IV. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres
Yins. — La vigne continue à se présenter presque partout dans de bonnes conditions. Le temps qui règne est tout à fait favorable à sa végétation. Les retards que l'on signalait dans la pousse disparaissent rapidement, et le moment de la floraison va venir sans que rien ait compromis la vigueur des plantes. Ce qu'il faut souhaiter actuellement, c'est que des mauvais iouis ne viennent pas contrarier le phénomène de la floraison. — Quant au commerce, il piésente assez de caUne; les COU! s se maintiennent sur la plupart des centres de production, sans variations sensibles depuis notre précédente revue.
Spiritueux. — Le calme est complet dans les transactions sur les alcools, aussi bien sur les marchés du Nord que sur ceux du Midi. Dans le Midi, les cours demeurent sans changements. On cote, : Cette 3/6 bon goût, 105 à 110 fr. ; marc, 100 fr.; — Bc'zier.s, 3/6 bon goiit, 103 fr.; marc, 95 fr.; — Pézenas, 3/6 bon goût, 102 fr ; ranrc, 94 fr. — à Paris, on cote : 3/i betteraves, l''« qualité 90 degrés, disponible, 49 à 49 fr. 25 ; juin, 49 fr. 50 ; juillet et août, 50 fr. 75 ; quatre derniers mois, 51 fr. 25. — Au *z3 mai, le stock était de 20,450 pipes, contre 15,400 en 1882.
Vinaigres. — On paye comme précédemment à Orléans, par hectolitre : vinaigrenouveau de vin vieux, 40 à 42 fr.; vinaigre vieux de vin, 50 à 60 fr.
Raisins secs. — Les ventes sont assez actives, avec grande fermeté dans les cours. On p^ye par 100 kilog. à Marse lie : Oorinthe, 54 fr. 50 à 55 fr.; Thyra, 47 à liS fr.; Chypre, 56 fr. ; tSamos, 49 à 51 fr.; Aiexandrette, 49 à 51 fr.; Vourla, ■45 à 46 fr.
V. — Sucres. — Mêlasses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. — Les affaires sont toujours très difficiles, mais les prix sont fermes pour toutes les sortes. On cote par 100 kilog. à Paris : sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 54 fr. 25; les 99 degrés, 61 fr. 75; sucres blanC'^, 62 fr.; — à Lille, sucres bruts, 52 fr. 50 à 53 fr. Le stock de l'entrepôt réel des sucres était, au 23 mai, à Paris, de 6:^3,000 sacs, avec une diminution de 39,000 sacs depuis huit jouis pour les sucres indigènes. — En ce qui concerne les sucres raffinés, on les cote de 105 fr. 50 à 106 fr. 50 par 100 kilog. à la consommation, et de 6^ fr. à 67 fr. 50 pour l'exportation. Les cours accusent beaucoup de fermeté dans les ports sur les sucres coloniaux.
Mêlasses. — Il y a peu de changements dans les prix. On cote à Paris : mélasses de fabrique, Il fr. ; de ralfînerie, 12 ir., par 100 kilog.
Fecvl s. — Piix toujours soutenus. On pave à Paris 40 fr. pour les fécules premières du rayon, à Corapiègne ^0 fr. pour celles de l'Oise.
Hoiib'ons. — Les nouvelles des houblonnières sont toujours satisfaisantes. Quant aux transactions sur les houblons, elles sont nulles.