‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 515 sur 691 · VIII. — Le 7'égime des boissons · texte numérisé non relu

VIII. — Le 7'égime des boissons

Dans la chronique du 6 mai (p. 682), nous avons publié une lettre adressée à M. Bisseuil, sénateurde la Charente-Inférieure, sur le régime des boissons. Voici une autre lettre sur la même question, dont on nous demande l'insertion :

Cozes, le 8 mai 1893.

« Mon cher Sénateur, la bienveillance avec laquelle vous avez accueilli ma lettre, au sujet du maintien de notre liberté, m'engage à vous dire ce qu'on pense dans 'la Charente-Inférieure, sur la question du vinage soumise en ce moment à la sous-commission des finances du Sénat.

« Le vinage, consistant à ajouter aux vins de l'alcool de betteraves ou do grains, pour élever leur titre à 12 degrés et plus, est uniquement réclamé par le commerce.

« Quel en est le but? , ,. „ / ^

« Faire entrer dans les villes des vins à un titre alcoolique eleve, pour les dédoubler avec de l'eau, et les livrer comme naturels aux consommateurs.

« Donc, si le droit au vinage était concédé, ce serait tout simplement un bill d'indemnité donné aux fraudeurs, mais nous sommes sûrs à l'avance qu'il sera repoussé par le Sénat, comme il l'a été par la Chambre qui, cette fois, a été bien inspirée. Un petit Bouilleur de cru.

Tant que la Commission des finances d'une part, et le Gouvernement d'autre part, n'auront pas fait connaître les dispositions qu'ils préconisent, la question du futur régime des boissons restera encore dans le vague. Toutefois, il paraît qu'il y aurait tendance, de ces deux côtés, à revenir à un droit de circulation s.ur les vendanges fraîches et sur les fruits de pressoir, dont le projet a suscité tant de réclamations en 1892.

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