‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 396 sur 691 · Cours de la viande à l'abattoir (par 50 kilog · texte numérisé non relu

Cours de la viande à l'abattoir (par 50 kilog

S* quai r quai. 2* quai. S* quai. i"qual.

fr. fr. fr. fr. fr.

Moutons.

2' quai, fr.

quai, fr.

lif» qualité

Cours de la charcuterie. — On vend à la Villette par 50 kilog. -68 à 70; 2% 65 à 68; poids vif, 48 à 49 fr.

Marché du bétail sur pied.

Cours des commissionDaues Cours officiels en bestiaux.

Bœufs 1,726

Vaches 503

Taureaux... 323

Porcs gras.. 5,114

— maipes. . »

Vente bonne.

Animaux amenés. Invendas,

Poids

moyen

général

kil.

qaai. quai.

quai.

Prix extrêmes.

quai.

2' quai.

3" qnal.

Prix extrêmes.

BOITE AUX LETTRES

H. M., à D. (Loire-Inférienre). — • Yous nous avez envoyé un échantillon d'une plante qui vient dans le sable des dunes de l'Ouest, et qui porte dans le pays le nom de Vieillet, en demandant si les animaux peuvent la manger sans inconvénient. D'après la détermination qui en a été faite, cette plante est le Matthiola sinuata ou Cheirantus sinuatus, de la famille des Crucifères.

Gomme toutes les plantes de cette famille, elle ne renferme pas de principe toxique ; il est donc probable que

les animaux peuvent la consommer sans inconvénient. La Flore de l'ouest, de Lloyd et Foucaud signale cette plante dans les dunes de l'ouest, de l'IUe-et- Vilaine aux Basses-Pyrénées, mais plus fréquente à mesure qu'on avance vers le Midi. Aucune étude n'a été faite jusqu'ici, à notre connaissance, sur la composition chimique ou sur les propriétés spéciales de cette plante.

E. D., à H. {Cher). — Vous demandez s'il existe, dans la région du sudouest, une très bonne école pratique

BOITE AUX LETTRES

où l'on s'occupe à la fois de la culture, de l'élevage et de la viticulture. Le meilleur établissement qu'on puisse vous signaler à cet égard est l'Ecole praticfue d'agriculture d'Ondes, par Gastelnaud'E'stretefonds (Haute-Garonne), à 25 kilomètres de Toulouse.

L. [Nièvre). — Vous demandez ce qu'il faut penser de la cousoude rugueuse du Caucase, considérée comme plante fourragère, et qui est fortement préconisée aujourd'hui. Contrairement à ce qui est souvent affirmé, cette plante n'est pas une plante nouvelle ; depuis un demi-siècle, elle a été préconisée tons les dix à quinze ans, comme devant se substituer avec avantage aux autres plantes fourragères. Sansdoute, on peut, dans des sols bien fumés et suffisamment frais (ce qui est le point capital), en obtenir des rendements considérables d'un fourrage de bonne qualité, qui plaît à tous les animaux ; mais c'est une plante qu'on doit couper à mesure des besoins de la consommation, et dont le succès dépend considérablement des circonstances des saisons. Pour ces motifs, elle convient spécialement à la petite culture, et il serait imprudent de compter en faire la base de l'alimentation pour une étable un peu nombreuse.

B. C, à L. [Calvados). — Vous désirez semer 3 hectares de lin sur une terre de bonne qualité, en bon état, et engraissée avec une demi-fumure au fumier de ferme ; vous demandez qu'on vous indique quels sont les engrais chimiques complémentaires que vous pourriez employer avec avantage. Voici une formule qui a été employée avec succès dans de semblables conditions pour une culture de lin dans le nord de la France : superphoshate, 400 kilog.; chlorure de potassium, 100 kilog.; sulfate d'ammoniaque, 80 kilog; sang desséché, 80 kilog.; plâtre, 150 kilog.

Cette quantité est indiquée pour un hectare. Onavaitenfoui 15,500 à 16,000 kilog. de fumier avant ou pendant l'hiver, et on avait appliqué les engrais complémentaires au moment des semailles. Le travail de la terre n'importe pas moins, pour le succès du lin, que l'emploi des engrais : au printemps le passage répété de l'extirpateur, puis de fa herse pour bien ameublir le sol, des roulages après les hersages, à mesure que la terre s'essuie, et un dernier roulage par un temps sec quelques jours

avant la levée et après que les semailles ont été faites.

jR. D. [Isère). — Vous désirez essayer le verdet contre le mildiou, dans votre vignoble, et vous demandez des indications sur la marche à suivre. C'est le verdet gris du commerce qui convient le mieux pour opérer les traitements. Comme il se dissout assez lentement, on doit préparer la solution quelques jours à l'avance. M. Vermorel conseille la méthode suivante : « Dans un récipient d'environ 500 litres de capacité, on mettra 50 kilog. de verdet gris extra sec en grains et 500 litres d'eau, trois ou quatre jours avant de commencer le traitement. On agitera plusieurs fois dans cet intervalle. Le jour où l'on devra traiter, on versera 20 litres de cette préparation dans des fûts de 2 hectolitres de capacité. On passera à travers un tamis de cuivre, pour éliminer les impuretés légères du verdet. Ces 20 litres renfermant 2 kilog. de verdet, on complétera chaque fût avec de l'eau ; on aura ainsi la solution à 1 pour 100.» Ces barils, transportés dans la vigne, serviront à alimenter les pulvérisateurs.

A . D. (Landes). — Vous avez envoyé des racines de trèfle, de fèves de marais et de pois attaquées par an parasite dont vous demandez la nature.

L'examen microscopique a montré qu'elles paraissent atteintes par un de ces mycéliums souterrains qu'on appelle Rhizoctonia; mais la siccité de ces racines n'a pas permis d'en déterminer la nature précise. Ces parasites attaquent les cultures les plus variées, notamment celles de Légumineuses.

Les moyens curatifs préconisés contre eux ne sont le plus souvent que des palliatifs; ce sont les suivants : assainissement du sol s'il est humide, creusement autour des points envahis de fossés profonds dont on rejette la terre à l'intérieur, arrosages avec des solutions do sel marin ou de sulfate de fer. Le changement de culture paraît être plus avantageux, si l'on remplace les plantes attaquées par d'autres espèces qui ne sont pas envahies.

Avis. — Les lettres et communications relatives à la Boîte aux lettres doivent être adressées à la Rédaction du Journal de V Agriculture^ 2, carrefour de la Croix-Rouge, à Paris.

Le Gérant : A. Bouche.

CHRONIQUE AGRICOLE (« avril 1893).

Vœux émis par les Conseils généraux sur les tarifs du douane, sur le réïïinie des boissons sur

l'assistance publique dans les campagnes, sur le crédit agricole, sur l'impôt foncier, etc.

Note du Ministère de la guerre sur l'emploi des militaires pour les travaux agricoles. — Etude de M. Itemontzey sur les travaux de l'administration forestière dans la question du reboisement des montagnes. — Les concours spéciaux de moutons mérinos. — .\nalyse du iiro^-ramme

du Concours régional d'Albi. — Prochain concours de la Société hippique percheronne. Les

vers à soie muscardins. — Lettre de M. Lambert sur ce sujet. — Nécrologie. — Mort de M. Edouard Fiévet^ de MM. liouscasse, Denille et Le Dain. — Mémoires de l'insti ut agricole de I,nusanne. — Le phylloxéra dans l'arrondissement de Chaumont. — Etudes de M. Du^-ast directeur de la Station agronomique d'Alger. — Recherches sur l'emploi des sarments comme

engrais. — Effets des dernières gelées sur les vignes.- — Maladie du fromage de Brie.

Etude de M. Rutel. — Date du concours du Comice de Seine-et-Marne. — Concours de pommes de terre à Beaune — Organisation d'un concours départemental à Albi. — Concours d'aviculture à Verneuil. — Concours de pouliches dans la Nièvre. — Prochaine exposition de ferrure à Paris. — Concours d'animaux de boucherie a Saint-Dié. — Destruction des hannetons dans le département des Deux-Sèvies. — La moisson du blé en Australie.

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