III. — Vins, spiritueux, vinaigres, cidres
Vins. — Les vendanges continuent avec un remarquable entrain. Quand ces lignes paraîtront, le Midi aura terminé sa récolte et les vignobles du Centre et du Centre-Nord seront en pleine cueillette. Dans l'Hérault, l'Aude, le Gard, les Pyrénées-Orientales, des achats importants se concluent à des prix relativement très élevés. De Béziers on nous écrit : « L'empressement que l'on a apporté aux ventes faites, ces jours-ci, semble indiquer que cette effervescence est loin de vouloir se calmer et qu'elle se maintiendra quelques semaines encore, mais nous n'oserons le garantir. Nous croyons même, qu il serait prudent, de la part des propriétaires, de profiter de cet élan pour vendre avantageusement leur récolte; un moment d'arrêt pourrait bien suffire pour paralyser cette fiévreuse activité dans les achats. L'ensemble de toutes les ventes de la semaine, qu'il serait trop long d'énumérer, ne s'élève pas à moins de 150, lOO hectolitres environ, et nous ne comptons pas dans ce chiffre les ventes d'excédants, faites en assez grandes quantités. » A Pézenas, • les petits vins se payent 22 à 25 fr. l'hectolitre, au lieu de 18 à 21 fr. qu'on les payait l'an dernier; les vins moyens, 26 à 30 fr., et les vins dé 1" choix, suivant mérite, de 30 à 35 fr. Dans le JBeaujolais et le Maçonnais, on a traité quelques vins nouveaux aux cours de 100 à lio fr. la pièce de 216 litres, vin nu, pris au pressoir. Dans le Bordelais, les vins blancs se traitent, assure-t-on, au prix de 300 à 350 fr. le tonneau de quatre barriques, suivant qualité. A Nérac, dans le Lot-et-Garonne, on nous signale une vente au prix de 480 fr., le tonneau logé. Dans les côtes châlonnaises, à Givry, les propriétaires demandent 100 et 105 fr. les 228 litres nus , de leurs vins nouveaux; cependant, on a vendu en premier choix plusieurs lots au prix de 94 à 96 fr., et en deuxième choix, 80 à 85 fr. Dans l'Orléanais, la récolte est pour ainsi dire nulle, aussi demande-t-on aujourd'hui 100 à 120 fr. de la pièce de 230 litres, vin logé. En Poitou, il n'y a pour ainsi dire pas de vin rouge, mais on aura du vin blanc; celui-ci vaut 60 a 65 fr. les 270 litres nus. En Provence, dans le Var, les vendanges sont terminées, il n'y a pas encore de prix arrêtés : on parle de 40 fr. l'hectoUtre pris chez le propriétaire, ce qui nous semble considérable. Ej Sologne, le vin blanc bourra, 1880, vaut 68 à 72 fr.. les 2.8 htres nu. Telle est aujourd'hui, à vol d'oiseau, la situation de nos vignobles.
Spiritueux. — Les cours se sont relevés, au début delà semaine : de 61 fr. 25, ils ont fait successivement : 61 fr. 7ô, 62 fr. 75 et sont redescendus à 62 fr. 50. Voici ce que nous lisons, dans un journal ordinairement bien informé, à propos des incertitudes qui régissent actuellement le marché : « Nous continuons à re-
marquer beaucoup de calme dans les transactions sur la prochaine campagne; on connaît à peu près le résultat de ce qui vient de se terminer; les ressourcées ont un peu d(''passé les prévisions et les hauts |)iix n'ont pu se maintenir loiiii^temps, malgré les ellorts tentés, en avril dernier, par les détenteurs du stock. Nous ne croyons pas àde bit-n grandes variations jiendant la nouvelle campagne, et la spéculatinn paraît as^ez de cet avis pour l'instant, puisqu'un écart de 5 centimes, entre l'offie et la demande empêche, la plupart du temps, les tiansactions d'aboutir. » Le stock aujourd'hui est de7,^50 pipes contre 7,800 en 18"9. A L'Ile, les cours sont sans variations, ils restent stationnaiies entre 62 et 62 Ir. 50 II en est de même des marchés du Midi, qui sont sans changements. Le marché allemand accuse delà baisse. A Paris, on cote 3/6 betterave, 1" qualité, oO degrés disponible 63 fr. 75, novembre et décembre b-z f'r. 50 à 62 fr, 75, quatre premiers 60 fr.
Vinniqres. — On nous écrit d'Orléans : « On cote les vinaigres l*' choix, de 28 à 35 fr.; 2« choix, de 23 à 27 fr. l'hectolitre nu, pris à Orléans, payable à 30 jours, 2 pour 100 d'escompte.
Cidres. — Rien de nouveau, quant à présent, nous, espérons, sous peu, avoir quelques renseignements sur les cidres nouveaux, dont la récolte, quoiqu'il arrive, sera des plus réduites.
IV. — Sucres. — Mélassex. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons.
Sucres. — Après un peu de baisse sur les sucres bruts pendant les premiers jours de la seraame, les cours ont repris faveur et sont maintenant très fermes pour toutes les sortes. Depuis le 1^"' octobre, les anciens types sont supprimés, et les cours des sucres bruts s'établissent pour les sucres 88 degrés et les sucres blancs. On paye à Paris par 100 kilog. : sucres bruts 8^i degrés saccharimétriques. 53 fr.; sucres blancs n» 3, 60 fr. 7o à 61 fr ; à Péronne, 59 fr.; à Lille, o8 fr. 50 à 60 fr.; à Saint-Quentin, 59 fr. 25 à 62 fr. Le stock de l'entrepôt réel des sucres à Paris était, au 6 octobre, de 16S.000 sacs pour les sucres inligènes, avec une diminution de 7,tOO sacs depuis huit jours — Pour les sucres ralfîués, il y a une demande active pour la consommation intérieure, les prix sont bien tenus de 112 115 fr. par 100 kilog. pour l'intérieur, et de 70 fr. 25 à 73 fr 5 - pour l'exportation. — A Londres, les prix accusent, pour toutes les sortes, moins de fermeté que la semaine précédente.
Mélasses. — Il y a un peu de faihlesse dans les cours On paye à Paris 12 fr. 50 par 100 kilog. pour les mélasses de fabrique, 13 fr. 50 pour celles de raffinerie.
Fécales — Les prix continuent à accuser de la baisse. On paye à Pans 32 fr. à 32 fr. 50 par 00 kilog. pour les fécules premières du rayon ; à (^ompiègne, 32 fr. pour celles de l'Oise. Les fécules vertes disponibles valent de 21 fr. .0 à 22 fr. — Les pommes de terre pour féculerie sont payées 3 fr. 50 à 4 fr. par 100 kilog.
Glucoses. — Les demandes sont peu actives et les prix sont en baisse. Ou paye à Paris par lOO kilog : sirop premier blanc de cristal, 59 à 60 fr. ; sirop massé, 48 à 50 tr.; sirop liquide, 38 à 40 fr.
Amido is. — Les ventes sont peu importantes, mais les prix se maintiennent. On cote par lOo kilog. : amidon de pur froment, en paquets, 7u à 72 fr.; amidon de province, •• 0 à 62 fr.; amidon de maïs, 40 à 42 fr.
Houblon^. — Les nouvelles de la ré;^olte accusent généralement une bonne qualité ; les affaires sur le plus grand nombre des marchés sont encore peu importantes cette senaine. On cote, suivant les régions, par quintal métri |ue. Alost, 90fr. à 100 fr.; Poperinghe, 140 fr.; Bousier, 130 fr. à 140 fr.; Busigny, 140 à 160 fr.; Dijon, 160 fr. pour les belles qualités.