‹ Journal de l'agriculture (volume 3)Chapitre 528 sur 691 · Partie influencée 31 k · texte numérisé non relu

Partie influencée 31 k

— non influencée 21

Difl'érence 10 k. 800 ou 1 kilog. 800 par mètre carré.

Les pieds influencés présentent un aspect vigoureux au contraire des autres qui ont graine beaucoup plus vite.

A Thoyets (Ardèche) on a obtenu des épinards de 0 m. 35 de long et des céleris de 0 m. 90 ; à Tours, des tiges de pommes de terre de 2 m. 45, etc.

Le géomagnétifère au moyen duquel ont été obtenus ces succès a été inventé par M. Beckeinstener et fortement modifié, simplifié et p'erfectionné par le frère Paulin.

Le géomagnétifère actuel comprend (fig. 82) :

1° Une perche résineuse P de 12 à 18 mètres environ de hauteur (l'étendue de terre électrisée est en rapport avec cette hauteur). Cette perche, écorcée et peinte à 1 huile ou mieux, goudronnée à plusieurs couches, est plantée en terre et porte une tige de fer supportant un têt en porcelaine ï analogue aux isoloirs de poteaux télégraphiques.

2" Un balai M, à cinq branches de cuivre de 0 m. 35 de longueur, porté par une tige de fer galvanisé de 0 m. 70 de longueur, s'applique sur le têt T.

3° Des conducteurs distribuent l'électricité recueillie en M. Une lige de fer (fer galvanisé n° 15), communiquant avec le balai iM, est maintenue contre la perche par des isoloirs spéciaux i i et se relie en A à la conduite souterraine qui dans la gravure est figurée à la surface du sol pour plus de clarté.

4" La conduite comprend un distributeur principal BAC (fil galvanisé n" 15) dans lequel A B = 30 mètres, A C = 30 mètres, soit au total 60 mètres. Ce distributeur communique avec des distributeurs secondaires (fil galvanisé n° 13) à angle droit et espacés entre eux de 2 mètres : dans ces distributeurs secondaires E D = 60 mètres. La surface influencée par le géomagnétifère égale donc 36 ares environ, pour une perche de 15 mètres de hauteur.

Les fils sont enfouis à une profondeur variable souvent la plante cultivée, dans le double but de ne pas gêner les travaux et de se trouver dans la couche de terre occupée par le chevelu des racines : 0 m. 15 suffiront pour des prés ; deux coups de charrue donneront une profondeur pour la pomme de terre; pour la vigne, il faut au moins 0 m. 40. Bien évidemment il faut placer les fils à la profondeur l.i plus grande nécessitée par les travaux de culture que réclameront les diverses plantes cultivées pendant la rotation, puisque cette installation du géomagnétifère doit fonctionner plusieurs années. Combien ? Nous ne le savons encore.

La méthode délectroculture du frère Paulin est économique; voici comment ce savant calcule le prix de revient :

Appareil du sommet.. . 20 francs.

Ferche do 12 m. bO hors de Icrre 5 —

65 iiièUes cJe lil ii° '20, conducteur princi[ial 2 —

1300 moires de filii"i3, (iui'26 conducieiirs sccondnirrs. 13 —

Ma n d'ccuvrc 10 —

Tolal 50 francs par appareil .

Avec des perches de cette longueur; il faut quatre géomagnétifères par hectare, soit 200 francs à répartir sur un nombre d'années sans doute assez grand moyennant quelques faibles soins d'entretien.

Comment agit l'électricité? Y a-t-il, lors des orages, production d'ozone, et par suite l'azote de l'atmosphère serait-il fixé dans le sol et rendu assimilable y Le courant électrique active-t-il seulement la décomposition des éléments naturellement utiles du sol et des engrais? Ou bien le fluide rend-il assimilables des éléments minéraux qui aljtrement seraient restés inertes pour la plante? Questions encore non résolues : il y a cependant lieu de croire que l'azote agit dans une grande proportion, à preuve le grand déploiement foliacé de la pomme de terre et le retard dans la maturité des épinards cultivés sous lin-

fluence du géomagnétifère. Quoi qu'il en soit, tant qu'on ne sera pas fixé sur ces divers points il sera prudent d'opérer largement la restitution des principes minéraux enlevés par les récoltes. C. Grépeaijx.

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