LE TRIAGE DES GRAINS D'APRÈS LES PROCÉDÉS MAROT
les meuniers et les brasseurs. Nous devons signaler aujourd'hui une nouvelle modification dans les plaques métalliques qui constituent son trieur, modification destinée à assurer la séparation complète de toutes les natures de graines.
La plaque métallique est percée de trous ou alvéoles qui servent au passage des grains. Pour séparer les mélanges de graines de blé et de seï^le, celles d'orge et d'avoine, M. Marot a imaginé de perforer ces alvéoles hors de leur axe. Ce nouveau mode de criblage oblige les airains longs àpasser par un trou égal à leur diamètre; on conçoit par-
Fig. 20. — Nouveau trie;;'- Mnrot.
faitementce résultat, quand on examine Japlaque munie de ses alvéoles qui affectent la forme d'un véritable entonnoir, dont l'entrée est trois fois plus grande que la perforation. En outre, afin de maintenir les grains pendant la rotation de la plaque, l'alvéole est élimée sur un côté, dans l'épaisseur de la plaque, de manière à former une petite cavité, dans le rebord supérieur affecte l'apparence d'une sorte de crochet ou de dent.
Il n'est pas inutile de donner quelques détails sur l'agencement des diverses parties du trieur Marot, que représente la fig. 20,
Le trieur se compose d'un cylindre à alvéoles renfermé dans un bâti en bois. Celui-ci estsurmonté d'une trémie, en prolongement de laquelle se meut, au moyen d'une roue à rochets, un petit appareil composé de deux cribles inclinés. Le crible supérieur retient à sa surface toutes les impuretés et les grosses graines rondes; le crible inférieur laisse passer les ivraies, les menues graines ; tout ce déchet ce réunit dans un tiroir, placé sur les traverses du bâti.
Le froment suit la pente des cribles, pénètre au moyen d'un entonnoir dans le cylindre; au centre est fixé un chenal ou dalle dans lequel