‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 250 sur 752 · JO · texte numérisé non relu

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Blé'!. — Nou^ avons peu de choses à ajouter aux appréciations que nous avons précédf^mment données relativeraent à la récolte du blé dans les ptincipaux pays. On trouvera dans la chronique de ce numéro le ré>umé des renseij^nein^m les plus dignes de Foi qu'il est pos.'Sible de réuiiir aujourd'hui. Il est toutefois un l'ait contre lequel nous devons prémunir nos lecteur-^, cesont lesexagération^ au.\((i)eUes on se laisse trop volontiers aller relativement àla produclioades Etats-Unis D'apièsles renseignements les plus sérieux, elle est estimée à 150 millions d'iiei-lolilres f d'autres la portent à 1H5 millions, d'au très même à près de 200 million s d'hectolitres. Le seul fait bien certain, c'est que le rendement est moins bon que l'année dernière, et que si le rendemt-nt est le même, ce sera dia aux accroissements des emblavures. — A la halle de Paris, le mercredi, 25 août, il y a eu une assez grande ollre de blés nouveaux, les prix étaimt laibles pour les diverses sortes. Ou payait de

26 fr. 50 à 29 fr. par lOii kilog. suivant les qualités; le prix moyen s'est fixé à

27 fr. 75, avec une nouvelle baisse de 1 Ir. 25 depuis huit jours. — Sur l<^. marché des blés à livrer, on paye par 100 kilog. : courant du mois, 27 fr. 7.^ à 28 fr, ; septembre 26 <r. 50 à 26 fr. 75; quatie derniers mois, 26 fr. à 26 fr. 25 . quatre mois de novembre, 2 fr. 75à-.^6 fr, ; quatre preraiersmois, 25 fr. 75. — AuH;ivre,les affaires ont été peu actives durant cette semaine : on cotait de 26 à 2S fr par 100 kilog. suivant les qualités pour les blés d'Amérique — A Marseille, les ventes se font facilement. Les arrivages de la semaine onl été de -265,000 he''.to litres ; le stock est monté, dans les docks, à 67,0u0 quintaux. Au dernier marché, on payait par 100 kilog. : Berdianska. 30 à :^0 fr. 50; Marianopoli, 29 fr. 75; Daonbe, 24 fr, 50 à 25 fr. 5(i ; Michigan, 2i fr. 25 à 28 fr. 50 ; Irka, 27 fr, à 2.-) fr, ; turzUes d'Afrique, 28 à ■^8 fr, 50. — A Londres, les importations dn blés échangées durant la semaine dernière ont été de 2ij8,9(i0 quintaux ; les affaires sont peu actives, avec des piix en baisse. On cote de 2i fr, à 31 ir. 50 par 100 kilog. suivant les provenances et les qualités.

Farinas. — Peu de changements dans les cours depuis huit jours, avec des affaires assez calmes. En ce qui concerne les farines de consommation, les rn'ix sont sans changements. ( )n payait à la halle de Paiis, le mercredi 25 août : marque D, 63 Ir.; marques de c oix, 65 à 66 fr ; bonnes marques, 63 à 64 tr.; soi'ies ordinaires et courantes, 62 à -3 fr ; le tout par sac de l,'9 kilog., toile à rendre, ou 157 kilog net, ce qui correspond aux prix extrêmes de 39 fr. 50 à 42 fr, 05 par 100 kilog , ou en moyenne 40 fr 75, comme le mercredi précédent — Quant aux latines de spéculatio i, on cotait à Paris le mercredi 25 août au soir : hiri.nes hui l-m'irqu es, coyna.ni dnmo'\s 61 fr. 75à 62 ; septembre, 58 ir 50; [uatre derniers mois, 57 fr ; quatre mois de novembre, 55 tr, 75 à 55 fr.; quatre pre iiiers mois, 55 fr. 75 à ■ 6 fr. ; farines super i.e.wes, cjurant du mois, o2 fr. 75; septembre. 37 fr à 37 Ir. 25^ quatre derniers mois, 36 fr. à 36 fr. 25; quatre mois de novembre, :>5 fr. 25 à 35 tr. 60; quatre premiers mois, 35 Ir. ; le tout, sauf pour les (juatre deriûièr^îs cotes, par sac de 1 ->9 ktlog., toile perd'ie ou 157 kilog. cet. — La cote otdcielle en disponible a été établie, comme il suit, pour chacun des jours de la semaine, par sac de 157 kilog. net :

Dates (août) 19 20 21 23 24 25

Farines hnit-marjues (iO 75 6103 61.25 61.75 62.00 6?.0,)

— supéneares 61. 2ï 61.25 61.50 62.00 61.50 62.75

Le prix moyen a été, pour les farines huit-marques, de 61.50, et pour les supérieures cfe 62 fr., ce qui correspond aux coiiis de 3J.10 et de 3.:». 50 par lOu kilog C'est une hausse (Je 20 ceniimes pour les premières et de '-3 ) centimes

{)0ur les secondes depuis huit jours. — Les cours sont plus faibles pour les arines deuxièmes qui sont cotées de 31 à 36 fr. par quintal métrique.

Stii/'es — li y a des demandes actives sur ce grain, avec des prix en hausse. On paye à la halle de Paris, de -20 fr. tO à 20 fr. 75 par quintal métrique. Quant aux farines, les cours s'établissent de 28 à 32 fr.

Or()e<. — Les ollVes sont un peu plus actives. On cote à la halle de Paris, de 20 à 20 fr. 5 par quintal métrique Quant aux escourgeons, ils sont payés de 19.50 à 20 fr. — A Londres, les importations d'or^-es ont été presques nulles depuis huit jours. Les cours sont à peu près nominmx, de 19 fr. 75 à 21 Ir. 7 5 par 100 kilog.

MaU. — Li situation est à peu près la mèiue que la semaine dernière. On cote à Paris, de 39 à kO fr. par 100 kilog. pour les malts d'orge, et de 30 à 33 fr. pour ceux d'escourgeon.

Avoines. — Peu d'atlaires à la halle de Paris, avec des prix fai'des. On cote de 19 à 20 fr. 75 par 100 kilo.'., suivant p )ids, couleur et qualité. — A Londres, les airivages delà semaine dernière ont été de i87,0 0 quintaux métriques. Au dernier marché, on payiiit de 19 à 21 fr. 90 par 100 kilog., suivant les sortes.

Sirrasi'!. — Les transactions sont à peu piès nulles. On paye à la halle de Paiis 25 fr. à 25 fr. 50 par hO kilog. suivant, les sortes.

Maïs. — Il y a peu d offres au Havre sur les maïs d'Amérique. Les cours se fixent de 14 fr. 25 à 15 fr. 50 par 100 kilog. suivant les qualités.

hsitea. — Les cours varient peu à la hallo de Paris. On paye par 100 kilog; gros son seul, 14 fr. 75 à 15 fr. ; son trois cases, 14 fr. 25 à 14 tr. 50; sons fins, 13 fr. 7.J à 14 ir. ; recoupettes, 14 à 14 fr. 50; remoulages bis, 15 à 16 fr.; remoulages blancs, 17 à 19 fr.

Iir. Vins, spiritueux, vinaigres, cidres.

Vins. — Belle et bonne température pour la vigne. Ce temps idéal, nous écriton, donnera le qualité et relativement la quantité. Calme plat à peu près partout, — nous voulons ici parler des aflaites, — chacun restant sur la défensive. Telle est exactement la bituation. — Ajoutons qu'on commence à se préoccuper des prix de début : seront-ils supérieurs ou intérieurs à ceux pratii|ués à la suite des vendanges de 1879? ou bien resteront-ils ce qu'ils sont actuellement? On ne saurait encore répondre à une semblable question On nous signale bien de Béziers une vente sur souche, à prendre tête et queue, au prix de 25 francs l'hectolitre, mais on ne nous dit pas quel est ce vin, de quel vignoble il provient, s'il est de côte ou de plaine Suivant nous, les prix de début, seront en raison du temps qui présidera aux vendanges, en raison de la qualité qu'aura le vin et de la quantité qu'on en récoltera 'Voilà trois inconnus qui garderont l'auonyme encore pendant quelque temps. Si la température se continue dans de bonnes conduions, et tout nous le fait supposer, il est certain que nous aurons la qualité, tout le monde est d'accord à cet égard. Or Ja qualité quelle que soit la quantité^ sera recherchée cette année, car il y a longtemps, trop longtemps, qu'à ce point de vue, nos vins laissent à désirer. La recherche de la qualité déterminera suivant nous le maintient des cours actuels et bien heureux encore si ceux-ci ne prennent pas de la fermeté. Cette qualité, à laquelle on s'attend; excitera le commerce aux achats, et cela d'autant plus que les stocks en bons vins sjnt aujourd'hui épuisés; aussi craignons-nous, que dès le début, il n'y ait une poussée, par suite une hausse et c'est ce qu'il y a déplus probable. Il faudrait, pour qu'il en fût autrement : la quantité. Celle-ci sera, paraît- il, très satisfaisante dans le Midi. On nous annonce déjà de l'Hérault et de l'Aude des excédents, mais, d'ailleurs, on ne parle que de récoltes très réduites. Que conclure? En présence de ces irrégularités, il nous paraît prudent de s'abstenir, d'attendre les événements et de ne pas s'exposer à donner des chiffres fantaisistes, qui n'ont pour base que l'imagination des chroniqueurs aux abois.

Spii'Uueax. — Les affaires en 3/6 continuent à être au calme et pendant la semaine écoulée, la baisse a fait de nouveaux progrès, ce qui n'étonne personne, car on s'attend à voir sous peu les cours des 3/6 descendre au-dessous de

60 francs. Voici du reste le mouvemsnt de la senaine sur le livrable : clôture de la sernaiue précédente b2fr. 50, puis successiveineat «2 tV. 25, •- 1 fr. 75, 61 fr. 50 et 61 fr. 2:-) Ea outre, le livrab'e en septcabre a fait 59 fr 50 et le septembre et octobre 59 francs. Le stock continua à diminuer, il est actuellement de 8, 0 25 pipes contre 8,950, l'an d:;rnier à la mèint époque. Le mirché de Lille est aussi calme <^ue celui de Paris : on cote l'alcool fin de livraison 62 fr. 50 en dis-ionible, et 1 alcool de grain^^ 64 francs. Les marchés du Midi restent toujours dtns la mènae situation : C<He fait 110 fr , Agîmes lOJ (r., Bôziers 106 fr., lUontpelUer 100 fr.., Pezénns lOt) fr., Nnrbonne 110 fr.— A Auw, on cote 3/o bstterave, 1" qualité, 90 degîés disponible, 62 fi', 2j; septembre, rtl fr. 50 à 61 fr. 75; septembre-décembie, 59 fr. 5('; quatre premiers, 57 fr. 50 à 57 fr. 75.

Vinaigres. — Prix toujours fermes mais stationnaiies.

Cidrei;. — Rien de nouveau sur cet article.

IV. — butrex. — Mfl.txyea. — Fécules — GlM-oses, — Amidons. — Honhlons.

Svcres. — La baisse continue sur les sucres bruts, taudis que le blanc n' 3 a gagné 4 fr. 25 depuis notre dernier bulletin. Ou a coté à Paris, pir 100 kilog. pour sucres bruts, 88 degrt^ saccharimétri]ues : a"' 7 k 9, 65 fr. 50 à 65 fr. 75 ; n°» 10 à 13, b8 fr. 50 à 58 fr. 75; blanc type n» 3, 74 fr. 25.-— A Lille : sous 7,

74 fr 75 à 75 fr. ; n»^ 7 à 9 6i fr. 25 à 64 fr. 50; n° 10 à 13, 57 fr. 75 à 58 fr. ; blanc n" 3, 68 fr. 25 à 6^ fr. 50. — A Saint-Quentin, marché nul, les fabricants n'ayant plus de marchandise. — A Valenciennes, marché sans allai res. — Le stock réel de l'entiepôt de Paris était, au 24 aoiîL, de 227,,0 24 sacs, avec une diminution de 9,894 sacs depuis huit jours. Les cours pour l'exportation, poar pains l*'' choix, varient de 70 fr. 50 à 7ii fr. 25, suivant marques. Les raflinés font : bonnes sortes, 147 fr.; belles sortes, US à 150 fr.

Méliiiis/'S. — Le prix des mélasses contivue à être sans changement : celles de fabrique, 13 fr. ; celles de raffinerie, 14 fr les 100 kilo;?,

F'icuiAiit. — Oa cote à G)mpiègae., fécule l^" type de laChanabresyndloale; disponible, ^0 fr. ; 3 mois d'octobre, 36 fr. — A Paris, les fécules en disponible sont peu abondantes. On cote la 1'"'' de l'Oise etdu rayon de Paris de 40 à 41 fr. les lOJ kilog.

Glncosex. — On cote à Paris, sans variation depuis la semaine dernière : sirop de froment, 64 à 66 fr.; sirop massé, 54 à 56 Ir.; sirop liquide, (33 degrés), kk à 46 fr.; sirops de maïs massés, 44 à 46 fr.

ATïiidnm. — Vente courante en raison des légères concessions faites par les fabricants. On cote à Paris : a.midons de Paris, en paquets, pur froment, 74 à

75 fr.; amidons de province, 63 à65 fr. ; idem d'Alsace, en vrague, 60 à 62 fr. ; amidons de maïs, 46 à 48 fr.; fleurs de riz, 40 à 42 fr.; riz de Louvain, 76 à 78 fr.

Houblons. — A Alost, les affaires traitées cette semaine ont été limitées axrx besoins immédiats de la brasseiie. La récolte s'annonce belle. — A Poperinghe, la moisissure et la noircissure se sont déclarées dans le plus grand nombre des plantations — En Al emagne, la plante a un peu' souffert, toutefois on espère ■une récolte moyenne. — hn Angleterre, la situation des houblonnières s'est notablement améliorée.

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