IX. — Questions viticoles
Nous avons donné de nombreux renseignements sur les communications faites au congrès viticole de Bordeaux en décembre dernier. On se souvient que la plupart des viticulteurs qui ont pris paît aux discussions ont signalé, en même temps que l'efficacité des traitements à la bouillie bordelaise contre le black-rot, d'assez grandes incertitudes pour fixer un mode opératoire à peu près définitif. De nouvelles expériences devront se poursuivre dans cette voie. Parmi les observateurs qui ont insisté surtout sur de nombreux insuccès, figure M. Lacoste, professeur d'agriculture du Gers. Il vient de publier, dans une petite brochure que nous devons signaler (imprimerie Bouquet, à Auch), la communication qu'il a faite au Congrès de Bordeaux. Ce qui en ressort surtout, c'est que les conditions de succès ou d'insuccès dans l'application des traitements n'apparaissent pas encore nettement, que les traitements doivent être réitérés et par conséquent coûteux. Toutefois, il se trouve d'accord avec les autres observateurs pour recommander un premier traitement préventif, dans les anciens foyers de black-rot, et lorsque le printemps est pluvieux, qui doit être fait lorsque la longueur des bourgeons atteint de 5 à 10 centimètres. M. Lacoste formule, en terminant, le vœu que l'on poursuive des études pour trouver une méthode de traitement infaillible et économique. Les vignerons ne cacheront pas leur joie le jour où cette solution sera définitive.