SUR LA CULTURE DES FOURRAGES D'ÉTÉ
convient de les enfouir. Pour servir de terme de comparaison, j'ai indiqué en outre celle à laquelle on sème le blé :
l'rofondeiir des semis en centimi'tres.
-Minim. Maxim.
Blé 2 4
Maïs 3 6
Sorgho 2 4
Millet 1 2.5
Molia 1 2.0
Afin d'obtenir une levée très prompte, il faudra tremper les graines dans de l'eau ordinaire pendant vingt à vingt-quatre heures, puis les semer aussitôt ressuyées, c'est-à-dire quelques heures après.
Ex-écuter les semailles autant que possible en lignes en tassant la terre sur les graines par un plombage énergique.
Biner dès que les plantes Auront atteint 10 centimètres au plus, afin de détruire les mauvaises herbes et de maintenir l'humidité dans les couches profondes du sol.
Le fourrage vert fourni par le sorgho, le millet et le moha, est supérieur à celui que livre le maïs. D'après Wolff, si l'on représente par 100 la valeur alimentaire du mais, celle du sorgho égale 155 et celle du moha 160.
Tandis que le maïs vert renferme beaucoup d'eau, 83 pour 100 en moyenne, le moha n'en contient que 75; quant au millet, sa composition doit se rapprocher sensiblement, je crois, de celle du moha.
Le moha et le millet renfermant peu d'eau et possédant des tiges d'un faible diamètre, on s'explique que ces deux plantes se prêtent parfaitement au fanage.
Mais, quelle est la valeur de ce foin, demandent la plupart de nos correspondants? Voici, d'après Wolff, la composition moyenne du foin de moha :
Quantité totale. Quantité digestible.
Eau 13.4 »
Protéine 10.8 6.1
Cellulose 29.4 17.6
Matières evtractives 38.5 23.4
Graisse 2.2 0.9
Le tableau ci-dessous indique, d'autre part, la composition d'un foin de prairie de moyenne qualité :
Quantité totale. Quantité digestible.
Eau 14.3 »
Protéine 9.7 5.4
Cellulose 26.3 15.0
Matières extractives 41.4 25.7
Graisse 2.5 1.0
Ces chiffres présentent, avec ceux qui se rapportent au foin de moha, des différences insignifiantes. On est donc fondé à admettre que le foin de moha obtenu en coupant la plante dès que les premiers épis apparaissent, possède, à poids égal, la même valeur alimentaire que du loin de prairie de moyenne qualité ; il peut le remplacer parfaitement dans la ration de nos animaux domestiques. E. Schribaux,
Directeur de la Station d'essais de semences à l'Institut national agronomique.