Et non mil UU» LXVI comme le porte le ms
t06 ntTIRPOLATlONS ET VARIANTES
U. — (Caair. 481, fol. 146, 1. 14. Chron. scand., 1. 1, p. 172.) — Par aucun temps. Audit an mil Dil* LXVII, forent obtenues lettres rojaulx par Anthoine de Chabannes, oonte de Dampmartin, pour faire mettre à néant ung arrest donné contre luy par la court de Parlement, Tan mil mi^ LXIII ^ Et à ces fins furent escriptes lettres expresses de par le roj et de son propre mouvement, adressants à la court de Parlement, contenant ce qui s'ensuyt :
« Noz amés et feaulx, nous avons octroyé à nostre cher et amé cousin le conte de Dampmartin, grant maistre d'ostel de France, noz lettres patentes à vous adressans, touchant Tarrest donné contre luy. Et, pour ce que savons que, au procès et jugement d'icélluy, a eu plusieurs impressions, recellemens et autres choses indeues, comme vous scaves et entendez assés, nous, pour décharger nostre conscience, voulons et vous mandons que vous procédés incontinant à l'entérinement de nosdittes lettres sans y faire aucune difSculté. Et gardez que en ce n'ayt fàulte, car tel est nostre plaisir. Donné à Meaulx, le dernier jour de juing. Ainsi signé : « Loys » et, au dessoubz : « Bourré. »
Et au doz desdittez lettres estoit escript : « A noz amez et feaulx conseilliers les gens tenans nostre Parlement à Paris2. »
Pareillement furent escriptes lettres à mons. le cardinal d'Angiers, nommé maistre Jehan Balue, affin qu'il se trouvast vers laditte court pour en soliciter à faire l'expedicion'.
En laditte année mil IIIIo LXVII, le roy, tenant ses estatz à Tours, le xim* jour d'avril, loua [et] ratifia les lettres de restitution, reintegracion et délivrance faicte audit conte de Dampmartin, grant maistre d'ostel de France, de toutes
i. Cf. Lenglet, H, 324.
2. Cette lettre a été imprimée par M. Yaesen, avec la date de 1468, dans ses Lettres de Louis II (t. III, p. 227 et suiv.), d'après une copie du temps aux Arch. nat. (X^* 36, fol. 33).
3. Cette lettre est imprimée dans le môme recueil et à la môme page.
DE LA GHRONIQUI SGANDALEUSI. 207
ses terres et seigneries, et hxy en bailla troys lettres seellées à doubles queues et cyre jaulne ^
LII. — (Qair. 481, fol. 148, 1. 8. Chron. scand., t. I, p. 173.) — Faicte. Et, ce mesme an, ledit grant maistre fut par le roy créé, constitué, ordonné et establi, pour la fidélité, loyaulté et prouesse qui estoit en luy, son lieutenant gênerai es pays de Yermandois, Guyse et Marie, qui estoient lors es fins et mettez de Picardie. Et luy en furent faictes et bailléez lettres à Estampes, le dix neuf^ieme jour de juillet oudit an, en la présence de Tevesque d'Evreux, signé par Loys Toustain, secrétaire*. Et eust du roy, non comprins son estât de grant maistre, neuf mil livres de pension \
un. — (Clair. 481, fol. 152, 1. 2. Chron. scand., 1. 1, p. 181.) — Qu*il en y avait dehors. Et, après laditte monstre faicte, mons. de Crussol dist au roy : « Sire, entendes vous pas bien que en ceste monstre il y a plus de dix mil qui ne sauroient faire dix lieues à cheval sans repaistre? » Et le roy luy respondit : « Par la foy de mon corps, mons. de Crussol, je croy bien que leurs femmes chevauchent mieulx qu'il ne font. »
LIV. — (Qair. 481, fol. 161, 1. 17. Chron. scand., 1. 1, p. 196.) — De gens bien armez. Et y eut quelque bon compaignon qui dist , voyant leurs harnois si clers, qu'il ne s'en ebayssoit point, car ilz n'avoient pas longuement couché aux champs, et aussi qu'ilz estoient près de la bonne ville, pour les faire esdarcir.
LV. — (Clair. 481, fol. 163, 1. 20. Chron. scand., 1. 1, p. 198.) — Dont parlé est devant, et escripvit unes lettres dont la teneur s'ensuit :
« Mons. le grant maistre, les deux hereaulxde Bourgongne, c'est assavoir Trahyson d'or et Luxembourg, me sontvenuz dire : c'est assavoir Trahyson d'or pour me sommer de tenir