; elles n'en ont voulu. — J. Maillet, président; Daudenet, Bournon, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet et F. Coliquet, présens.
Contrôleur des bois de Bar. — Le 19 septembre 1627 est mort Pierre Joubar, contrôleur des boys de la gruyerie de Bar, et le landemain enterré à Sainte-Claire en la porte du cœur. Ses
1)K (lAHKIKL LE MAKI-OKAT. 171)
amies sont d'ax^ur, un chevvon couclie d'or charf/c' de 3 ffamincs de {lueulea (n. S!)). Il osloit capiLaino de la iVeiirvilIe; l<3S pauvres esloieiiL liabillés de noir.
Noblesse. — Ce 1" oclobre 1027 a esté entériné le décret de S. A. octroie à Charles Massier (Massu), conseUler et secrétaire de S. A., et de l'Altesse de Madame la douairière, prévost do Hlamont, par lequel luy est permis de prendre la noblesse de par sa mère [Jeanne] de Fleury, fille de Didier Fleury, demeurant à Ligny. Ses armes sont d'azur, une rose d'or, 3 crois fleuronnees fichées d'or, 2 aux chef et une en pointe (n. 29), et pour fmance a payé trois cens fr. ; signé pour secrétaire Pistor. Cela estoit contre notre advis, encor qu'il soit porté : veu Tadvit; mais il n'a esté suyvy; mon frère fut député pour faire l'enqueste. — Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Moleur, F. Coliquet et J. Lescamousier, présens. Je n'ay veu les armes.
Le père dud. Charles est vivant et a esté premier valet de chambre de feu m^" le cardinal de Lorraine, et demeure à Ligny.
Greffier du bailliage de Bar. — Le 13 et 15 octobre 1627 a esté leiie la requeste présentée à S. A. par Jean Poupar, greffier au bailliage de Bar, contre la commission de S. A., de François Oriot, auditeur des comptes de Bar, pour laisser les grefs du bailliage de Bar, laquelle il fit publier un samedy à son de tambour, au lieu de Bar. A esté veu les provisions dud. Poupar de l'an mil cinq cent quatre vingt et par la démission de Claude Poupar, son père, et d'autant qu'il n'estoit en âage , son père l'exerçoit ; autre bail fait par messieurs des comptes en l'an 1591 dud. gref aud. J. Poupar, sa vie durant, pour 400 fr., chacun an, et de faire les informations et autres actes pour S.A. gratis, à peine de privation dud. bail, faute de satisfaire aux conditions y portées, signé de trois de la chambre, pour lesquelles pièces examiner a esté commis P. Marlorat, led. Oriot et Gallet, pour en faire rapor d'huy à 8 jours. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat,
Logrand, GoliquoL, Oriot, Maucervel, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquot et Moleur, présens. Par lad. requeste, il dit que led. Oriot, commissaire, est son hayneur.
Auditeur des comptes. — Le o novembre 1627 ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroyées à George Sauborel de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Bar, par la démission de [Claude] Sauborel, son père, qui avoit faculté de résigner en payant le quart denier de 1200 fr. qu'il avoit financé, à charge que sond. père en jouyra sa vie durant ou jusques à déport, dattées du 1 6 octobre dernier, signées Janin pour secrétaire, et quittance au dos de 300 fr. du 29 d. mois. — Le serment pris par J. Maillet, président, dud. George Sauborel. — J. Maillet, Daudenet, Bournon , P. Marlorat, A. de Léglise, G. Marlorat, Camus, Oriot, G. Maillet, Ch. de Léghse, Gallet, Moleur, Drouin et Lescamousier, présens.
Pont-à-Mousson. — Le 6 novembre 1627 ont esté présentées deux lettres patentes de S. A., passées sous le tabellion de Nancy, Vignole, le 25 octobre dernier, l'une de l'engagement des rentes sans justice de Gesainville et Bleno, pour la somme de trente mils frans, et des justices et rentes du village de Vatonville pour le prix de quatre mils frans, tous trois au marquisat du Pont à Mousson , en gages au sieur de Gombervau , gouverneur de Chasteau Salin. Nous n'avons voulu passer à Tentérinement sans ouyr les officiers dud. Pont à Mousson; les quittances, au dos desd. lettres, sont du 29 d. mois d'octobre; lesd. lettres contresignées Janin. Il a mis les pistoles à 14 fr. et les patacons à 4 fr. 4 gr., nonobstant l'ordonnance.
Saint-Mihiel. — Le 24 novembre 1627 ont esté entérinées les lettres patentes, sous le tabellionage de Nancy, de la ven-
dition faite par S. A. à Gonbault {sic pour Biaise Coyel),
cy devant greffier au bailliage de Saint-Mihiel, des deux greffes de la cour et du bailliage dud. Saint-Mihiel, pour la somme de quarante sept mil 500 fr., comme je croy sçavoir, trente cinq mils qu'il a délivré contant et deux mils cinq cens pour le remboursement qu'il a fait à [Didier Gallyot], cy devant greffier en
1)K GAlilviKI- LK MARLOKAT. 181
I;i Cour des Grands Jours, dont il <i l);iill6 ({uittauco, sravoir "■lOOO fr. que son père [Nicolas Gallyot] en avoit paie pour (inauco, et 500 fr. qu'il avoit pai(3 pour le quart de lad. finance. Lesd. 2 grefes racheptablcs à perpétuité, lesd. lettres avoient jà esté présentées, mais non receues, à cause qu'il n'y avoit
quittance des 2500 fr. dud , ce qui estoit nécessaire. Ils sont
revendus {infrà).
Gruijer de Bar. — Plus a esté entériné le décret de S. A. octroie à Moleur, auditeur des comptes et lieutenant général
au prévosté de Bar, d'un arpent de bois, jusques à bon plaisir. Le surplus estoit pour la finance dud. estât de greffier du bailliage qu'il avoit achepté. Il gaigne cinquante mils frans à ce marché là.
Sainte- Cdaire. — Plus a esté octroie mandement aux seurs de Sainte Claire de Bar, pour 10 queues de vin de 55 fr. l'une, 550 fr. sur le receveur particulier. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Lcgrand, Coliquet, G. Maillet, Beaudoux, Moleur et Drouin, présens.
Sancy. — Le 23 d. mois et an, nous receusmes lettres de S. A., par Courier exprès, pour luy envoier déclaration des rentes de la chastellenie de Sancy de 6 années une commune , ce qui a esté fait le mesme jour. — Led. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, G. Marlorat, G. Maillet et Moleur, présens.
Bar. — Le 26 novembre 1627 a esté entériné le décret de S. A. octroie à Claude Paquet, couvreur de toys, demeurant à Bar, pour demeurer sa vie durant, et pour l'un de ses enfants qu'il choisira lors de son décès, en une petite maisonnette en l'entrée du Baille, joignant la tour des Prestres, à charge qu'il et son enfant entretiendront lad. maison. Led. décret datte du présent mois et an. La veuve Simon, du Baille, qui y demeuroit, mourut le jour d'hier. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, G. Maillet, Beaudoux, Moleur et Lescamousier, présens.
Liijny; abbaye^i d'Ecurey et de Jovilliers. — Plus le procureur général do Bar nous a proposé trois appel , l'un de l'abbé d'Ecuré pour le décime; par le relief, il a main levée des biens de lad. abbaie saisis à la requeste dud. procureur provisoirement, sans que S. A. ait esté ouy. Idem pour l'abbaye de Jauvillers, pour l'économe et pour le comte de Ligny, touchant un bureau estably aud. Ligny par le fermier général de la traite foraine de Barrois Maclot.
Les armes du comte Erneste Mansfeld, raportées au 12e tome du Mercure François, sur l'an 1626, page 726, au 4 et A barre, au 2^ un aigle impérial , au 3' une barre marquetée qui couvre un lyon rampant.
Auditeur des comptes de Bar. — Le 1" décembre 1627, le s' Pierre Mousin, conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Bar, nous a présenté les lettres patentes de S. A. du 5^ novembre dernier, contresignées Janin, obtenues par Pierre Mousin, licencié es droits, son fils, de la survivance dud. estât de conseiller et auditeur en lad. Chambre des comptes, en payant le quart de la finance de douze cens frans que led. père avoit financé pour led. estât dès juillet 1596, quittance au dos du trésorier de trois cens frans pour led. quart; mais led. Mousin fils ayant semblé bien jeusne, et son père n'ayant sceu dire asseurement son âge, il a esté remis à vendredy, 3 du présent mois, pour le déclarer asseurement, et s'il n'a atteint les 25 ans , il faudra qu'il retourne à S. A.
Pont-à-Mousson. — Plus a esté leu le raport des officiers du Pont à Mousson, touchant l'engagère faite au s"" Gombervaul des trois villages cy devant rapportés, par lequel appert la lézion énorme que S. A. reçoit à lad. engagère, que nous représenterons à Sad. A. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, G. Maillet, Beaudoux, Gh. de Léglise, Gallet, F. Coliquet, Moleur, J. Lescamousier, présens. — (V. page 180.)
Pont-à-Mousson. — Le vendredy, 3*^ décembre 1627, les lettres patentes sous le tabellion, de Nancy, faites au profit de fCohgnon] Richard, père de [Dominique] Richard, prévost et
DE GAMRIEI. LH MARLORAT. 183
gruyor du PonL à Mousson, de la vendiLioii faite par S. A. de la moilié du village de Corny, marquisat dud. Pont, racliepté depuis H ans, par puissance de fief, sur le s"* de Gournay, Icd. rachat fait pour cinquante mils frans, et la vendition que S. A. (Ml l'ait aiul. Richard rachapt perpétuel est pour 30000 fr., qu'il doit payer à l'acquit de Sad. A., qu'elle doit au s"" de Beauvaux, et qu'il luy doit payer au mois de juillet prochain 1(528, et \(f payement en estant lait, il jouyra du revenu de lad. moitié de village, et jusqu'alors surçoira l'entérinement que nous n'avons esté d'advis de faire lors.
Plus a esté présenté un autre contrat de vendition faite par Sad. A. aud. Richard, père, d'un moulin [le moulin de la Laube] seize au village de [Arry], aud. marquisat du Pont,. pour la somme de deux mils frans. L'on en rend six vingts frans; c'est aussy à rachapt perpétuel. Messieurs ont esté d'advis de l'entériner. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Griot, G. Maillet, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet et J. Lescamousier, présens.
Pour l'état cVaiiditeur. — Plus led. s'^ Mousin nous a monstre le registre baptistaire où il met que son fils Pierre a esté baptisé le 4 octobre 160^2.
Mort de madame la duchesse de Vaiidémont. — Le 1" décembre 1627 est morte Chrestienne de Salme, femme à M"" le duc François, cy devant comte de Vaudémont, sur les 2 heures après minuit, en la ville de Nancy. Le 17 décembre, l'on a sonné à midy pour lad. dame à Bar, et au soir, à 3 cloches, huit jours durant.
Noblesse. — J'ay veu à Sainte-Claire les armoiries de Claude Le Grand, auditeur des comptes de Bar, et Claude Fuzelier, sa femme : celles de Le Grand sont d'azur, chargée d'une bande d'argent, au chef un lyon gisant, en pointe un gantelet d'or; celles de Fuzelier, d'azur, chargée d'une bande d'argent , trois coupes d'or, deux en chef, une en pointe; c'est à leur épitafe; auprès est l'épitafe de la femme Mons. Coliquet, le fds, au-
(liteur des comptes et contrôleur du domaine; celles de Coliquet sont d'azur, trois teste de sanglier d'or; celles de Moleur sont d'azur, un chevron rompu d'argent en pointe, une espée d'argent aux deux chefs , deux estoiles d'or.
Nobles. — Ce jeudy, 9 décembre 1657, ont esté présentées
et leues les lettres patentes de S. A. en datte du du présent
moys et an, signées pour secrétaire Pistor, par lesquelles Sad, A. déclare les nobles de la ville et fauxbours de Bar exempts du logement et contribution des garnisons qui sont et seront en lad. ville, et que les tailles de lad. ville se jetteront cy après capitation, et non le fort portant le foible, non obstant l'usage contraire, et ce, par provision au bailliage de Bar, par devant Le Bègue; sur la récusation d'aucuns nobles du juge ordinaire, et ce nonobstant l'appel interjette par le mayeur et sindic de la ville de Bar.
Auditeur des comptes de Bar. — Ce 10 décembre 1627 ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Pierre Mousin , fils , cy devant raportées, et le serment pris dud. Mousin , après s'estre submis à l'examen suy vant l'ordonnance , et a pris une loy du droit, et a discouru quelque peu de venditionibus qu3e scriptis aut solo consensu contrahuntur .
Auditeur des comptes de Bar. — Plus, un peu après, et à l'instant ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Jean Poupart, cy devant greffier au bailliage de Bar (et qui demeure jusques à la fin du présent mois), de Testât de conseiller et auditeur desd. comptes, en considération qu'il quitte led. estât de greffier, duquel ilrendoit -400 fr., et est présentement à prix à trois mil frans , ce dit-on ; dérogation par sesd. lettres à l'ordonnance pour la réduction du nombre des conseillers et auditeurs en lad. chambre et à toutes autres ordonnances contraires. Le serment pris par J. Maillet, président. Lesd. lettres dattées du... novembre dernier, et pour secrétaire Pistor.
Greffier au bailliage de Bar. — Plus led. Pouparnous a présenté une requeste que S. A. nous renvoyé, par laquelle led.
1)K (iAHI{li;L LK MARLOKAT. 1 8">
Poupiir demande que les registres dud. f^^ref (pi'il ;i pi-inhiiil qu'il a esté en charge, luy demeurent entre ses mains pour éviter aux faussetés que l'on pourroit commettre à son préjudice. L'on verra si la mise a pris desd. grefs n'est faite à ctiste charge. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Ch. de Léghse, Gallet, F. Coliquet, Moleur et J. Lescamousier, présens.
Greffe (lu bailliage de Bar. — Le mercredy, 22 décembre 1627, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., sous le
scel secret contresignées Pistor, du de novembre 1627,
portant bail fait du gref du bailliage de Bar, à Biaise Chamerlat, pour en jouyr sa vie durant, et avec luy associé Michel Breton , fils de m° Jean Breton , pour le prix de deux mil huit cens frans par chacun an, et les frans vins pour la première année de quatre cens cinquante frans , qui commencera au premier janvier prochain, et à charge qu'ils donneront caution. — Présens, J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, etc.
Noblesse. — Le vendredy, 24 d. mois de décembre, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. du 9 du présent mois, contresignées Janin, de noblesse, octroiées à m*' Jean Breton, bailly d'Ancerville et procureur es sièges de Bar, à la recommandation de m"" le duc de Chevreuse, sans finance, comme apert par un mandement particulier qui luy remet la finance avec dérogation à toutes ordonnances et dispence de serment. Les armes sont de gueules , chargée d'un lijon d'or rampant contre une tour d'argent supporté sur un tertre de cinope et sur l'armet issit un lyon d'or, tenant de sa patte dextre une lance issant d'un torty d'or, d'argent , de gueule et cinople , le tout porté d'un armet mort d'argent (n. 15). — J. Maillet, P. Marlorat, A. de Léglise, G. Marlorat, Le Grand, Camus, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet et Poupart, présens. Depuis sont survenus Lescamousier et Moleur, et après Bournon et Drouin, et J. Lescamousier.
Clermont. — Ce mercredy, 29 décembre 1627, ont esté entérinées deux lettres patentes de S. A., l'une de Testât de greffier au bailliage et prévosté de Clermont, à Nicolas et François Vosgin, père et fils, pour en jouir par led. père sa vie ou déport , à charge d'en rendre trois cens frans par an , et d'autant qu'ils avoient lesd. estats par finance, le père pour deux mil frans et le fils pour le quart denier; S. A. leur accorde huit ans pour se rembourser de leur finance, lesquelles expirées, ils paieront au jour S^ Martin lesd. trois cens frans par an.
Foug. — L'autre est accordée à , contrôleur et clerc juré
de Foug, de Testât de greffier, au prévosté et gruerie dud. Foug, en rendant par an 33 frans, et de faire gratis les expéditions touchans le service de S. A., et n'y a remboursement de finance. C'est suyvant Tédit de réunion des grefs au domaine de S. A.
Greffier du bailliage de Bar. — Plus ont esté receue les cautions par Chamerlat et Breton , greffiers du bailliage de Bar, pour leur ferme dud. gref^ Chabrau, beau frère dud. Breton, et le frère dud. Charmerlat.
Plus a esté leu le mandement de S. A. qui nous ordonne de faire sçavoir à tous officiers du duché que la deffence qu'il avoit de ne payer aucune charge de leur recepte avant le commencement de janvier, est continué par led. mandement jusque au commencement de mars, fors pour les fondations et legs pieux, du 26 du présent mois, contresigné Pistor Lebègue. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de LégUse, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, F. CoUquet, Moleur, Drouin, J. Lescamousier, Mousin et Poupar, présens.
Auditeur. — Le lundy, 17 janvier 1628, ont esté leues les lettres patentes de S. A. octroiées à Christofe Preudhomme, procureur général au bailliage de Bar, dattées du 11 du présent mois et an, contresignées pour Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes du duché de Bar, vacquant par la mort de Paul Daudenet, fils de Pierre Daudenet, et démission
i)K (;ahi;ii:i, m<: marlorat. 187
(liid. IMerrc es mains diid. I^roiidhoinnio. Led. Pierre avoit facullé de résignor ol l'avoiL fait au j^'olit de sond. fils, qui est dôcédé, et néanlinoins en joiiissoit sa vie durant, mais estant fort aagé, il s'en est défait entièrement au prolit dud. Preudhomme, mais il n'a esté reçeu à cause qu'il n'estoit dispensé de l'ordonnance qui nous défend de recevoir deux frères. 11 est renvoyé à S. A. — .). Maillet, Bournon, P. Marlorat, A. de Lé^lise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Drouin et J. Lescamousier, présens.
Maître louvetler. — Le 20 janvier 1628, le s»" G. Maillet, greffier, nous a leu deux coppies, envolées de Nancy, de S. A., qui ordonne que les officiers des receptes particulières du duché de Bar, feront recepte de ce à quoy les communautés se sont cottisés pour s'exempter de la huée du m° louvetier, Alexandre Maillet, receveur général, qui sursoira l'exercice de sa charge pour quatre ans, pendant lesquels S. A. luy accorde huit cens frans sur sa recepte générale, et le lendemain led. Maillet, greffier, a présenté l'original desd. huit cens frans pour estre enthériné. Le s"^ Camus m'a dit qu'il avoit lesd. originaux auparavant. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Moteur et Poupar, présens.
* Et le 24^ dit mois de janvier dit an 1628, a esté leu le décret de S. A. qui dispense le s"" Preudhomme, procureur général, de l'ordonnance au moien de quoy il a esté receu et preste le serment, encor qu'il l'eust jà cy devant preste, ayant dès il y a longtemps l'entrée en ladicte chambre. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, A. de Légiise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Griot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Moleur, J. Lescamousier et Poupart, présens. *
Gruyer de Pont-à-Mousson . — Le 24 janvier 1628, ont esté leues les lettres patentes (elles sont, comme je crois, du 7 septembre 1627, infra) de S. A., octroiées à [Dominique] Richar, fils de [Colignon] Richar, prévost, gruyer du Pont-à-Mousson,
desd. estais de son père, pour en jouyr par survivance ou déport
de sond. père, moyannant la somme de que led. Richar,
père, a payé pour la finance. Par lesd. lettres, il est dit que led. Richar fils est seulement aagé de 18 ans et qu'il est absent, qu'il prestera le serment à son retour (il est en Espagne). — ,j. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, etc., présens.
Noblesse. — Ce vendredy, 5 may 1628, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiéesà Charles Hurault, advocat et procureur des chanoines et chapitre de la cathédrale de Toul, par lesquelles Sad. A. le relève de la roture exercée par son père et ayeul issus de nobles races de Mathieu Hurault de Gondrecourt, duquel est issue Paquotte Hurault, mère à Simon Bailly, et par lesd. lettres est faite mention de l'enqueste faite par led. Simon Bailly en l'année 1615, pour prendre la noblesse de sa mère des Hurault et de M' Morison, qui a
aussy prins sa noblesse desd. Huraus. Le renvoy a esté fait au
s^" mareschal de Lorraine et Barrois. Lesd. lettres dattées
du 2 décembre 1627, signées Voillol, et est dit qu'il aura les armes des Huraus qui sont sur le registre du Hérault d'arme de S. A. dès l'année 1504 ou 5, ou environ; elles sont d'argenty chargée d'un lyon de sable , marqueté de plusieurs billettes de sables (n. 36). 11 n'est dit par lesd. lettres quelles elles sont. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, F. Coliquet, J. Lescamousier et Poupar, présens.
[Ville7's-le-Sec.] — Plus a esté entérinée la patente de Sad. A. octroiée à Charles Petit, qui luy permet d'ériger un moulin à vent au village de Viller le Sec, en payant par chacun an demy muid de blé. Les susnommés présens.
Sens. — Le 24 may 1628, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. sous le petit scel secret, du 20 dit mois et an, signé Janin, octroiées à Toussaint du Chat, procureur au bailliage et présidial de Sens, de Testât de procureur pour
1)K riAHRIKL I-K MAULORAT. 189
S;ul. A. aud. Sf'DS, ail litMi de , goiidi't; du (Vti s"" Ori(jt, ({ui
s'en est démis, d'aiitaiiL (lu'il est conseiller aud. présidial d(î Sons. — J. Maillcf, i)résidenL; lIouriK»!), IV Marlorat, Mousin, Lescaniousier, G. Marlorat, Le (jrand , (loliquet, Maucervel, Cl. iMaille(, flallot et Moleiir, présens.
PicnrliUr. — Le mercredy, M juin 1028, le partage a esté ^ait en la chambre des comptes de Bar, des bois de la seigneurie de Pierrefitte en deux lots, l'un pour le s"" baron de Cirey, ((ui a la moitié par indivis en lad. terre; l'autre à S. A. et aux sieurs Saint-IIilaire, qui ont un dixième en lad. moitié, et la dame de Franquemont qui a un douzième en lad. moitié, par devant Thierry Mengin et Colesson, nottaires. — J. Maillet, ])résident; P. Marlorat, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet et F. CoUquet, J. Lescamousier, Poupar et Preudhomme; et pour lesd. sieurs de Saint-IIilaire et dame de Franquemont, noble Pierre Boucher, advocat à Bar, fondé de procuration , et led. s"" baron de Cirey en personne , qui ont tous signé.
Noblesse. — Ce vendredy, 29 juin 1628, a esté leu le rapor du s^ procureur général de Bar, sur Ja requeste présentée par Maillet, demeurant à Ancemont ou autre village
de la prévosté de Souilly. Le fait est que led. Mail] y a esté comprins aux tailles de leur village; il s'oppose, dit estre issu de noblesse par sa mère, Anne Michault, fille de Jean Michault, tenu noble, demeurant à Chastillon sur les Costes. On luy objecte les actes de roture par luy faits. Il fait enqueste, prouve led. Jean Michault noble par deux de ses oncles Michaus ; deux autres tesmoins : l'un dépose qu'il a esté tenu franc, mais cela n'induit noblesse; l'autre dépose de la noblesse, mais vox uniiis est; par sentence, il est condamné à nantir; il appel au bailliage pendant. Il présente requeste à S. A., à ce d'estre relevé des actes de roture et d'estre receu à prendre la noblesse de sa mère; renvoiée à Messieurs qui font renvoy aud. procureur général. Il s'informe des biens du père de lad. Anne Michault, et peut avoir vaillant deux mils frans, sont 500 fr. à sa part, y aiant 4 enfans; le tiers pour S.
A. serait 120 fr. ou environ; le reste ne seroit pour entretenir une noblesse, joint que led. Mailly a 5 ou 6 enfans et fort peu de son costé; sy que l'on a esté d'advis que S. A. ne luy devoit accorder ny le relever.
En mesme instant led. procureur a représenté la difficulté sur
la noblesse de mon beau père et de ses enfans, que le jeudy
jour du présent mois de juin, la cause ayant esté plaidée, led. procureur ayans empesché la qualité d'escuyer, le s"" A. de Léglise , lieutenant général , ordonna que sans préjudice des parties les qualités demeureroient, du quel jugement Messieurs ont esté la plus part d'advis d'appeler et qu'il failloit récuser led. de Léglise qui estoit oncle de la femme du prévost de Stainville. Je crains fort l'issue de ce procès s'il prend long trait et qu'il ne soit assoupy par autres moyens. L'on a lors raporté que Sesac vouloit se qualifier noble, et un autre que led. lieutenant avoit ordonné le mesme, que sans préjudice les qualités demeureroient, dont il a esté résould qu'il y failloit apporter un reiglement de ce que le juge en telles occurences aura à ordonner pour l'advenir. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Gallet, Moteur, J. Lescamousier, Poupar et L. Preudhomme, présens.
Led. rapor a esté encor leu le mercredy dernier, 8 octobre 1629. Présens, J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Griot, Maucervel, G. Maillet, Gallet, Sauborel, pour Preudhomme, et depuis led. procureur a dit qu'il avoit eu communication des lettres de noblesse de mon beau père, cy après rapportée sur la lecture qu'il a fait de un act de la grurie de Morley, du 20 du présent mois d'octobre, an présent, par lequel il se qualifie noble lieutenant du grand gruyer du duché de Bar.
Rembercourt- aux -Pots. — Ce 12® juillet 1628, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Nota de
Rambercour aux Pots, de Testât de contrôleur et clerc-juré
aud. lieu, par la démission de...., à charge que led en jouira
sa vie durant, lequel en estoit prouveu dès l'année 1593 et
DE GAniUKL LE MARLOliAT. 191
avoil IjuMillt; (le résigner. Led. Nola, a payé cent fransau Irésorior. S(>s lettres sont dti 17 jiiillot dernier et a preste le serment prins par J. Mailhît. Il est bien Jimiiio, mais il n'exerce lad. charge.
Pi('r)'e/i((('. — Plus a esté leue une autre patente accordée an s"" baron de Cirey. S. A. luy donne trois mille frans de pensions à prendre sur la recepte de Pierrefitte. Messieurs ont esté d'advis de l'enthériner comme les autres, l'assigner sur la recopte générale et d'estre payé à son ordre, ce qu'il ne veut accepter. C'est pourquoy l'on a résould d'en faire les remonstrances à S. A. — J. Maillet, Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot. G. Maillet, Gallet et Moteur, présens.
Grand gruyer. — Le 19 juillet 16'28, Henry de La Morre, mon beau frère, a présenté les lettres patentes de S. A., à luy octroiées , de Testât de lieutenant particulier du grand gruyer du duché de Bar, aux gages de deux cens frans et lettres de jussion portant quittance de la finance dud. estât, en datte les
lettres du an présent 1628, signées Pistor Lebègue, pour
secrétaire, mais n'ont esté entérinées d'autant qu'il estoit califié par lesd. lettres patentes et celles de jussion escuyer, laquelle qualité luy estoit débattue en justice, et pour ce, ils ont résolu d'en escrire à S. A. J'ay sorty à cause que je luy suis allié. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Gallet, Moteur, Drouin et Poupar^ présens.
Lieutenant général au bailliage de Bar. — Ce vendredy, 11 aoust 1628, le s"" A. de Léglise, lieutenant général au bailliage de Bar^ nous a fait entendre qu'il estoit inthimé en cause d'appel au Parlement de Bretagne, délivré à requeste de madame la comtesse de Vignory et mons. le président Le Mesme, sa partie adverse. Le fait est que lad. comtesse prétendant la succession de feu mons. de Bussy et, au contraire , led. sieur président Le Mesme et sa femme , mère dud. feu s^ de Bussy, comme
donataires de sa confiscation, tant du Roy que de S.A., débattent lad. succession, et par ce moien ne se faisoit aucune justice ù Mongnéville dépendant de lad. succession. Pendant ce, les deux parties sur les récusations du Parlement de Paris , sont renvoiées par le Roy au Parlement de Bretagne où il ordonne que les différens de lad. succession seront terminés. Led. déport du Roy fut présenté en jugement au bailliage de Bar pour y estre insinué, empesché par le procureur général aux assises <lernière de l'Assancion, sur la plainte judiciaire faite tant par le procureur général que généralement led. lieutenant ordonna que lesd. parties conviendroient d'un juge dedans un certain temps, sinon et à faculté de ce, il évoque toutes les causes de lad. justice par devant luy; appel par lad. comtesse relevé, et intimé led. lieutenant aud. Parlement de Bretagne oii le différent des successions est renvoyé par le Roy. Messieurs de nostre chambre, autres que le s"" président et son fils, greffier, récusés, qui ont sorty, ont esté d'advis d'envoier l'exploit et d'escrire à m"" Hatteau, agent pour S. A. à Paris, pour parler aud. s»" président Le Mesme, sçavoir s'il voudroit comparoir pour led. lieutenant puisque sa esté à la sollicitation de Guillermin, advocat dud. s"" Le Mesme que le procureur général fit ceste requeste aux assises, et si led. s'" président ne veut comparoir que led. s'' Hatteau envoyé les pièces au Parlement de Bretagne pour comparoir au nom dud. lieutenant sans luy mander que S., A. paiera les frais et cependant l'on escriraà S. A. pour l'advertir du fait et ce qu'il veut ordonner estre fait. — P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Le Grand, Coliquet, Camus, Beaudoux, Gallet, F. Coliquet, Moteur, J. Lescamousier et Mousin, présens. Le s'^ président et G. Maillet, son fils, greffier, sont sortis, d'autant qu'ils ont esté récusés par led. lieutenant de Léglise.
Noblesse. — Le 17 aoust 1628, ont esté entérinées les lettres patentes de noblesse octroiées par S. A. à Remy Bidot, médecin, demeurant à Saint-Mihiel, qui sont g Ironnée s d\i.:iiu' et de gueule, chargé d'un lion d'oVj une face d'ax-ur, au cœur une rose d'or accompagnée de deux estolles d'argent, et sur le heaume
1)1-: (JAHRIKL LK MARLORAT. 1 lj!{
OU arnii'l mort issil un lion d'or tenant une palme de, clnople (il. S). — l>;itl('('s (II' juillft (Icriiitir cl pour socrétairo .laniii, BouriKMi , P. Ahirlonil, A. do Léglise, Muusiii , Lescaniousicr, G. MarloraL, Logrand, Colitiiiet, Camus, OrioL, G. Maillet, Gal- Il'L, Moleiir, LescaiiioiisiiT et Moiisin , prcsens.
Amortissement. Jcsuiles — Le 23 aoiist I()"2<S, ont esté loues les lettres patentes de S. A., octroiées aux pères Jésuites de Saint ^liliiol où ils ont un couvent pour leurs novices de trois ans. Sad. A. leur amortit et permet d'acquester pour la nourriture desd. religieux jusques à deux mils fr. de rente en fond, ety ontjàacquesté un gaignage de 9 paires de rente. Messieurs n'ont voulu entériner lesd. lettres que premier ils n'ayent fait led. acquest, et en donné déclaration en nostre chambre. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, G. Mariorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet, Moteur, Drouin et Poupar, présens.
Saint-Mlhiel. — En mesme temps a esté loue la requeste présentée à Messieurs par le controolleur de Saint M ihiel contre le nouveau receveur dud. Saint Mihiel, qui se plaint que led. receveur ne luy veut paier ses gages et frans vins ; dit que luy aiant fait marché, le receveur estant absent, d'un millier de thuille , il fait difficulté de le paier au chartier sur son acquit. Qu'une ferme estant à oultrer au 16 dud. mois, led. receveur estant à Nancy, qui n'en retourna que le IS'^. Il fit l'oultrée qu'il ne veult agréer; qu'il veut avoir les mandemens et led. controlleur soutient qu'il les doit avoir, qu'il veut recevoir les mises à prix des fermes à laisser qui doivent estre faites au registre du contrôleur et autres faits portés en la requeste dud. contrôleur qui se remet à ce que Messieurs en ordonneront, sur quoy led. receveur respondra par escrit pour après estre réglés en leurs charges. C'est un commencement de difficulté qu'apporte la division des charges de prévost et gruyer d'avec celle de receveur aud. Saint-Mihiel.
Dénombrement. Bar. — Le 30 aoust 1628, a esté vérifié le dénombrement donné par mons^ de Contrisson de la justice Documents. — L 13
moienne et foncière qu'il a aud. Contrisson, bailliage de Bar, qui luy est escheii par le décès de Damoiselle Claude de La Molhe, sa mère, décédée depuis six à sept mois en sa. Les mesmcs blasmes apposés qu'à l'ancien, touchant un pilory qui est dedans le four qui demeure pour S. A. seul.
Lieutenant général au bailliage de Bar. — Plus a esté leue une lettre du s^" Hatteau, agant à Paris, touchant le fait du s»" lieutenant de Léglise, cy devant. Il escrit qu'il a esté trouver mons. le président Le Mesme, pour prendre le fait dudit lieutenant au Parlement de Bretagne, ce que n'a voulu faire led. Hatteau, a envoyé la copie de l'intimation en Bretagne par l'ordinaire. Il dit que led. lieutenant ne devoit évoquer, seulement nommer un juge d'office pour exercer la justice audit Mongneville.
Gruyer de Bar. — Plus les sieurs Mousin et Lescamousier pères ont raporté leur procès-verbal de la visite du bois du Faux Miroir et les restenées du gruyer et fortier dud. bois. L'on a agité si le procureur qui estoit présent s'adresseroit aud. gruyer ou au fortier pour les dégradations. Sur la diversité d'advis , la décision a esté remise à une autre fois." Les uns tenoient qu'il failloit s'adresser aud. gruyer et les autres au forestier, et sy a esté résould sur le procès verbal de Henry de
La Morre, mon beau frère, sur les dégradations du bois de
que led. procureur gruyer et led. de La Morre, se transporteront sur le lieu pour recognoistre les estots des arbres couppés rapportés en gruerie et les amendes , d'autant qu'il n'y a tant d'amende qu'il y a d'arbres couppés. — J. Maillet, président; Bournon, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Goliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, qui a sorty à la résolution du gruyer; Gallet, F. Goliquet, Moleur, Drouin , Mousin et Poupar, présens.
Morley : pe^ision. — Le 13 (11) septembre 16:28, ont esté présentées en nostre chambre les lettres patentes de S. A., signées Janin et dattées du six présent mois, octroiées à [Anthoine] de Stainville, baron de Gouvonges, fils de M"" le bailly,
DK (iAIUtlEL LH MARLORAT. 19^)
S"" (lo Couvongcs, d'uno ponsion do trois mils fnuis dorniib!, rachopUihle do ({Uiininti! mils l'rans pour luy, ses hoirs ot ayant causo, à proiidro sur la p^riiyorie do Morloy, par préforence : mais ('Iles ii'oiiL (>stô oiilt''riiiôos jusqu'à ce que nous ayons lettres do jussion, laquelle jussion a esté entérinée le mardy 10 octobre dattée du a dit mois, contresignée Pistor, qui avoit lait la patente.
Pc )i si ()}(,<;. — Plus a esté leue la lettre que Sad. A. nous escril , par laquelle elle donne main levée à l'arrest qu'il avoit fait dos pensions et gratifications que Sad. A. veut et entend estre paiées en ceste année courante (c'est-à-dire s'il y a de quoy). L'on a esté d'advis de mander à tous les officiers particuliers d'envoyer dans un mois Testât de ce qu'ils pourront estre relicataires par leurs comptes qu'ils dévoient envoyer cy devant dans les roys, et sy l'on voye qu'il n'y ait fond suffisant pour satisfaire au mandement de S. A., l'on l'en advertira. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet , Maucervel, G. Maillet, Gallet, F. Coliquet, Moteur, Drouin, Poupar et Preudhomme, présens.
Mognéville. — Le 10'' octobre 162.8, ont esté leueS les lettres de S. A. qui nous mande qu'il envoyé le s"" Rouyer, son conseiller d'Estat, pour veoir les différons d'entre madame de Mesme et la contesse de Vignory, pour l'exercice de la justice à Mongneville, ensemble pour informer de quelqu'effort fait à justice par lad. dame contesse de Vignory, pour avoir rescoue un de ses gens prins par un sergent royal en rhostellerie de l'Ange en ce lieu, et led. s"" Rouyer ouy, a esté résou qu'avant informer, il tascheroit d'accorder lesd. dames de choisir un juge à Mongné ville. Les appellations duquel resortiront au bailliage de Bar, etc. — J. Maillot, Bournon, A. de Léglise, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Oriot, G. Maillet, Beaudoux, F. Coliquet et J. Lescamousier, préseus.
Pont-à-Mousson. — Plus a esté résoulte une affaire du Pont contre l'advis du prévost. La glandée fut oultrée à 600 fr. L'oc-
tave de croisf3menL ol tiercement passée, un autre moitié sur le tout qu'est 900 fr.; dans la naesme octave le premier moitié sur lesd. 900 fr.; c'est autre maintient led. moitiément estre nul , se pourvoye en nostre chambre ou ayant esté trouvé nul on luy baille advis dambanir sur l'oultrée qu'est en tout 1500 frans et que Ion luy quittera 150 fr. qui faisoit le surplus de 1350 fr. qui faisoit le dernier moitiément nul, et que si le premier vouloit ambanir sur le toul, il le pouroit faire. S'estant retourné au Pont avec son expédition en baillant aux officiers, il déclare qu'il ambanit sur le tout, mais les officiers, le prévost incline à la faveur du premier et dernier moytiement. Mais messieurs ont esté d'advis que l'adjudication en doit estre faite audit ambanisseur sur le tout, le règlement veu , les susnommés présens.
Noblesse. — Le mercredi H'' octobre 1628, a esté leue la requeste présentée à S. A., par [François] Symonin {sic pour Simony), demeurant à Dainville, qui demande d'estre relevé de la surannation d'un décret cy devant par luy obtenu de Sad. A., par lequel il est relevé d'avoir exercé acte de roture et d'avoir pris en admodiation des dismes. Led. décret entériné au bailliage de Gondrecourt et non en la chambre des comptes, cause qu'il luy a esté débatu , et par arrest de la cour des aydes de Paris (ce dit-on), a esté ordonné qu'il le feroit entériner en lad. chambre, de quoy il fait sa requeste à S. A., alégant l'usage contraire aud. bailliage de Gondrecourt, qu'il n'est nécessaire que tels décrets soient entérinés en nostre chambre. Les armoiries des Symonins sont celles des Combles, qu'un Hector Simonin, demeurant à Neufchâteau, print de sa mère qui s'appelloit des Combles; mais ils ont changé qu'il n'y a point de crois d'or au mitan et sur le Iiaume y a un oiseau d'argent, ainsy qu'il se voit par patentes de S. A. de l'an 1566, qui permet aud. Hector de prendre la noblesse de sa mère, qui estoit fille de... des Combles, demeurant à Ancerville en Barrois, et son ayeul.
Auditeur des comptes. — Le vendredy, 22*^ décembre 16^28, a esté leue la requeste présentée à S. A. par Gallet, Moleur,
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Droiiiii, prévost, Poiipaii et Proiidliomme, conseillers cl aii- (lileiirs (les comptes. Ils s(i plaignent qiKî cinc[ autres, scavoir : (lli. (le Lé^lise, !'. Coliquiîl, (ils, .1. Lescamoiisier, Mousiii et Sauborel, fils, jugèrent n'ayant que la survivance de leurs eslats, de prendre rang et scéance du jour (pTils ont présenté leurs lettres. P. Le Marlorat, mon frère, a esté commis pour les ouir de part et d'autre et faire rapor en la chambre pour après le faire à S. A. — J. Maillet, P. Marlorat, G. Marlorat, Legrand, Oriot, Maucervel et G. Maillet, présens. Les autres ayant tous sorti pour estre parens ou alliés des parties.
Louppy-le-Chûteau. — Le 10" janvier 16'29, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Charles] d'Alenson, de Testât de controoleur en la recepte de Louppy le Chastel, vacquant par la démission faite par Charles Gaume , à charge de paier au trésorier général de Lorraine huit cens frans , ce qu'il a fait. Apert par quittance au dos desd. lettres. L'on dit qu'il luy couste plus de six mils frans. Le serment pris dud. d'Alenson. — J. Maillet, président; Sauborel, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand , Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Drouin, présens.
Noblesse. — Le 8 mars 1629, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. de noblesse octroiées à Jean-Baptiste Colin, advocat à La Mothe, fils de m^ Mames Colin, aussi advocat aud. La Mothe. Elles sont de gueule, un palmier d'or et sur le heaume y a un palmier (n. 21). 11 doit paier pour finance 2500 fr. S.A. luy en a quitté mil frans. et le trésorier a reçu 1500 fr. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Ch. de Léglise, Gallet, Moteur, Poupar et Preudhomme , présens.
Souilly. — Le 17° mars 1629, est mort [Nicolas] Corpel, prévost, gruyer et receveur de Souylly.
Substitut général du duché' de Bar. — Ce 4 avril 1 629 , ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Charles Barois, de Testât de substitut général de S. A., en son duché
de Bar, aux gages de cinq cens frans, sur le receveur général de Bar, et deux arpens de bois sur le gruyer de Bar et dixhuit deniers pour frans sur ce qu'il aura augmenté du domaine de Sad. A., et le serment pris dud. Barrois, non obstant l'empeschement formé audit entérinement et prestation de serment par ChrisLofe Preudhomme , conseiller et auditeur et procureur général de Bar en lad. qualité de procureur général, lequel empeschement sera mis à l'entérinement et sauf à eux à se pourveoir vers S. A. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, G. Maillet, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet, Moleur, J. Lescamousier, Poupar et Preudhomme, présens.
Noblesse. — Le vendredy d'après Pasque, [23^] d'avril 1629, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., en parchemin, sous scel secret le avril 1629, signé Charles, et pour secrétaire Pistor Le Bègue, octroiées à Claude de La Morre , cy devant prévost, gruyer et receveur de Stainville , demeurant à Lavincourt, qui luy permet de prendre la noblesse de sa mère, Caterine Guyot, fille de [Nicolas] Guyot et [de Jeannon] de Bigot, ses père et mère, nobles.
Grand gmijer. — Plus ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Henry de la Morre, de Testât de lieutenant particulier de m'" le grand gruyer, aux gages de deux
cens frans; plus un autre décret datte du du présent mois,
contresigné Pistor, par lequel Sad. A., sur la requeste dud. de la Morre, qui demandoit la moitié des amendes qui s'adjugeront es grureirs du bailliage de Bar, luy accorde la moitié de celles qui s'adjugeront es gruries du bailliage de Saint-Mihiel et la moitié de celles qui s'adjugeront par toutes les gruries du duché de Bar, à sa diligence et pour trois ans, à commencer au premier janvier dernier passé, à charge de faire visite par chacun an; le serment prins dud. Henry de La Morre par J. Maillet, président; présens, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Ch. de Léglise, Gallet, F. Coliquet, Drouin,
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,1. Loscamousior, Siiiil)ori'l, Puii[)ar nt Cliristoplio Prciidhomrnn. J'ay soi'ly à cause que s'esloiL mon Ijeau-frère.
Nohlcssc, — Ce 9 may l()!2î), o'iit osl/; cnli'Ti nées les lettres palenlt's de S. A., octroires à Claude Haudouin, bailliage de Gondrecour, par lesquelles S. A. luy permette de prendre la noblesse de ses devanciers, encor qu'il ne puisse faire paroistre des lettres d'anoblissement et que deux autres frères que led. Claudia a jouissoiit dud. privilège de noblesse. Elles sont en patentes, sous le grand scel, ce qui manque à celles de mon beau-père. — J. Maillet, président; Bournon, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Goliquet, Camus, Maucervel, G. Maillet, J. Lescamousier, Poupar et Preudhomme, présens.
Auditeur. — Ce vendredy, "27 juillet 1629 , ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées à Jean Poupar, fils de Jean Poupar, cy deyant greffier au bailliage de Bar, et présentement conseiller et auditeur des comptes de Bar, de la survivance dud. estât de son père, de conseiller et auditeur, pour en jouyr après la mort de sond. père ou après son déport, et qu'il aura dès à présent entrée en lad. chambre et non voix délibérative , et de payer contant la somme de quatre mils frans dont y a quittance au dos, dattées du mois de mars dernier et le serment a esté prins par P. Le Marlorat, pour l'absence du président, non obstant les difficultés qui se sont rencontrées, qu'il n'est gradué n'y exercé en droit et pratique et au fait du domaine suyvant l'ordonnance de S. A., qui n'a esté suyvie.
Pour la chambre. — Plus a esté leue la lettre de S. A. qui nous mande qu'il a envoyé les s""^ Bourgeois, m*" aux requestes,
et Bourgogne, pour nous ouyr sur 4 ou 5 chefs. Pour quoy
nous avons laissé les réfections à faire au moulin d'Andernay, au s*" Le Grand, conseiller et auditeur en lad. chambre; pourquoy nous avons fait faire un marteau en la chambre pour
marquer les chesnes de gruyeries Laquelle lettre leue, a
esté résould que P. Le Marlorat et A. de Léglise iroient trouver
lesd. commissaires pour sçavoir d'eux ce qu'ils ont à faire en- [i tendre à Messieurs de lad. chambre de la volonté de S. A., et qu'auparavant ils iront trouver le s' président, qui est mal disposé, pour sçavoir s'il le trouvera bon.
Saint-Mihiel. — Plus a esté leue l'engagère de nouveau faite à [Jean] Rousselot, de Nancy, des greffes du bailliage et de la cour de Saint-Mihiel, moyannant cent mils frans, quarante cinq mils frans que [Biaise] Coyel avoit cy devant desbourcé pour l'achat desd. greffes, et quarante cinq mils frans pour bagues et joyaux qui luy estoient deus, et dix mils frans qu'il a délivrés au s"" trésorier général, dont y a quittance et dud. Coyel, racheptable de la somme de quatre vingt dix mils frans qui se pourra faire à trois fois, trente mils frans à chacune fois , et ce fait jouir du tier du revenu desd. grefs au prorata du reachat. — P. Le Marlorat, A. de Léglise, P. Mousin, Lescamousier, G- Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, F. Coliquet, J. Lescamousier, Sauborel, Mousin, Preudhomme, présens. Led. Preudhomme a empesché que led. F. Coliquet, délibère devant luy du fait dud. Poupart et les autres supernuméraires.
Noblesse. — Le 1" aoust 1629, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à Jacques Cuny, lieutenant en la prévosté de Ligny, qui luy permet de prendre la noblesse de sa mère des Fleuris et sœur de la mère des Massue, après qu'il a fait aparoistre de la renonciation par luy faite à la succession de son père après son décès, dattéesdu mois de juillet dernier, contresignées Pistor Lebesgue.
Morley. — Plus ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Louys Perin], de Commercy, de Testât de procureur fiscal en la gruyerie de Morley, par la démission de [Jean Remyon], cy devant possesseur d'iceluy. Il y a quelque temps que lesd. lettres avoient esté présentées, mais il fut différé jusques à ce qu'elles fussent changées et envolées à Sad. A., pour le faire changer par Pistor Le Bègue, comme a esté fait, et le serment a esté prins en tel cas requis.
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Pour la clunnbve. — Plus oui esté en lad. chaml)r(! lus si(Mirs Bouryouis oL Bourgogne ra[)oi'tés en la page i)récé(lenLe, qui nous ont (ait veoir leur coniniissiou pour informer des abus fjui se sont glissés au nianiemant des linances et domaine, et nous ont donnés des mémoires pour y respondre. L'on s'assemblera demain à ce subjoct. — J. Maillet, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Camus, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Manieur, J. Lescamousier, Sauborei, Mousin, J. Poupar et Barrois, présens.
Ville de Bar. — Le 17« aoust 1H27 ont esté entérinées les lettres patentes de S. A., octroiées aux manans et habitans de la ville de Bar, dattées du 10 du présent mois d'aoust an présent, signées Pistor Le Bègue pour secrétaire, par lesquelles Sad. A. donne auxd. habitans, sur chacune pinte de sel, le surplus de trois gros, àquoy il met lad. pinte par tout le bailliage de Bar, excepté Ligny, Ancerville, Monthier-sur-Saulx , Stainville; je crois que Couvonge et Morley y est, ce que je ne suis asseuré, et ce pour vingt ans seulement, pour faire fond en lad. ville, ayant Sad. A. led. jour estably un conseil de ville par patantes qui furent hier jeudy entérinées au bailliage de Bar, par devant Le Besgue, lieutenant particulier, estant le lieutenant général absent à Paris.
Plus a esté longtemps agittée l'affaire des cordonniers dud. Bar qui ont, il y a quelques mois, obtenus de Sad. A. d'avoir leur place comme du passé en la halle dud. Bar; mon frère et Maucervel ont esté commis pour traiter avec les fermiers de lad. halle et tascher de leur faire quitter leur marché. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Camus, Maucervel, G. Maillet, Gallet, F. Coliquet, Moleur, Sauborei, les deux Poupar et Barrois, présens.
Substitut général du duché de Bar. — En mesme temps ont esté entérinés deux décrets de S. A. octroies à Charles Barrois, substitut général du duché de Bar; par l'un Sad. A. luy accorde 5 frans par jour allant au champ pour le service de Sad. A., et par l'autre, il est mandé à messieurs des comptes d'avoir
cy après esgards à ses requises eL conclusions. Les susnommés présens.
Saint-Mlhiel. — Ce mercredy, 29 aoust 1629, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à , des estats
de prévost, gruyer et receveur de Richecour, et le serment prins par J. Maillet, président.
Pensions en grains. — Plus ont esté leues les lettres de Sad. A., qui nous mande de faire deffence à tous officiers du duché de Bar, de payer aucunes charges de leurs receptes en grain à qui que ce soit. — J. Maillet, président; Bournon , A. de Léglise , G. Marlorat, Coliquet, Maucervel, Beaudoux, Gallet,
F. Coliquet, Sauborel, présens.
Pour la chambre des comptes de Bar. — Le mercredy, o^ septembre 1629, le s^ Ghristofe Preudhomme, conseiller et auditeur en la chambre des comptes de Bar, et procureur général dud. lieu, a présenté en la chambre les lettres patentes de S. A. pour estre leues et enregistrées aux registres de la chambre seulement. Sad. A., sur la difficulté meue entre Gallet, Moteur, Drouin, Poupar et Preudhomme, conseillers et auditeurs en lad. chambre, contre Charles de Léglise, François Coliquet, J. Lescamousier, Sauborel et Mousin, ayans la survivance de leur père, prétendans la préséance avant lesd. s''^ Preudhomme et consors, actuellement jouissans des profits dud. estât, ordonne que lesd. supernuméraires n'auront aucune prééminence en lad. chambre, qu'après le déport de ceux desquels ils ont la survivance, sy que la pluspart de messieurs estoient d'advis qu'ils ne dévoient avoir aucune entrée en lad. chambre. — Les s''''J. Maillet, P. Marlorat, G. Marlorat, Legrand, Maucervel,
G. Maillet et Beaudoux, présens; ayans sorty, Bournon, Mousin, Lescamousier, les deux Coliquet, Sauborel, Mousin, Poupar et Preudhomme.
Auditeur des comptes de Bar. — Le mercredy, 19" septembre 1629, a estéleuet enthériné en nostre chambre le contrat passé par [Claude] Sauborel, père, soubs le tabellionage de Nancy, qui se déporte des profits et émolumens de Testât de conseiller
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aiidileur des comptes de Barrois, au profil de George Sauhorel , son fils, cy devant pourveu par survivance de son p(';re (liidit estât. — Maillet, président; Hoiinion, A. de Légiis»;, Mousin, G. Marlorat, Legrand, Cainiis, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Moteur, Drouin, I^ouparl et Preudhomme, présens.
Nohlesae. — La vefve du feu s'^Joan de Léglise, auditeur des comptes et lientenant général au bailliage de Bar, est décédée le 29" septembre 1629. Les armoiries estoient en lozanges , my parties iVun costé d'azur, une église d'argent : de l'autre , à 4; au I et 3 de geule comme une bource d'argent; au 2 et A d'azur, trois bares d'or (n, i^).
Grains. — Le dimanche, 21 octobre 1629, ont esté leues les lettres de S. A. qui nous mande de faire deiTence aux receveurs de ne payer les charges de leurs recettes en grains, fors les legs pieux et autres cens de pareille nature, et nous envoyé mémoire des lieux où il destine les magasins de ses grains, et que lesd. officiers nous advertissent des communautés qui pourront estre contraintes au charroy de ses grains ausd. lieus destinés aux magasins. — Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, Mousin, G. Marlorat, G. Maillet et Gallet, présens.
Le mercredy, 2^"^ dit moys, ont esté enthérinésles décrets de S. A. obtenu par m"" d'Iche pour ses gages comme bailly du Bassigny et comme gouverneur de La Mothe par ses lieutenants aud. gouvernement qui sont assignés sur le receveur de La Marche.
Receveurs comptables. — Plus ont esté leues les lettres de S. A. qui nous mande de faire entendre aux officiers comptables en nostre chambre qu'ils n'ayent à participer aux marchés et baux tant pour le domain^ que pour réfection de ses usines, soit devant ou après lesd. marchés, ny d'en recevoir aucune chose, soit devant ou après lesd. marchés, à peine de privation de leurs charges, etc. — Bournon, de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Camus, Oriot, Maucervel, Maillet, Gallet, Drouin, Poupart, Preudhomme, présens.
[Noblesse]. — Ce mercredy, 7*= novembre 1629, ont esté enthérinées les lettres patentes de S. A. du mois d'octobre dernier, signé pour secrétaire Janin , octroiées à François Adam , bourgeois de Saint-Mihiel, qui lui permet de prendre la noblesse de sa mère, fille de Jacques de Ned (sic pour Naix) dud. Saint- Mihiel, annobly par feu S. A. Charles, les armes duquel sont d'azur, amasses d'or croissées et sur le heaume une main issant du heaume, tenant une masse d'or (n. 2). Sad. A. le relève de la roture par luy exercée , moyennant huit cens frans qu'il a payé es mains du trésorier général et luy permet , sa postérité et hgnée nais et à naistre de prendre lesdictes armes de son ayeul maternel. — J. Maillet, président; Bournon, J. Mariorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Coliquet, Maucervel, G. Maillet, Beaudoux, Gallet, Poupart et Preudhomme, présens. — Les armes sont auxd. lettres n'y a renvoyé à nostre chambre, ains aux mareschal, sénéchal, président et gens de la cour de Saint-Mihiel.
Grand gruyer. — Plus a esté entériné le décret de S. A. obtenu par Henry de La Morre, que j'ay raporté en mon livre journalier, 1611, fol. 82. Par led. décret est fait mention que Gallet est commis à vacquer avec luy aux visites des bois.
Noblesse : Vassart. — Le 10° de novembre 1629 a esté enterrée à Nostre-Dame de Bar, dam^"^ de Rosières, femme en seconde nosce du s^ Levrechon, médecin, mère du s"" Vasart, de son premier marit. Ses armoiries estoient my parties, à dextre d'ax-ur chargé de trois coquilles d'or, à senextre d'argent, un cheval de sable ou noir (n. 43).
Bar : forge d'épe'es. — Le 23 novembre 1629, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. du 18 du présent mois,
signé Pistor Le Bègue, octroiées à Basin et , coutelier, de-
meurans à Bar, qui leur permet de bastir une forge au dessus du Pont Neuf du costé de Poppey, à vingt toises plus hault que n'est led. Pont Neuf, pour y forger lames d'espées, de poignards et de couteaux , à charge de rendre par chacun an à sa recepte de Bar 18 gros.
I)K (lAinjUlI, LK MARI.OHAT. 20.J
IUissi(inii. — Plus II csU'; leia; la Udlve du ])rocLii'»!iir f;t';ii<;r;il (lu lîiissii^ny, sur la diflicultù quo nous trouvions on l'arLicIo Ai) <le la cousLunio du Bassigny sur la fin, pour 1<^ droit de furfuivance ou S. A. représente l'htTitier absent, et cela s'entend pour les immeubles seulement, non pour les meubles, suyvant l'usage ol)servé de tous temps. — .1. Maillet, président; Boiirnon, P. iMarlorat, Lescamousier, G. iMarlorat, i.egrand, Coli- (piet, ]\laucervel, G. Maillet, Poupar, Preudliommo, Sauborel et Barrois , présens.
Pour restai iraudUeur. — Le 18 janvier 1630, ont esté leues les lettres patentes de S. A. octroiées à Jean Bonnet, gruyer de Bar, de Testât de conseiller et auditeur en la chambre des comptes du duché de Bar, à la finance de six mils frans et luy donne la faculté de résigner à l'un de ses deux fils vingt jours avant son décès et non à autres, à charge de paier le quart denier qui est quinze cent frans. Il y a dérogation à l'ordonnance pour la réduction du nombre des auditeurs de lad. chambre, et généralement à toutes autres, mais d'autant qu'elle n'estoit spécifique pour la proximité, ayant un gendre en lad. chambre, le s^ Beaudoux , ny pour l'incompatibilité des deux charges de gruyer, et d'auditeur des comptes, Messieurs n'ont voulu entériner lesd. lettres, duquel advis y en a eu dix et trois du contraire qui estoient d'advis de les entériner et recevoir le serment dud. gruyer : P. Camus, Poupar et Sauborel. — Les autres non : J. Maillet, président; Bournon, P. Mariorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand, Coliquet, Maucervel, G. Maillet et Gallet. La quittance du s^ Pulnoy des six mil frans, dattée du 12® du présent mois de janvier 1630, porte qu'il en a receu deux mils frans et quatre mils fr. qui ont esté employés au payement de la compagnie du s^" baron de Couvonge , fils.
Pont-à-Mousson : chevaucheur , garde du bois. — Le 23 janvier 1630, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées à [Jean Appier], dit Hanzelet, sculpteur en taille douce, demeurant au Pont-à-Mousson, fils de Jean Hanzelet, vivant peintre, demeurant à Bar, de Testât de contrechevau-
cheur en la gruyerie dud. Pont; le serment prins par Maillet, président. S. A. luy donne gratis led. estât, moyannant un livre en taille douce de plusieurs machines qu'il a présenté à Sad. A. — J. Maillet, président; Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Maucervel, Gallet et Poupar, présens.
Pour l'estat d'auditeur. Gruyer de Bar. — Et le 29 janvier 1630, a esté leu le décret de S. A. du 20 dud. mois, signé Pistor Lebègue, qui nous mande qu'aiant veu nos raisons qui nous ont meu de ne recevoir le gruyer de Bar en Testât de conseiller et auditeur des comptes, à cause qu'il est comptable en icelle et qu'il a un gendre en lad. chambre, y dérogeant mesme à l'ordonnance de l'an 1616 pour lad. proximité, veut que sans tirer en conséquence et que led. gruyer n'étant à disposer dud. estât à l'un de ses deux fils , et nous ordonne de le recevoir, ce qui a esté fait, et le serment pris en tel cas par J. Maillet, président; P. Marlorat, A. de Léglise, Mousin, Lescamousier, G. Marlorat, Coliquet, Camus, Maucervel , G. Maillet, Gallet, Poupar, Preudhomme et Sauborel, présens, et Poupar fils non cotté.
Noblesse. — Ce 6 mars 1630, a esté leu le décret de S. A., du 5 février dernier, obtenu par [François] Symonin {sic pour Simony), demeurant à Dainville, qui le relève de la surannation mentionnée cy devant, et luy permet de jouyr de la noblesse y désignée, mais à cause que le s"" Moitsec dud. Dainville avoit la sepmaine passée présenté requeste en lad. chambre pourempescher led. enthérinement, messieurs ont résolu de luy bailler quinzaine pour se pourvoir auprès de S. A., et led. temps passé sera enthériné s'il n'apporte quelque empeschement de Sad. A. Le s"" Perieua, advocat, est pour led. Moitsec. — Bournon, P. Marlorat, A. de Léglise, Lescamousier, G. Marlorat, Legrand , Colignon , Camus , Maucervel , G. Maillet , Beaudoux , Poupar, Preudhomme et Sauborel , présens.
Du7i. — Minimes. — Le mercredy, 17 avril 1630, ont esté entérinées les lettres patentes de S. A. octroiées aux pères Mi-