RÉCAPITULATION
(Boucherie 32,711 1,488 14,873 4?2 18,515 729,989 1 ,4"6 67,365
Deslioation Lai>rieelreprod. 31 78 11,465 1,342 398 1,041 -2,291 »
'Engraissement.. 8,^65 1,036 11.54? 806 6,442 96,152 757 55,281
Totaux 41,707 2,572 ' 37,885 2,570 25,355 '827,182' 4,524 123,646
Animaux reconnus atteints de maladies contagieuses pendant la même période.
Pays de Kspece Mou- Chè- Mesures
provenance. Nature de la maladie. bovine, tons. vres. Porcs. prises.
Rpirrin P Flèvre aphtheuse. — Erysipèle j IMilades. .. » » » 1 Repoussé.
Belgique., gangreneux j Contaminés
Idem Péripneuinonie. Cyanose gan- 1 Malades ... 3 3 » 1 Idem.
■"■ gréneuse. Maladie de poitrine. I Contaminés 3 » » »
Idem Phlhisie paludéenne | MiUdes .. 13 » >■ » Idem.
Fièvre aphtheuse I Contaminés 1 » » » Idem.
, ,„^ , ) Malades ... 6 » » » Idem.
Idem..,. Gale | Contaminés 44 » » - Idem.
j, ..... ^^ ^ , l Malades... 2 2 >- » Idem.
Idem.... Pievre aphtheuse. Dartres.... |co;.taminés ■ :» 3 » . Idem.
■r,„ „, . . Malades — 3 >. » » Idem.
Espagne... Peripneumonie 1 Contaminés 4 » . „ Idem.
Ai„i,.. „ , , ,, j Malades... » 315 » . Abattoir.
Algéiie.... Gale-clavelée (Contaminés . 224 » . SequeslréB.
T. ,. ^ , , ,. i Malades... 1 2 -> »
Italie,.... Gale-cIavelee Contaminés >. ,. . ,
Ces tableaux nous paraissent mériter toute confiance, car ils sont le résultat des constatations faites par le service vétérinaire, chargé d'examiner tous les convois de bestiaux entrant en France; en outre, le passage de chaque tête de bétail est contrôlé par le payement de la taxe afl'érente à ce service. Mais si nous les comparons aux relevés publiés mensuellement par l'administration des douanes, nous trouvons des différences très considérables. Voici, en eflet, les chiffres publiés par celle-ci pour les six premiers mois de 1 880 :
Commerce général. Commerce spécial.
Bœul'.s ;33,9fi6 têtes. .31 ,8.o3 têtes.
V;icli(!^ :).'), 324 » 35.2'2.T »
,... r.ii.rcuux 1,069 « 1,069 ■
(A'iiis-ses et launllons 3,875 » 3,872
Veaux 23,639 » 23,639 «
Moutons 691,878 . 681,078 »
Porcs 72,700 » 70,600 »
Les différences s'élèvent, comme on peut le voir et en ne parlant que des plus importantes, à environ 10,000 têtes pour les bœufs; pour les moutons, à 1-^15,000 têtes; et pour les porcs, à 53,000 têtes, c'est-àdire parfois à plus du quart du nombre des animaux inscrits dans les états. Il est important que des faits semblables soient expliqués, parce qu'il faut arriver à des relevés exacts. Quoi qu'il en soit, il reste établi que les importations du bétail américain sont tout à fait insignifiantes, et cela confirme la thèse que nous avons toujours soutenue. Nous ajouterons que les quantités totales importées ne sont qu'une faible fraction de la consommation. C'est à tort que l'on fait jouer un rôle considérable au bétail étranger sur nos marchés. Tout ce qui se dit à cet égard n'est qu'affaire de spéculation de la part des acheteurs qui, naturellement, font tous leurs efforts pour provoquer de la baisse, tandis que, quand ils deviennent vendeurs, ils s'ingénient de toutes manières pour produire de la hausse.
V. — Le danger des mandes de porc d'' origine américaine. Depuis longtemps, on a fait connaître la présence dans les viandes de porc d'origine américaine, importées en grande quantité en Europe, de la trichine, et c'est sur cette cause que plusieurs gouvernements ont prohibé l'introduction des jambons américains. M. Soubeyran vient, avec raison, d'appeler l'attention sur une autre maladie contagieuse dont sont atteints les porcs en Amérique. Cette maladie, qui leur paraît spéciale, influe considérablement sur la qualité de la chair; tous les tissus sont infectés, surtout la muqueuse des intestins et les poumons qu'on trouve remplis d'helminthes. Le nombre des animaux infectés qui sont amenés aux établissements de préparation est énorme, et les porcs sains sont rapidement contaminés. De l'aveu de tous, à Chicago, les animaux malades sont tués et préparés sans scrupule pour l'exportation. Il y a là une question qui intéresse au plus haut point la salubrité publique, et surtout les populations des campagnes qui consomment de grandes quantités de jambons d'Amérique. L'importation de ces denrées doit être soumise à une surveillance spéciale. VL — Le cuivre et les conserves alimentaires. Nous avons eu à signaler récemment l'emploi de la chlorophylle extraite des épinards, pour verdir les légumes de conserve. Ce procédé viendrait en concurrence avec l'usage des sels de cuivre. Pour nous, il paraît prudent de ne pas autoriser ces derniers, quoique l'on prétende
que, à la dose où ils entrent dans les légumes verdis, ils ne puissent présenter aucun danger. Cependant, une Commission de la Société d'hygiène composée de MM. Pasteur, Pascal et Brouardel, rapporteur, vient de proposer une autre solution. Elle consisterait à tolérer l'usage du verdissage des conserves alimentaires par les sels de cuivre, à la condition que, sur les boîtes de conserves, soit imprimée, en caractères lisibles, la déclaration de la substance par laquelle ce verdissage a été obtenu.