I. — La situation
Les circonstances météorologiques sont, depuis quelque temps, en général très favorables aux récoltes en terre; s'il y a encore des plaintes parmi les agriculteurs, elles sont très locales. L'année 1883 pourra être, pour l'ensemble de toutes les productions françaises, placée parmi les bonnes années. Toutefois, il n'est pas encore possible d'émettre une opinion définitive. Les seigles paraissent devoir être moins bons que les blés. La vigne a les meilleures apparences. Les fourrages ont moins profité jusqu'à présent de Faction réparatrice de la chaleur et des pluies survenues dans ces derniers temps, peut-être un peu trop tard pour cette nature de récoltes. Toutes les cultures de légumes sont dans un état satisfaisant. Les arbres fruitiers donnent, dans beaucoup de régions, les plus grandes espérances. Les dernières pluies ont fait beaucoup de bien à la levée des betteraves. Les concours régionaux se poursuivent ainsi au milieu d'une satisfaction relative; le passé a laissé des traces douloureuses, et il serait bien temps que la crise traversée par l'agriculture fût fermée.
II. — Élection à la Société nationale d'agriculture. Dans le Comité secret de sa séance du 30 mai, la Société nationale d'agriculture a entendu le rapport fait au nom de la Commission chargée de présenter une liste de candidats pour une place de membre étranger dans la Section hors cadre. La Commission présente la liste de candidats suivante : en première ligne, M. Triana, consul général des Etats-Unis de Colombie à Paris; en deuxième ligne, M. le professeur Sargent, directeur de V Arnold arboretum fondé par l'université de Philadelphie (Etats-Unis d'Amérique). Les titres des candidats ont été discutés. L'élection aura lieu dans la séance publique du 6 juin. III. — Hommages rendus aux savants français. En citant dans notre dernière chronique les hommages rendus à des savants français, nous avons omis de dire que l'Académie de Washington avait nommé aussi associé étranger, M. Boussingault, notre illustre maître, que tout le monde s'accorde à reconnaître comme le premier des agronomes actuellement vivants.