‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 49 sur 752 · I. — La situation · texte numérisé non relu

I. — La situation

Les Chambres entrent cette semaine en vacances. Les agitations de la politique vont se calmer, au centre du gouvernement tout au moins; cardes luttes s'engageront dans peu de jours au sujet des élections pour les Conseil généraux. Quant aux agriculteurs, ils vont être occupés, comme tous les ans, aux travaux pressés et absorbants des moissons, des récoltes de tous genres. Ils se féliciteront toutefois des deux dégrèvements sur les sucres et les vins qui sont définitivement votés. On ne pouvait pas mettre en doute le consentement du Sénat à deux mesures qui rendront de l'activité à la culture de la betterave et donneront du soulagement à la viticulture. La moisson des céréales se poursuit dans le Midi. Quels seront les résultats définitifs, nul ne peut l'affirmer encore. Mais l'ensemble des nouvelles s'accorde our dire que l'on aura probablement mieux qu'on ne l'espérait d'abord.

IL — Le pariage des terres vagues de Bretagne.

Depuis le commencement du siècle, plusieurs lois ont successivement réglé la procédure relative au partage des terres vaines et vagues dans les cinq départements composant l'ancienne Bretagne. En 1850, une loi spéciale organisa le pariage de ces biens communs qui occupaient alors une surface de 72,000 hectares. L'efTet de cette loi ne devait avoir que vingt années; mais lorsque ce terme arriva, les partages n'avaient encore porté que sur 35,903 hectares. Le 3 août 1870, une nouvelle loi prorogea celle de 1850 pour dix nouvelles années. Depuis cette date, de nouveaux partages ont réduit à 17,890 hectares la surface des terres vaines et vagues restant encore indivi^es. C'est pour permettre d'achever cette opération que le gouvernement vient de présenter à la Chambre des députés un projet de loi ayant pour objet de proroger pour dix nouvelles années la loi de 1850. Les terres qui restent encore à partager se répartissent ainsi entre les cinq départements de la Bretagne : Côtes-du-Nord, 1 ,2 U hectares; Finistère, 2,089 hectares; lile-el- Vilaine, 7,82G heclarss; Loiret Inférieure, 100 hectares; Morbihan, 6,630 hectares.

IIL — Projet d'augmentation des étalons de l'Etat. On sait que la loi du 29 mai 1874 a fixé h. 2,500 le nombre des étalons qui doivent être entretenus par l'administration des haras, et à

N* 588. — Tome III de 1880. — 17 Juillet.

1,500,000 fr. la sommeaffectée aux primes des étalons approuvés, des juments poulinières, des pouliches et des poulains. La loi aura reçu l'année prochaine son exécution complète. Un certain nombre de députés, pensant que cet effectif n'est pas suffisant, viennent de faire une proposition de loi dont les principales dispositions sont les suivantes. A partir du 1" janvier i882, reffectif des étalons entretenus par l'administration des iiaras, sera successivement augmenté de cenl étalons par an jusqu'à ce que cet effectif ait atteint le chiffre de 3,000. A partir de la même date, l'allocation de 1 ,500,000 fr. pour les primes et encouragements sera augmentée de 100,000 fr. par an, jusqu'à ce qu'elle ait atteint la somme de 2 millions de francs, en faveur des étalons appartenant à des particuliers, à des Sociétés ou à des départements et approuvés par l'administration des haras, ainsi qu'en javeur .des juments poulinières, des pouliches et des poulains. Nous aurons à revenir sur cette proposition, lorsqu'elleaura été examinée parla Gomniissioa d'initiative parlementaire et qu'elle viendra en discussion. IV. — Décorations pour services rendus à Cagric allure.

Lq, Journal officiel àw 13 juillet publie la liste des promotions et nominations dans la Légion d'honneur, faites sur la proposition du ministre de l'agriculture et du commerce. Nous en extrayons la liste des noms qui appartiennent à l'agriculture , en y ajoutant quelques autres noms que nous trouvons dans les promotions d'auLres ministères et qui intéressent également l'agriculture. — Sont promus

ou nommés :

Au grade de commandeur : M. Marie (Bugène-François-Auguste), directeur du commerce extérieur à l'Administration centrale, membre de la Société nationale d'agricultui'e de France ; 33 ans de services. Officier du 3 août 18~5. — M. Barral (J--A), secrétaire perpétuel de la Société nationale d'agrxulture d« France. Officier du 24 janvier 18Ô3. Services exceptionnels.

Au grade d.'officier : M. de Laire (Jean-François-ïCrnest), inspecteur général des haras; 2S ans de services. Chevalier du 13 auût 1866. — M. Giiauveau ijean- Baptiste-Auguste), directeur de l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon, membre de la Société nationale d'agriculture; 32 ans de services. Chevalier du 12 août 1868. — M. DuBRUNFAUT (Augustc-Pierre), chimiste, membre de la Société nationale d'agriculture. Services distingués rendus à l'agriculture et à l'mdustrie pendant soixante années. ChevaUer du U août 1861. — M. Meugy (Jules- Alexandre-Alphonse), inspecteur général honoraire des mines; 39 ans de service. Chevalier du 14 novembre 1855. — M. le docteur Cosson, membre de l'Institut, vice-président de la Société d'acclimatation. Travaux importants sur la flore algérienne et sur la flore des environs de Paris. Chevalier du 25 décembre 1855.

Au grade de chevaUtr : M. Challot (Paul), chef de division à l'Administration centrale; 27 ans de services. — M. de Bricognf (Jules), inspecteur général des haras; 29 ans de services. — M. Clé.ment de GtRAndprey (Josephj, inspecteur général des forêts; 39 ans de services. — M. Grandjean (Paul-François-Eumond), directeur du dépôt d'étalons de Cluny; 32 ans de services. — M. Saint-Pierre (Hoche-Camille), directeur de l'Ecole nationale d'agriculture de Moutpellier; 20 ans de services. — M. Trélut (Auguste), vétérinaire du dépôt d'étalons de Tarhss; 30 ans de services. — M. Grimaux (Edouard), professeur à l'Institut national agronomique ; 1 8 ans de services. Lauréat de l'Institut. Services exceptionnels. — M. DuBOST (Jean-Claude-Paul), professeur à l'Ecole nationale d'agriculture de Grignon ; 22 ans de services. — M. Arloing (Saturnin), professeur d'anatomie à l'Ecole nationale vétérinaire de Lyon ; 13 ans de services; services exceptionnels. — M. Bollée (Ernest), fondeur, constructeur-mécanicien au ?vlans (Sarthe). Auteur de nombreuses inventions utiles à l'industrie et à l'agriculture. Services exceptionnels. — M Boursier (Charles), propriétaire-agriculteur à Chevrières (Oise), secrétaire de la Société d'agriculture de Corapiègne ; 23 ans de services gratuits. — M. Denis (Etienne), "cultivateur à Chissay (Loir-et-Cher).

Perfectionnements apportés à la culture de la vigne. Services exceptionnels. — \ M. FoURViER DE Saint-Amand (Jules), propriétaire-agriculteur à Montflanguin (Lot-etG-.ironne), président du Go . ice agricole et du Giimité d'études et de vigi-. lance du phylloxéra de l'arrondisscinent de Vil.etieuve. Services exceptionnels. — M. IMoNiER (Gamille-Jean-Baptiste), agriculteur-industriel dans le département des Bouchesdu-Rliône. A contribué à introduire en France l'inluslrie de la fabrication des huiles de graine?, en créant à Eyguières, eu 1840, une importante usine. — M. Rabier, président du Comice agricole de Pilhiviers (Loiret) ; 25 ans de services publics et gratuits, — M SiAu (Antoine). Services rendus comme sériciculteur dans le département des P3-rénées-0rientules ; membie de la Société agricole et scientifique du département depuis 26 ans. — M. Wallon (Jules), propriétaire-agriculteur dans la Dordogne. Progrès importants -réalisés dans les méthodes de culture de sou* département. Services exce, tionnels. — Demontzey (Gabriel-Louis-Prosper), conservateur des forêts; 28 ans de services.

Nous ne poavons qu'applaudir aux distinctions que le gouvernement vient de conférer à des hommes qui se sont .distingués par des services sig.mlés rendus à la cause de l'agricullurs. Nous féliciterons d'abord tout particulièrement nos confrères de la Sociélé nationale d'agriculture : M. Eugène Marie, qui depuis de nombreuses aanées, dirige ave.î habileté un des plus importants services du ministère de l'agricuiture et du commerce; M. Chauveau, dont on conaaît les remarquables travaux de physiologie; M. Dubrunfaut, qui compte au premier rang de ceux qui ont, depuis un demi-siècle, rendu le plus de services à l'agriculture. Nous devons aussi profiter de cette occasion pour rappeler de nouveau que M. Ghallot est un des fonctionnaires les plus estimés du ministère de l'agriculture; que le dévouement infatigable de M. Saint-Pierre a puissamment contribué au développement^de l'école de Montpellier; que M. Dubost, dont les travaux sont si appréciés par nos lecteurs, est un des professeurs les plus aimés de Grignon; que M. Grimaux s'est fait apprécier par d'importants travaux de chimie. M. Trélut s'attache, avec un succès complet, au développement de la race chevaline dans la plaine de Tarbes. M. Boursier est un des plus ardents pionniers du progrès agricole dans l'Oise. M. Denis est le modeste et énergique promoteur de la culture de la vigne en chaintres. M. Monier, en même temps qu'il est uu grand industriel, est un des agriculteurs les plus progressistes du déparlement des Bouches-du-Uliô.ne. M. Siau est un des vétérans émérites de l'agriculture méridionale. M. Jules ^Yallon a remporté, il y a quelques-semaines, le prix cultural des propriétaires au concours régional de Périgueux. M. Rabier, M. Fournier de Saint-Amand sont à la tête de Comices qu'ils dirigent avec beaucoup de succès.

Quant à la distinction qui, sur l'initiative du ministre de l'aîïriculture et du commerce, est venue trouver le directeur du Journal de t agriculture, elle lui est d'autant plus sensible qu'elle lui est décernée au titre de secrétaire perpétuel de la Société nationale d'agriculture. V. — Nécrologie.

Encore deux morts à signaler cette semaine. M. Isaac Pereire, qui, avec son frère aîné, a été le fondateur en France des grandes Compagnies de chemins de fer, qui, le premier a eu le courage et l'intelligence d'établir une voie ferrée pour la circulation à grande vitesse, est mort à Armainvilliers, près de Gretz, le 12 juillet, à l'âge de 74 ans. Il avait rendu à l'agriculture nationale le plus grand service qu'elle pût recevoir. On doit d'ailleurs aux Pereire d'autres œuvres agricoles : le reboisement et la mise en culture d'une grande partie des Landes, et,

on peut le dire, la création complète d'Arcachon. Tout récemment, M. Isaac Pereire avait consacré une somme de 120,000 fr. pour la création de prix relatifs aux meilleurs mémoires ayant en vue la solution de la question du sort' de ceux: qui travaillent. Toute sa vie, il avait poursuivi la réalisation de cette pensée que toutes les institutions sociales doivent avoir pour but l'amélioration du sort physique, intellectuel et moral de la classe la plus nombreuse et la plus pauvre. M. Broca, qui est mort à 56 ans, le. 0 juillet, était un grand savant. 11 faisait partie du Sénat depuis le mois de février. Il était le beaufrère de M. Lugol, viticulteur dans le département du Gard, à qui les nombreux agriculteurs qui le connaissent, témoigneront certainement une vive sympathie pour le coup qui le frappe. Le docteur Broca laissera surtout un nom glorieux à cause de ses travaux sur l'anthropologie.

YI. — Le phylluxera.

Un décret du président de la République vient de nommer trois membres nouveaux de la Commission supérieure du phylloxéra, en remplacement de M. Joigneaux, député, démissionnaire; de iM. Tamisier^ sénateur, décédé, et de M. le docteur Micé, qui a cessé d'être président de la Société d'agriculture de la Gironde. Les nouveaux membres sont M. Parent, sénateur de la Savoie; M. Lalancle, propriétaire du Château-Léoville, dans la Gironde, et M. Georges Berger, également grand propriétaire de vignes dans la Gironde.

La Section parmanente de la Commission, dans sa séance du 10 juillet, a approuvé le traitement adminisiralif de la tache récemment constatée sur la commune de Lamolte-en-Chalosse, en terrain argilo-siliceux, dans l'arrondissement de Saint-Sever (Landes). Le phylloxéra y avait été probablement importé, car la vigne date de six ans, et a été faite avec des plants venant d'une région phylloxérée. Le traitement administratif a été aussi décidé pour deux taches nouvelles du département de la Sivoie. Dds subventions ont été accordées à trois syndicats; deux de la Gironde et un du Rhône ; ce dernier, pour l'emploi du sulfure de carbone, les deux autres pour l'usage de la submersion. La demande de l'établissement d'une pépinière de plants américains dans l'arrondissement de Saumur (Maine-et-Loire) a été ajournée.

Le département de l'Aude a été autorisé, par une loi du .24 décembre dernier, à s'imposer extraordinairement d'un centime additionnel, en 1880, pour combattre les ravages du phylloxéra. Le Conseil général ayant constaté, dans sa dernière session, les bons résultats obtenus par ses efforts, a demandé à êlre autorisé à continuer cette imposition en INHI. Le gouvernement vient de présenter aux Chambres un projet de loi dans ce sens. Cette imposition produitenviron'2T,S00 fr. par an. Ainsi que le fait remarquer l'exposé des motifs, cette somme est insuffisante si on la compare à l'inqjortance du dommage causé dans le département, mais elle s'augmentera de la subvention de l'Etat, et permettra de provoquer les sacrifices des communes et des particuliers.

VIL— Sur la résistance des moutons algériens à l'inoculation charbonneuse.

Deux communications très importantes viennent d'être faites à

l'Académie des sciences par notre confrère, M. Chauveau, sur un sujet

dont nous avons déjà entretenu nos lecteurs. Il s agit de la résistance

des moutons algériens à l'inoculation de la maladie charbonneuse.

CHROiNIQUE AGRICOLE (17 JUILLET 1880). 85

Dans les dernières expériences que nous avons analysées, M. Chau- Teau avait constaté que quelques moutons algériens peuvent contracter le vrai sang de rate et en mourir. Il a voulu chercher les causes da ces accidents, et il est arrivé à les déterminer. La conclusion à laquelle il est arrivé peut se résumer ainsi : la bactéridie charbonneuse se comporte dans l'organisme des moutons algériens, non pas comme s'il était privé des principes nécessaires à la vie bactéridienne, mais bien plutôt comme si c'était un milieu rendu impropre à celle dernière par la présence de substances nuisibles; mais quand les bactéridies sont exceptionnellement nombreuses, elles peuvent arriver à surmonter cet obstacle à leur prolifération. M. Chauveau arrive, de l'ensemble de ses expériences, à considérer, au moins provisoirement, comme innée l'aptitude des moutons algériens à acquérir l'immunité contre l'infeclion charbonneuse. Il reste à vérifier si, ces moulons étant transportés dans des milieux différents, par exemple, dans le midi de la France, cette immunité se maintiendra d'une manière indéfinie.

YIII. — Le choléra des poules.

Nous avons publié les instructions rédigées par le Comité des épizoolies sur le choléra des poules. Celte épidémie a été signalée, celte année, sur un grand nombre de points dans les départements septentrionaux. A celte occasion, nous recevons de iM. IJeaucamp, agriculteur à Elreux (Aisne), une letlre renfermant des observations qui seront lues avec profit par beaucoup d'agriculteurs.

« Monsieur le directeur, la maladie dite le choléra des poules, a depuis plusieurs années occasionné beaucoup de pertes et de plaintes. Les savatits, aussi bien que les vétérinaires, ont cherché les moyens de guérir cette maladie, sans y avoir trop réussi, à ce(|ue je sache; je n'ai donc pas la prétention, simple cultivateur, de

fiouvoir trouver lerernède que les célébrités de la partie n'ont pu découvrir; seuement comme ceite raaladi-^ existe dans ma commune depuis une dizaine d'années, sans que pour cela ma volaille en ait été affectée jusqu'à présent, j*ai cherché le motif [jour lenuelj'ai été exempt-, et, comme éviter une maladie, c'e-t plu** si.nple et plus éronomique que de la guérir, je v^iis me permettre de faire part de mes observations à cet égard. J'ai toujours entendu émettre l'opinion (|ue pour avoir beaucoup d'œuis, il fallait (jue la volaille eût chaud dans son poulailler, et pour donner cette chaleur, on construisait ces poulaillers, petits, peu élevés de planchers, sans lumière, ne recevant lair le plus souvent que par la déjuinture des planches de la porte, ou quelques petits trous faits dans cette porte; quant aux excréments, ou les eiilevait une fuis par an, à la sortie de Ihiver. Un poulailler de deux mètres de profondeur, sur trois de large, et deux de hauteur, en tout douze mères cubes d'espace pour log^^r uncent de volailles, c'était la rè^le suivie, huii poules, (|uel (uefois plijs, pa- mètre cube, dans un endroit près lUe sans air et jamais renouvelé; et on s'étonne que les habitants de ces demeures soient emportés par la maladie ; il y aurait bien plus lieu de s'étonn-r qu'il n'eu meurt pas encore davantage.

Sans vouloir, comi e sans même avoir le droit (ie citer a demeure de mes poules

{)0ur modèle je ne puis faire autrement que d'en parler puisqu'elle leur accorde ongue vie, et bonne santé, malgré leur mauvais voisinage; mon poulailler a trois mètres carrés, il a pour plancher le toit même du bâtiment, (luatre mètres de hauteur, en tout trente-six mètres cubes d'espace pour une centaine de poules, ce qui fait moins de trois poules par mètre cube; il y a des lucarnes grillées dans les murs, en face l'une de l'autre pour établir des c jurants d'air, on enlève les excréments, cinq ou six fois par an. Avec cette siiuplii-,iié de demeure, ma volaille se porte bien, et elle pond en proportion de la n uirture qu'elle reçoi'. Pour ceux qui veulent éviter cette malailir-, j'ai la conviction (|u'en donnant de lair. de l'espace, de la proi^eté, et j'ajouterai que, en ne laissam, pas manquer la boisson, éviteront facilement cette mortalité à leurs volailles, en même temps que le déplai-ir de voir la femme contrariée par le dépeuplement de sa basse-cour.

« Veuillez agréer, etc. « Beaucamp. »

86 CimONIQUE AGRICOLE (17 JUILLET 1880).

M. B^aucamp a parfaitement raison d'insister sur la nécessité de prendre les précautions qu'inspire l'hygicae bien comprise. C'est là une condition indispensable de succès, aussi bien dans l'élevage des animaux de basse-cour que clans celui des autres animaux de la

ferme.

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