GeolTroi de Gouvran
3. Guillaume de Sully (voyez Vaesen, Lettres de Louis II, t. V» p. 28, note).
qu'il n'y en laisse pas ung et qu'il en mette sur les champs pour rompre les vivres des Bourguignons. Et, pour ce, je vous prie que cbascun en droit soy de sa part y mette la meilleur peine qu'il pourra, car, se les vivres lui sont une foiz rompuz, il sera contraint de se lever*.
« J'espère, au plaisir de Dieu, avoir parachevé bien bref pardeça, et incontinent m'en tireray et vous meneray des gens assez. Escript à Pouencé, le xxi® jour de juillet [1472]. Signé : « Loys. » Et au bas : « Tilhart. »
Au dos : « A Mess" mes cappitaines estansà Beauvays. »
Et, le landemain, fut de rechief escript unes lettres par le roy audit grant maistre, dont la teneur s'ensuit :
« Mons. le grant maistre, je vous rescriptz à tous ensemble, ainsi que verres par les lettres. Je vous ay rescript que je vous envoyé les seneschaulx de Guienne, d'Agenoys, le seigneur de la Morandaye et Jehan du Fou avec leurs gens, et aussi monseigneur du VouUon avec ses fransarchiers. Et croy que demain ou jeudi ilz seront à vous. J'escriptz à mon firere monseigneur le connestable qu'il mette tous les gens d'armes hors des villes et places, et qu'il les face chevaulcher pour rompre les vivres des Bourguignons; car, cela fait, il luy sera force de se lever de là où il est. Et, pour ce, je vous prie que, avec les autres peines que avés prinses et encores prenés pour me saulver Beauvais, vous prenés peine de leur rompre lesditz vivres. Et, si je suis bien tenu à vous des services que m'avés faitz, encores le seray je plus, et vous en merciray, mais que je vous voye, qui sera bien bref, au plaisir de Dieu, car j'espère avoir bientost parachevé par deçà. Je suis Tdîsin à trois lieus du duc*, et, avant qu'il soit quatre jours, je verray lequel sera le plus hardi de nous deux.
1. Tout ce paragraphe a été omis dans le manuscrit interpolé. Nous l'avons rétabli d'après l'original de la lettre (Bibl. nat., ms. fr. 2898, fol. 70), qui a été imprimée au recueil des Lettres de Louis II, t. V, p. 32 et suiv.