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LES GRANDES FAMILLPJS DE LA RACE DURHAAI

sang que Princess, ou au moins son allianice avec cette illustre famille est aussi rapprochée que possible, sinon identique. En eiïet, Foggathorpc par MaiboroïKjh était fille de Rnschud par Ebor (997), petitefille de Tidii) par Rcgcnt (546) et arrière-petite-Ûlle de Primrose par North Star (459) et remonte jusqu'au taureau blanc de Robert Colling (151), et l'extrême jorigine de la famille remonte à une vache élevée par cet éminent éleveur.

Avant de passer dans Tétable de M. Bâtes, Foggathorpe avait produit plusieurs veaux par des taureaux d'un autre sang que celui de Kirklevington. La renommée de ces produits, tous remarquables, prouve que, en dehors même de l'influence du sang Bâtes, la famille Foggathorpe possédait un mérite exceptionnel qui se reproduisait dans les produits. Je suis assez vieux pour me rappeler une fille de Foggathorpe née chez M. Edwards, Jamima par Benjamui, ainsi que d'autres rejetons qui ont brillé parmi les meilleurs animaux de l'étable de M. Kobinson de Clifton Pasliires, parmi lesquels on peut citer Bridsli Beauty par le taureau Booth British Prince. C'est dans cette famille de Jamima par Benjamin, que le colonel Towneley puisa les meilleurs éléments de son second troupeau. Ce sont encore les filles de British Beaunj que, soua le nom de Baron Oxford benuties, les Américains achetaient pour en doter leur pays, après avoir acquis l'éclat des plus hautes récompenses dans les concours de la Société royale de l'Angleterre. Dans leur nouvelle patrie ces magnifiques génisses ont fait une souche aussi parfaite que prolifique, et aujourd'hui cette famille jouit d'une très haute estime auprès des éleveurs américains.

Parmi les produits de la vache Foggathorpe, il faut aussi noter Golden Drop par Gawthorpe (2049). Cette génisse fut achetée à M. Edwards par M. W. Smith, de Market Rasen, et fonda l'origine d'une famille collatérale des plus célèbres et des plus estimées de l'étable de cet éminent éleveur. M. William Torr fit entrer un des rejetons de Golden Drop dans son troupeau d'Aylesby Manor, et on retrouve cette famille dans la célèbre vente qui eut lieu après la mort de M. Torr. Foggathorpe donna aussi le jour à une autre génisse du même nom de Golden Drop par Prince George (5024). Cette vache était superbe, d'un grand et majestueux développement, avec un air de grande noblesse et des qualités laitières transcendantes. Sa renommée est devenue légendaire dans le comté du Yorkshire, dont les concours ont souvent retenti de l'éclat de ses victoires. H y a trente-cinq ans, raconte le rédacteur de la gazette d'agriculture déjà cité, M. Wetherell, en recommandant dans une vente les mérites des Golden Drop par Prince George, s'écriait : Messieurs, voici un animal d'un mérite transcendant. 11 existe peut-être de meilleures vaches, et d'une nais»sance plus illustre, mais je dois déclarer que je ne les ai jamais vues. Et certes, comme le remarque Pupil Teadier^ M. Wetherell connaissait bien tout ce qu'il y avait de meilleur dans la race Durham. Du reste, l'estime que cet éminent éleveur professait pour la famille Golden Drop était si réelle et si consciencieuse que, ayant. été chargé quelques années plus tard, par sir Anthony de Rothschild de lui former un troupeau, il ne crut pas pouvoir mieux faire que d'acheter tous les descendants directs de Golden Drop qu'il put trouver en Angleterre. Il reste donc acquis que, même en dehors de l'influence du sang Bâtes, les produits de la vache Foggathorpe, nés avant son admission

dans le troupeau de Kirklevington, possédaient des qualités de race incontestables, lesquelles se sont perpétuées jusqu'à nos jours avec une fixité égale à celle des descendants des produits de Kirklevington. A la vente des Bâtes en 1850 — il y avait deux vaches et une génisse de la famille des Foggathorpe, et 4 taureaux du même sang — lesquels obtinrent une moyenne d'environ 1/200 francs. Les quatre mâles réalisèrent 5,600 fr., soit une moyenne de 1,400 fr., alors que la moyenne générale, y compris les Duchesses, les Oxford, les Waterloo, etc., etc., ne dépassa pas 2,200 fr. pour les taureaux, 1 ,000 fr. pour les veaux mâles, 1,350 fr. pour les vaches et 1,950 fr. pour les génisses. Il ressort de cette comparaison que la tribu des Foggathorpe maintient sa position parmi ses plus célèbres compagnes.

Bâtes accoupla les Foggathorpe avec son célèbre taureau Duke of Northumberland, en obtint de magnifiques produits. A sa vente il y avait deux vaches et une génisse. La plus belle, Foggathorpe 4^ par3Muc d'Oxford, fut achetée par M. Sanday de Holme Pierrepont où je me rappelle l'avoir vue dans tout l'éclat de sa beauté et de sa jeunesse. Peu de temps après son arrivée chez M. Sanday, Foggathorpe 4* mit bas Lady Foggathorpe par 'S" Duc (fYork, taureau Ducliesse. L'année suivante elle donna encore Lady of the Lake par 2^ Duc de Bolton, autre taureau Duchesse. Plus tard Foggathorpe 4^ fut accouplée à des taureaux Booth avec des résultats tout aussi bons qu'avec les taureaux Bâtes, ce qui prouve les qualités innées de cette admirable famille. Voici une généalogie de la tribu des Foggathorpe, branche de M. Sanday, laquelle servira à en reconnaître la véritable origine :

Grafin Foggathorpe 4» blanche, née le 18 mars 1866, chez M. George Graham. Son père Touchstoue (20,986).

Sa mère Grafin Foggathorpe par sir James (16,980). Sa grami'mère Lady ofthe Lake par 2* Duke of Bolton (!2,759). Sa 2' grand'mère Lady Foggathorpe, par 3'' Duc d'Oxford (9,047). Sa 3" grand'mère, Foggathorpe 4", par Duc de Northumberland (1940). Sa 4° grand'mère, Foggathorpe par Malborough (1189). Sa 5' grand'mère, Rosebud, par Ebor (997). Sa 6" grand'mère, Tulip par Régent (o4ti)- Sa 7" grand'mère, Primrose, par North Star (459).

Sa 8= grand'mère, — par le taureau blanc (151), de Robert Colling. Sa 9' grand'mère, — élevéepar Robert Colling.

Ceci termine mon travail sur les familles de sang Bâtes. Afin de compléter cette étude, je publierai prochainement un bref Mémoire sur la vie et la carrière d'éleveur de Thomas Bâtes. Puis finalement j'entreprendrai l'histoire des familles de sang Booth.

F.-R. DE LA TrÉHONNAIS.

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