I. — L'agronomie et l'agriculture
Dans une précédente chronique, nous avons cherché à expliquer les qualités et les devoirs de l'agriculteur. On nous a demandé de définir ce que nous entendions par l'agronomie. « L'agronomie, dit le Dictionnaire de f Académie française) est la théorie de l'agriculture. » C'est la science qui découvre et coordonne les lois de la production des matières organiques, végétales ou animales. L'agriculture est l'art de faire cette production dans un but de profit. L'agrologie s'occupe
S lus particulièrement des rapports de la production avec la nature es terrains, la phytologie des lois de la naissance et du développement des plantes, la zoologie des lois de la naissance et du développement des animaux, sans avoir aucune vue d'utilité pratique; la zootechnie de Télevage et de Tengraissement des diverses espèces d'animaux domestiques en vue de leur emploi pour les besoins de l'homme; l'économie rurale, de la production de toutes les matières organiques en tant que richesses sociales. L'agronomie étudie les relations mutuelles de toutes ces branches des connaissances humaines pour établir les principes devant guider l'agriculture. Le rôle de celleci est de mettre en pratique les lois découvertes par celles-là en se fondant sur l'expérience et l'observation érigées en corps de doctrine par la dépendance trouvée entre l'effet et la cause immédiate.
Les mots agronome, agronomie^ agronomique n'ont commencé à paraître dans le langage agricole qu'à la fin du dix-huitième siècle. L'abbé Rozier, dans son Cours d'agriculture (1785), dit que le mot agronome est nouvellement introduit dans notre langue et qu'il n'ea est encore fait mention dans aucun dictionnaire. Peu à peu seulement on a senti le besoin de distinguer d'une part les procédés techniques de l'agriculture, ce que l'on peut appeler les manipulations agricoles, et d'autre part les interprétations des faits bien expérimentés et leur liaison scientifique. A la fin du dix -neuvième siècle, l'agronomie n'est encore que dans l'enfance, parce que l'emploi de la méthode expérimentale est plus difficile en cette matière qu'en tout autre, à cause du temps considérable que demandent les essais et les moindres vérifications, et aussi, il faut bien le dire, en raison de l'ignorance de la méthode scientifique dans laquelle se trouvent le plus souvent ceux qui sont placés de manière à pouvoir bien expérimenter, s'ils avaient reçu une instruction et une éducation appropriées.
Les seules parties de l'agronomie qui commencent à être bien constituées, sont : 1 " celles qui, partant de la graine ou du bourgeon, ont
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déterminé les conditions nécessaires pour la germination et le développement des véiiélaux, l'alimentation des p'anles et la produclion spéciale de quelques ims des principes immédiats qu'on en retire, et 2° celles qui traitent les mêmes questions en ce qui concerne les produits animaux. Mais il reste pncore un gr.md nombre d'inconnues à déterminer, même dans ces questions resireinles. Les lois de la formation du sucre, pour ne citer qu'un seul exemple, sont encore inconnues, et c'est à peine si Ton sait quelques-unes des conditions qui la favorisent.
IL — Aécrologie.
Nos lecteurs apprendront certainement avec douleur la mort de M. Louis Gossin, Je déxoué et sympathique professeur d'agriculture du déj)artement de l'Oise. S'il est, mort trop toi et encore dans la force de 1 âge, on peut du moins dire de lui que sa vie a été bien remplie et entièrement dévouée à la c;iuse du progrès et à celle de l'enseignement. Il laisse des ouvrages estimés, dont les principaux sont intitulés : L'agricuUurc française, pn'ncipcs cV agriculture ei Manuel élcmeiit(nre et classi<jve (l agriculture, iCt,rboricuUare et de jardinage, et à côté une série d'ouvrages classiques rapportés aux choses rurales. Il était correspondant de la Société nationale d'agriculture depuis de longues années. Aidé par M. de Tocqueville, il avait fondé l'enseignement de Tagriculture dans le département de l'Oise, et il était arrivé à joindre cet enseignement à plusieurs lycées et collèges, et à l'introduire dans un grand nombre d'écoles primaires. Il laisse à cet égard un continuateur de son oeuvre dans son fils, M. Chaj-les Gossin. L'Institut agricole de Beauvais lui doit certainement une grande partie de son succès. Il est mort à Eclaron (Haute-JMarne), dans la famille de sa femme où il était aile passer ses vacances. C'est un véritable ami que nous avons perdu.
Nous avons aussi à annoncer la mort de M. le chevalier de Ilamm, conseiller aulique et directeur de l'agriculture au ministère austrohongrois; il était âgé de soixante ans. Le Journal de l'Agriculture a publié plusieurs mémoires que M. de Hamm lui avait envoyés, notamment sur la dynamite. C'était aussi un homme dévoué à la cause du progrès agricole.
M. Louis Colin, député du Doubs, qui vient de mourir, avait consacré ses efiorts au développement de la fromagerie, qui est si importante dans ce département. 11 a été l'un des fondateurs et des premiers vice-présidents de la Société française de l'industrie laitière.
Enfin, nous devons aussi annoncer la mort de M. Jeannin, ancien vétérinaire des haras, à Angers, qui était, depuis trente ans, correspondant de la Société nationale d'agriculture. bïS^ in. — L'École forestière de Nannj. -"^^3^ M. Nanquette, directeur, et ]M. Wathieu, sous-directeur de l'Ecole forestière de Nancy, ont été admis récemment, sur leur demande, à faire valoir leurs droits à la retraite. En se retirant, M. Nanquette a reçu le titre d'inspecteur général des forêts. L'un et l'autre apparle- • naient à l'Ec oie depuis l'année 1 844, où M. Nanquette avait été nommé proles-seur de sylviculture, et SI. Mathieu, yrrofesseur d'histoire natu- ' relie; ils laissent, dans cette école, le souvenir d'une longue série de services rendus et de grands travaux exécutés; les nombreuses pro-
motions d'agents forestiers qu'ils ont formés en témoignent avec unanimité. — Par un arrêté, en date du 23 septembre, M. Puton, professeur à l'Et^ole, a été nommé conservateur des forêts et directeur de l'Ecole. Ses travaux importants comme forestier et comme juriste sont un gage des services qu'il rendra encore dans cette nouvelle et importante situation.
Los examens d'admission à l'Ecole nationale d'agriculture de Grignon ont eu lieu les I I octobre et 15 novembre (2* session) et ont donné les résultats suivants. Sur 47 candidats qui s étaient fait inscrire, 42 ont été admis à l'Ecole, savoir :
MM. Arriéta (Gliili), — Brocard (Gôte-d'Or). —De Pison (Espagne) et ZoUa (Seine), bachulier^ es sciences. — Agithon, Dj4mat, Néchat et Stiaiikopolo (Turquie), porteurs de titres étrangers équivalents au baccalauréat, ont été admis sans examen.
Piétri (Seine). — Diiiier (Aisne), bachelières lettres — Grinoa (Nord)j élève delà forme-(''cole delà Sirihe. — Bos an de Garagnol fSeine-et-Oise). — Duclert (Aisne) — Devaux (Seine). — Qncrette (Aisne), bachelier es lettres. — Thjmas (Haule-Garonne), licencié en droit. — Raboisson (0 se). — Brayer (Haute- Matne), élève de TEcoIe pratique d". Saint-Bon. — Lion (Nièvre). — Sempé (Hautes-Pyrénées). — Petitjean (Allier), — Mote (Nord). — Brou'iot (Cher). — Barthélémy (Nièvre), élève de la ferme-école de Siint-Micliel. — Anselmier (Loiret). — Meunier (Allier). — Peytel (Nord), — Perrier (Suisse). — Larbalétrier (Seine). — Aquello (Républi]ue argentine). — Musseri (Egypte). — Mapataud (Haute-Vienne). — De Rochemonteix (Puy-de-Dôme). — Nicholson (Angleterrei. — Passy(Seine-et-Olse). — De^'uison (Greuse). — Bjutroux(S irthe). — G iHeau (Seine-et-Marne). — Bourgojjne (Saône-et-Loire), bachelier es lettres — Waternau (Nord\ bachelier es lettres . — G-uerrajain (AuDe) et Michaël (Indre-et- Loire) ont été admis après avoir subi l'examen.
Par suite de l'admission de cette nouvelle promotion, l'École de Grignon compte, à la date de ce jour, 103 élèves, qui se répartissent de la manière suivante : 3* année, 22 internes; 2* année, 30 internes; 1'* année, 40 internes et 2 externes; en outre, 9 auditeurs libres. A cette occasion, nous croyons bon de rappeler que les nouveaux adjoints à l'inspection de l'agriculture qui viennent d'être nommésau concours, sont, tous les trois, d'anciens élèves de Grignon.
V. — È^:ole nationale d'agriculture de Montpellier. A la suite des examens d'admission à l'École nationale de Montpellier, 33 candidats ont été admis comme il suit :
MM. Fourtic, Toulouse. — Roulet, Marseille. — Torkoraian, Scutari. — Téhérassi, Turquie, bach. es sciences. — Pérez, Mascara (Algérie) — Gar. Marseille. — Saraerre, Roquevaire (B. -du- Rhône). — Pêcheur, Gelte — Ferrand, AU'érie. — Bayle, Satillien (Ardèche). — Apostolidès, LeGaire. - Peltier, Musta|iha (Alg-^rie). — BezHrd, Ghalabre (Aude) — Farreac, Nice. — D>ulas, Andrinojde — Damont, Reims (Marne). — Troupel, Nîmes. — Gadoret, Montmeyran (Drôrae). — Rivaz, Saint-Romain (I^ère). — Gi-le, Nîmes — B.junet, Bissan Hérault). — Jouve, Vias (Hérault). — Jeungnier, La Garde-Frcinet(Var). — Ripertj Orange (Vaucluse). Gatchotl, Roumélie. — Miriraanoff, Russie,
AudiLnirs. — Engelfred, G golin (Var). — MllePinew.ski (Russie^ — DeStegmann, St-Pétersbourg. — Adossidès, île de S. mus (Grèce). Gorovit2, Vaita (Crimée), — Mares (Georges), Montpellier.— Saporito, Ricca.
L'effectif de lécole est actuellement de près de 80 étudiants. O.i remarquera sur la liste des auditeurs, le nom d'une demoiselle; c'est la première fois que le fait se produit dans une do nos écoles d'agriculture.
YI. — Admissions dans les écoles nationales vétérinaires.
Le Journal officiel publie la liste des élèves admis dans les écoles nationales vétérinaires, à la suite des examens qui ont eu lieu récemment :
École d' Al for t.— MM.. Bâillon.— Barroux. — Derré. — Desguéret. — Dupuy.
— Grandmontagne. — Ingueneau. — Launay. — Leclerc. — Liard. — Maguigny. — Schmitt. — Seuffert. — Theis, élèves dispensés de l'examen, en raison de leurs diplômes. — Thieriet. — Monaco. — Gaillard. — Gaudiot. — Wolçert.
— Delbroize. — Goursin. — Demy. — Constant, — Bigot. — Cavaillé. — Guérin.
— Depret. — Antoine. — Frotteau. — Patureau. — Carreau. — Bergereau. — Ghanot. — Fortiû. — Malherbe. — Bobert. — Fhmichaut. — Fouanon — Jay.
— Tricolet. — Frapin. — Granger. — Morel. — Scrève. -»- Vigier. — Dubron.
— Souchel. — Troufleau. — Boeslin. — Tancré. — Bailly. — Gravin. — Marion. — Roux. — Vie, — Métrinal — Bescond. — Goix. — Lion. — Dormoy. ' — Boucher. — Leclercq. — Cabaret. — Lynde. — Gadiot. — Marié. — Delaporte. — Beaufds. — Pinaut. — Lacamp. — Bonin. — Cambier. — Siegris.
— Wiart. — Gazon. — Auzat. — Girard. — Maugras. — Bernard. — Stoclet.
— Glay. — Ducrey. — Dumoulin. — Barbier. — Dellac. — Loyer. — Auger.
— Vaillant.
École de Lyon. — Blanc. — Cabran. — Lachmann. — Larchevêque. — Magnien.
— SteuUet, élèves dispensés de l'examen, en raison de leurs diplômes. — Vauthrin. — Fernet. — Schelameur. — Savre. — Garcin. — Blanchy. — Guil'emin.
— Niot. — Dufrène. — Page. — Monnier. — Poinsot. — Adam. — Miribel. — Ghabardès. — Pesle. — Dalmas. — Parisot. — Provost. — Raymond. — Couder, — Dugelay. — Piffault. — AUarousse. — Pillot. — ChevaHer. — Estignard.
— Petit. — Perre. — Richard. — Dumont. — Coufignal. — Gavard. — Tur.iin.
— Heyd. — Servoingt. Revire. — Bertheaut. — Prajalas. — Margeridon. — Sirié'
— Saint-Jean, — Millerioux. — Guerrin. — Jourand. — Morel. — Streicher.
— Arbite. — Weil. — Duranthon. — Négret.
École de Toulouse. — Balauze. — Gamboulives. — Malrieu, élèves dispensés de l'examen, en raison de leurs diplômes. — Vielle. — Fabre. — Orssaud.
— Crouzel. — Marot. — Dupin, — G rdères. — Dessimon. — Darclanne.
— Julien. — Parazols. — Ghoutean. — Azibert, — Berte. — Vignier (Joseph).
— Boudet. — Retoret. — Senié. — Toulouze. — Ducourneau. — Bruno. — Réchou. — Gazeaux. — Bouscharain. — Boussin. — Pellauzy. — Darros. — Saint-Martin. — Belly. — Saint-Bézar — Hubert. — Perrault. — Béasse. — Raynal. — Cazalas. — Viguier (Jacques). — Mestre. — Fage. — Arnaud, — Deïi^jacques. — Téxier. — Tarrier. — Palenc, — Robin. — Flamens. — Rieufrégier. — Mougneau. — Cavaillé, — Parnaut,
Cette liste comprend 199 noms, dont 90 pour l'école d'Alfort, 57 pour celle de Lyon et 52 pour celle de Toulouse.