‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 100 sur 752 · SANG BATES. — LES WILD-EYES ET LES FOGGATHORPE · texte numérisé non relu

SANG BATES. — LES WILD-EYES ET LES FOGGATHORPE

Les deux familles, dont je vais maintenant raconter l'histoire, complètent la série des six tribus que possédait Bâtes dans son troupeau au moment de sa mort, et à la vente qui eut lieu un an après, en 1850.

La famille des Wild-Eyes et celle des Focrgathorpe ne sont point originaires de Kirklevington. Elles existaient et existent encore en dehors de Félevage de M. Bâtes. Ce qui fait leur mérite particulier, et ce qui explique la faveur dont elles jouissent parmi les éleveurs de durhams, c est que, à quelque branche que ces familles appartiennent, elles conservent le môme caractère dislinctif et les mêmes qualités. Il se peut que le prestige du nom de Bâtes fasse rejaillir un certain éclat sur la branche de Kirklevington; mais le critique le plus sévère, le connaisseur le plus clairvoyant ne peut guère distinguer qu'une différence légère entre les descendants de ces familles. Ce fait est d'autant plus remarquable, aujourd hui, que leur dispersion par les ventes successives en ont mélangé les divers éléments entre eux, par une intermixtion du sang des reproducteurs mâles, d'après un système plus ou moins in and in.

La tribu des Wild-Eyes est originaire des environs de Middlesborough. Ce pays, aujourd'hui couvert d'usines métallurgiques, noirci par la fumée de nombreux hauts-fourneaux, et peuplé d'une véritable armée de travailleurs, était, en 1831, époque où le troupeau de M. Par.rington fut dispersé, un des plus verts, un des plus riants paysages de l'Angleterre. C'était un pays couvert de frais pâturages, où se prélassaient dans une quiétude absolue de magnifiques troupeaux de durhams, dans lesquels les éleveurs d'alors aimaient à venir puiser les éléments améliorateurs dont ils avaient besoin. Le troupeau de M. Parrington remontait, comme origine, à celui de sir James Pennyman, l'un des premiers fondateurs de la race et antérieur aux frères Colling. C'est, du reste, de cet ancien troupeau que naquit la célèbre ancêtre de la vache Wildair de Robert Colling, laquelle produisit plusieurs taureaux d'un grand mérite, et à laquelle remonte la généalogie de toute la tribu des Flowers de M. William Torr.

C'est à la vente de M. Parrington, en 1831, que Bâtes fit l'acquisition de sa génisse Wildair, dont il modifia le nom et un peu le pedigree, en la nommant Wild Eijes, et en omettant le nom de sir James Pennyman, comme l'un des premiers éleveurs de cette famille, et en y substituant : par Mowbrays bull (2342), par Maslermans bull (422), et finalement le troupeau de Dohison.

Ce troupeau de Dobison, selon la tradition la plus accréditée, était

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