‹ Journal de l'agriculture (volume 2)Chapitre 241 sur 683 · V. — Le phylloxéra · texte numérisé non relu

V. — Le phylloxéra

Dans sa réunion du 23 février, la Section permanente de la Commission supérieure du phylloxéra a donné un avis favorable à Texécution du traitement administratif sur plusieurs taches des arrondissements de Chinon et de Loches, dans Indre-et-Loire, ainsi que dans les Basses-Pyrénées; elle a approuvé l'introduction des vignes américaines dans les arrondissements de Gourdon (Lot) et de Melle (Deux-Sèvres). Elle a décidé ensuite que des subventions pourraiesit être accordées à des associations syndicales, comme il suit : P ijrénées-Orientales , syndicat départemental comprenant 1 3 propriétaires pour 1 1 3 hectares ; — Lot-el-Garonne^ deux syndicats à Buzet, comptant 9 propriétaires pour 65 hectares, et à Damazan, comptant 21 propriétaires pour 31 hectares;—- Tar, un syndicat à Montauroux, comptant 5 propriétaires pour 14 hectares; — Rhône, trente-trois syndicats anciens ou nouveaux à l'Arbresle, Charnay, Saint-Jean-de-Toulas, Saint-Maurice-sur- Dargoire, Saint-Laurent, Taluyers, La Tour-de-Salvagny, Tarare, Emeringer, Darcizé, Chamelet, Bibots, Ancy, Sain-Clément- sur- Valzonne, Gleizé-Chervinge , Saint-Laurent-d'Agny , Saint-Julien-sur-Bibost , Saint-Georges-de-Reneins, Saint-Etienne-la-Varenne, Pontcharra, Millery, iMarcy-l'Etoile, Lozanne, Limonest, Bessenay, Thurnis, Villesur-Jarnioux, Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Juliénas, comptant ensemble ensemble 41 5 propriétaires, pour traiter 45-'i hectares par le sulfure de carbone; — ladre, un syndicat de 15 propriétaires à Issoudun, pour traiter 26 hectares ; — Cfiarent'% deux syndicats à Châteauneuf, Cognac et Jarnac, comptant ensemble 25 propriétaires pour traiter 31 hectares ; — Dordogne, un syndicat de 6 propriétaires à Saussignac, pour traiter 65 hectares; — Côte-d'Or, deux syndicats de recherches, à Charey et à Nuits-sur-Beaune, comptant 1 04 propriétaires pour 236 iiechectares; — Drôme, un syndicat de 15 propriétaires à Bellières, pour traiter 9 hectares; — Lrir-et-Cher^ un syndicat de recherches à Mer, comptant 178 propriétaires pour 240 hectares; — Indre-et-Loire, un syndicat de recherches à Amboise, comptant 1 ,030 propriétaires pour 1,500 hectares; — Hautes-Alpes^ un syndicat à Poët, comptant 14 propriétaires pour 7 hectares ; — Saône-et- Loire, cinq syndicats, à Château, Sancé, Saint- Jeande-Prêche, Laize, Romanèciie-Thorins, comptant 125 propriétaires pour 109 hectares; — Gard, cinq syndicats, à Logrian, Sommières, Anduze, Aiguesvives, Vauvert, comptant 101 propriétaires pour traiter 212 hectares; — Aveyron, un syndicat de 10 propriétaires, à Millau, pour traiter 16 hectares ; — Anicrhe, deux syndicats, à Beaucliastel et à Bourg-Saint-Andiol, comptant 44 propriétaires pour traiter 28 hectares; — Gironde^ deux syndicats de submersionnistes, à Moullon et à Beautirau, comptant 9 propriétaires

pour 84 hectares, et trois syndicats, à Saint-Loubès et Montussant, Boniielan, Berson, comptant 36 projjriétaires pour traiter 212 hectares par les insecticides; — Ain, sept s^yndicats, à Albergement de Varey, Villebois, Saint-Maurice-de-Beynost, Lagnien, Beynost, Miribel et Neyron, comptant 169 propriétaires pour traiter 39 hectares ; — Gers^ cinq syndicats de recherches, à Ligardes^ Saint-Gemme, Panassac, Bézues-Bayon et Gimont, comptant 105 propriétaires pour 175 hectares; — Savoie, trois syndicats, à Cruet, Saint-Baldolph, comptant 14 propriétaires pour traiter 15 hectares. Enfin la création d'une pépinière de vignes américaines a été autorisée dans le depa

tement de la Haute-Garonne.

M. le D"" iMullé vient de publier dans la Revue phylloxérique internationale, rédigée par M. le professeur Roesler, avec le concours de M. Aimé Champin, une notice sur une tournée dans le midi de la France. Dans cette notice, faite principalement en vue de servir de guide pour la défense des vignobles en Autriche, M. MuUé passe en revue les systèmes essayés en France. Sa conclusion est que le salut de la viticulture est seulement dans la submersion des vignes dune part, et dans la culture des vignes américaines d'autre part. On sait que cette conclusion pessimiste n'est pas la nôtre; mais il est de notre devoir de signaler les travaux publiés par les hommes qui cherchent la vérité. Il faut arriver à réduire les fra;s de traitement, en diminuant surtout la main-d'œuvre actuellement nécessaire, et par suite permettre la pratique des traitements insecticides dans les vignes qui ne donnent que de faibles rendements et dans celles qui produisent des vins d'une qua'-ité secondaire. C'est dans cette voie que nous croyons que sera le salut de la viticulture non seulement française, mais européenne ; c'est pourquoi il faut encourager vivement toutes les tentatives faites dans ce sens, sans jeter prématurément le manche après la cognée.

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