‹ Journal de l'agriculture (volume 4)Chapitre 693 sur 737 · XVI. — Syndicats agricoles · texte numérisé non relu

XVI. — Syndicats agricoles

Le Syndicat des agriculteurs de la Mayenne va prochainement renouveler ses marchés pour la fourniture des engrais pendant le deuxième semestre 1896, du 1 "juillet au 31 décembre. Les personnes qui désireraient prendre part à ces fournitures doivent adresser leurs offres, conformément au cahier des charges, à M. Léizour, président du Syndicat, à Laval, avant le 27 juin.

L'adjudication des engrais à fournir au Syndicat des agriculteurs de la Sarthe, pendant l'automne 1896 aura lieu au siège du Syndicat, 104, quai de l'Amiral-Lalande, au Mans, le vendredi 26 juin. On peut demander le cahier des charges et tous les renseignements à M. Brière, directeur du Syndicat.

XVII. — Société cV agriculture de Sentis. La Société d'agriculture de l'arrondissement de Senlis (Oise), présidée par M. Léon Martin, tiendra son concours à Creil les 11 et 12 juillet. C'est dans le canton de Creil que seront attribuées les primes pour les meilleures exploitations. En môme temps auront lieu des concours spéciaux pour les moteurs à vapeur, à pétrole et autres pour intérieurs de fermes, pour les batteuses, les batteuses locomobiles et les appareils à lier.

XVIII. ■ — Comice agricole de Saint-Quentin. Le concours du Comice de l'arrondissement de Saint-Quentin (Aisne) a été tenu au Catelet le 7 juin sous la direction de M. Alfred Carlier, président. A la distribution des récompenses, M. Carlier s'est fait l'écho des craintes provoquées par la nouvelle loi allemande sur les sucres, dans les termes suivants :

« En ce qui concerne la betterave, nous voilà revenus dans un état d'infériorité marquée vis-à-vis de nos concurrents d'Outre-Rhin, la nouvelle législation allemande vient d'augmenter la prime d'exportation qui est actuellement de 4 fr. 45 par 100 kilog. de sucre raffiné; la conséquence inévitable de cette prime va être de nous empêcher d'exporter nos sucres, et sans exportation, il ne faut pas être grand clerc pour prévoir à quels prix descendront nos sucres, qui vont être supplantés à l'étranger par les sucres allemands, et aussi par les sucres autrichiens et hongrois, qui vont, également, jouir d'une prime d'exportation; ce sera la fermeture forcée de la presque totalité de nos sucreries, si les Chambres françaises ne prennent, à bref délai, les mesures nécessaires pour contrebalancer l'effet des primes allemandes et autrichiennes.

« Le but de l'Allemagne, paraît-il, en accordant à ses sucres des primes d'exportation, que nous appellerons primes de guerre, selon l'expression des. Allemands, est d'obliger toutes les nations qui produisent du sucre et qui accordent des avantages à leur industrie sucrière, à une entente internationale dont le résultat serait l'abolition complète de toutes primes directes ou indirectes. Or, la France, à moins d'anéantir immédiatement la culture de la betterave à sucre, ne peut souscrire à une semblable prétention, en effet, étant donnés l'énormité de nos impôts, une terre plus morcelée, une main-d'œuvre plus coûteuse, un sol et un climat moins favorables à la production de la betterave riche et à sa conservation, un Combustible plus coûteux, et enfin des usines moins puissantes.

« Les prix de revient de la betterave, ainsi que les frais de fabrication, en France, ne peuvent descendre au niveau de ceux de l'Allemagne et de l'Autriche qui sont les plus gros pays producteurs de sucre en Europe, et nos concurrent» les plus forts et les plus redoutables, armés comme ils le sont pour la lutte.

ce Telles sont, les raisons pour lesquelles nous demandons à nos gouvernants de nous doter d'une législation qui nous garantisse contre la nouvelle loi appliquée aux sucres de nos concurrents. i>

Ces préoccupations sont partagées, comme nous le disions plus haut, dans toute la région septentrionale de la France.

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