IV. — Fruits et légumes frais
Amandes. — On les paye dans le Languedoc, 105 à 110 fr. par 100 kilog.
Fruits. — Dernier cours de la halle : fraises de châssis, le pot, 0 fr. 50 à 1 fr. 60 ; poires, le cent, lOfr. àl25fr.; pommes, le cent, 10 fr. à 120 fr.; le kilog., 0 fr. 25 à 0 fr. 50; raisins, chasselas de serres, le kilog., 10 à 16fr.
Gros légumes. — On vend à la halle de Paris : asperges de châssis, la botte, de
15 à 35 fr.; aux petits pois, la botte, 1 à 2 fr.; carottes nouvelles, les 100 bottes, 100 à 150 fr.; carottes communes, les 100 bottes, 20 à 30 fr.; d'hiver, l'hectolitre, 3 à 5 fr. ; de chevaux, les 100 bottes, 15 à 23 fr.; choux communs, le cent, 5 à 20 fr.; navets nouveaux, les 100 bottes, 100 à 150 fr.; communs, les 100 bottes, 20 à 30 tr.; oignons en grain, l'hectoUtre, 9 à 12 fr. ; panais communs, les 100 . bottes, 12 à à 18 fr.; poireaux communs, les bottes, 30 à 60 fr.
Pommes de terre. — Hollande communes, l'hectolitre, 18 à 20 fr,; le quintal, 25 fr, 71 à 28 fr. 57; jaunes communes, l'hectolitre, 9 à 11 fr,; le quintal, 12 fr, 85 à 15 fr. 71.
V. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres. Vins. — La température continue à être favorable aux travaux des vignes ; ils se font d'ailleurs partout avec une grande activité, ainsi que nous le disions dans notre précédent bulletin. Les terres sont absolument ressuyées, et les vignes sont partout accessibles. Il faut cependant noter que, dans le Languedoc, on commence àredouter la persistance delà sécheresse, par suite de laquelle la végétation ne suit pas la marche sur laquelle on comptait pour réparer les malheureux effets des gelées du mois de mars. Là aussi, on se plaint énergiquement de la concurrence réellement déloyale faite par les piquettes espagnoles introduites en France sous le nom fallacieux de vins; il est temps que l'administration française mette enfin bon ordre à ce déplorable état de choses. Dans tous les vignobles, les vins jeunes se présentent bien; ils se sont sensiblement améliorés, et ils sont loin d'être aussi détestables qu'on le disait sur tous les tons. Les prix de vente varient peu; les affaires suivent un cours normal, sans grande activité, mais sans ces soubresauts qui ont caractérisé le commencement de l'hiver. Les arrivages de vins d'Italie et surtout d Espagne sont toujours abondants. A Cette, on cote les vins rouges diEspagne, par hectolitre : Alicante, 40 à 43 fr.; Aragon, 30 à 32 fr.; Tarragon, 35 à 4.3 fr.; Mayorque, 28 à 30 fr.; quant aux vins blancs d'Alicante, ils valent de 33 à 35 fr. Dans l'Aude, on cote : Aramon, 25 à 26 fr.; petits montagnes, 30 à 32 fr.; montagnes ordinaires, 33 à 35 ir.; Narbonne premier choix, 37 à 38 fr. En Sologne, les petits vins rouges valent 45 à 50 fr. la pièce, le gamay, 55 à65fr,; le gros noir, 80 à 100 fr.; ceux du Cher, 75 àlOOfr.
Spiritueux. — Les affaires f»i>nt toujours trè«' calmes sur tous les marchés : les ■ prix demeurent à peu près staiionnaircs. L'augmentation tUi stock, notamment à Pans, ne paraît pas d'ailleurs être de nature à donner une grande activité aux transactions. Dans le Midi, on paye par hectolitre, suivant les marchés : Montpellier 3/6 bon goût, 200 fr.; marc, 90 fr,; à Cette : 3/6 bon goût, 105 à ] 10 fr.; marc, 10 • fr.; Beziers 3/6 bon goût, 103 fr.; marc, 95 fr.; à Bordeaux, 3/6 lin Languedoc, 113 fr Les cours des eaux-de-vie, dans l'Armagnac ainsi (fue dans les Gharen^tes demeurent absolument stationnaires. Dans le Nord, on psye à Lille 52 fr. 50 par hectolitre pour le 3/6 betterave première qualité. A Paris, on cote : 3/n betteraves, P" qualité, SO degrés ; courant du mois, 54 fr. 25; mai, 53 fr. 75 à 53 fr. 25; quatre mois de mai, 52 fr. 75 à 53 fr.; quatre derniers mois, 51 fr. 75 à 52 fr. Le stock de i'enlrepôtà Paris, était, au 11 avril, 21,900 pipes contre l'j,375"en 18"2.
Vinaigres. — L^^s prix demeurent stationnaires aux taux que nous avons indi qués dans notre précédente revue.
Raisins sers. — Les anivrges sont abondants dans tous les ports. Les ventes sont actives, avec des prix fermes. On paye à Cette : Corinthe, 52 à 54 fr.; Thyra, 45 à 47 fr.; Samos noirs, 40 à 42 fr.; Saraos muscats, 3^ à 36 fr. ; Vourlas, 4*3 à 48 fr.; Beyrouth, 37 à 38 fr., le tout par 100 kilog.
Cidres. — Il y a peu de ventes, avec fermeté dans les prix.
Vl. — Sucres. — Mélasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. • — Les ventes ont été plus faciles depuis huit jours, pour toutes les sortes, et les cours accusent de la fermeté. On paye par 100 kilog. à Paris : sucTes bruts 88 degrés saccharimétriques, 53 fr.; les 99 degrés, 60 fr. 25 à 60 fr. 50; sucres blanc>j, 60 fr. 50; à Valenciennes, sucres bruts, 51 fr. 50 à 51 Fr. 75; à Lille, sucres bruts, 51 fr. 50; à Saint Quentin, sucres bruts, 52 fr. 50; sucres blancs, à 60 fr. 5 . — Le stock de l'entrepôt réel des sucres, était, à Paris, le
11 avril, de 81«,000 sacs pour les sucres indigènes, avec une diminution de 20, ('00 sacs depuis huit jouis. — Il y a fermeté dans les prix des sucres raffinés on les cote de de 106 à 107 fr. par 100 kilog. à la consommation et 65 fr. 50 à 68 ir. 50 pour l'exportation. — Dans les ports, les affaires sont toujours calmes sur les sucres coloniaux.
Mélasses. — Maintien des cours, On paye à Paris : mélasses de fabrique,
12 fr. ; de raffinerie, 13 fr. 50 à 1'^ fr.
F'xul'S. — Les prix accusent toujours beaucoup de fermeté. On paye les fécules première du rayon, à Paris, 39 à 40 fr.; celles de l'Oise, à Gompiègne, 39 fr. 50 à 40 fr.; celles des Vosges, à Epinal, 41 t'r,
Gl icosf.s. — Maintien des cours pour les sirops. On cote par 100 kilog. à Paris : sirop de froment, 53 à 55 fr. ; sirop massé, 42 à 43 fr. ; sirop liquide, 34 à 36 fr.; sirop de maïs, 47 à 48 fr.
Amidons. — Même prix que précédemment. On cote à Paris : amidons de froment, 66 à 68 fr. ; de province, 64 à 66 fr.; de maïs, 54 à 56 fr par rpiiutal métrique.
Honb'ons. — Le calme que nous signalions la semaine précédente se maintient dans les cours. Il n'y a que très peu de transactions.
VIT. — Huiles et graines oléagineuses, tourteaux.
Huiles. — Les ventes sont assez faciles, tt il y a plus de fermeté dans les prix des huiles de graines. On cote à Paris, par 100 kilog. : huile de colza en tous fûts, 107 fr. ; en tonnes, 109 fr.; épurée en tonnes, i 17 fr. ; huile de lin, en tous fûts, 59 fr. 25; en tonnes, 61 ir. 25. — Sur les marchés des dépnrteaients, on paye les huiles de colza : Caen, 104 fr. ; Lille, 98 fr. ; Arras. 107 fr. ; Rouen, 96 fr. ; et pour les autres sortes: lin, 59 Ir. 25; arachides, 77 fr. — Dans le Midi, les affaires présentent peu d'activ!lc-en ce qui concerne les huiles d'olive; les cours demeurent sans variations.
G'aines oiéai/ineuses. — Les affaires sont assez faciles, avec des prix fermes. On paye à Arras : œillette, 26 à 28 fr. 25; colza, 25 à 26 fr. ; lin, 17 à 18 fr. 50 , cameline, 16 à 17 fr. 50; le tout par hectohtre.
Tonrleatix. — Les ventes sont moins actives. On cote par ICO kilog. : Rouen, tourteaux de Hn, 19 fr. 50; de sésame 15 fr.; — Arras, tourteaux d'œillette, 17 fr. ; de colza, 19 fr.; de lin, 24 fr.; de cameline, 18 fr. 50. VIII. — Matières résineuses, colorâmes et taniKintes.
Matières résineuses. — A.êmes prix que la semaine dernière. On paye à Bordeaux, 95 fr. par 100 kilog. pour l'essence pure de térébenthine.
VerdHs.
en pains
— On paye à Marseille, 220 à 225 fr. par 100 kilog. pour les verdets
rr IX. — Textiles. — Suifs.
— Dans le Pas-de-Calais, on cote 65 à 90 tV. par 100 kilof^r. pour les
Textiles lins du pays.
Chanvres. — A Mans, les chanvres se vendent doucement. Ou cote les premières qualités : 64 à 76 ir. par 100 kilop;r.; les deuxièmes qualités, 52 à 62 fr.les sortes inférieures, 42 à 50 fr.
Suifs. —Hausse dans les prix. On cote à Paris 107 fr. par 100 kilog. pour les suifs purs de l'abat de la boucherie; 80 iV. 25 pour les suils eu branches