XII. — Nouvelle méthode de culture
Nous recevons de M. Goetz la lettre suivante, avec prière de l'insérer :
« Monsieur, par votre estimable Journal, vous avez communiqué à vos abonnés l'invitation que je leur ai faite d'assister le 25 juin 1880 à la confirmation, par les récoltes de 1880, des résultats obtenus par M. Cothias et constatés par les récoltes de 1879 comparées à celles de 1874.
a Le tableau ci-joint donne la situation constatée :
Etats des produits de la ferme de Champerreux en 1874. — Surface, 132 hectares, dont 25 hectares de blé rendant 550 hectolitres; 25 hectares d'avoine rendant 625 hectoHtres; 25 hectares de cultures sarclées et 57 hectares de luzerne
330 GHRONlQaE AGRlGOLli (27 NOVEMBRE 1880).
et pâturages pour la nourriture du bétail, dont les produits ont étô de 14,972 IV .
Etais des prodidls en 1879 et en 1880, avec mî-nu contenance de terre et de fermage. — 50 hectares de blé rendant 1,200 hectolitres; 25 hectares d'avoine rendant 1,000 hectolitres; 27 hectares de cultures sarclées et 30 hectares de luzerne tt pâturages pour la nourriture du bétail, dont les produits ont été d« 25,8^12 tr.
« Veuilkz donner place à ma lettre, dans un de vos premiers numéros. En même temps je fais l'olïVe, à chacun de vos abonnés, du compte rendu de 16 pages, qui explique les résultats du tableau.
« Le retard mis à l'aire cette communication provient de ce que M. Gothias a tenu de donner la moyenne de ses récoltes après battage. L. (joetz,
Auteur de la nouvelle méthode de culture.
M. Gœtz nous prie d'ajouter qu'il n'enverra cette communication qu'aux personnes qui lui transmettront, ]7, boulevard des Invalides, avec leur demande, la bande de leur journal.
XIjI. — Concours spécial de trieurs.
La Société d'agriculture de l'Indre organise des essais publics de trieurs, tarares-trieurs et haclie-paille, qui auront lieu à Cliâteauroux le 4 décembre. Une vente aux enchères aura lieu à la suite des essais. Une Commission nommée par le Bureau, pourra écarter de la vente les instruments que certains défauts empêcheraient de recommander. Les deux espèces d'instruments seront mis en vente à lourde rôle dans l'ordre suivant : T les trieurs et tarares-trieurs ; 2" les hache-paille. La mise à prix sera de 50 pour 1 00 du prix de facture. Nul ne pourra être acquéreur s'il n'est sociétaire et agriculteur habitant le déparlement de riiidre. Le fait d'être déclaré adjudicataire est pour l'acquéreur un engagement : 1° de conserver l'instrument pendant l'année 1881 ; T de faire un rapport sur l'emploi de l'instrument elles résultats obtenus. XIV. — Concours d'animaux gras à Angoulême. La Société d'agriculture de la Charente, présidée par M. Eug. de Thiac, a décidé qu'elle tiendrait à Angoulême son concours annuel d'animaux gras les 12 et 13 février 1881. Seront admis dans ce concours les animaux nés et élevés dans la région du Sud-Ouest, départements de la Charente, Charente-Inférieure, Garonne, Lot-et- Garonne, Dordogne, Haute-Vienne, Vienne, Deux-Sèvres et Vendée. Les prix sont importants et il y a lieu de penser que ce concours répondra aux succès des années précédentes.
11 y aura aussi un concours d'animaux reproducteurs, mais spécial à la Charente. Enfin, des mentions honorables sont réservées aux instruments et machines d'une utilité reconnue.
XV. — Séance de rentrée de la Société nationale d'agriculture. La séance solennelle de rentrée de la Société nationale d'agriculture se tiendra le mercredi 15 décembre, dans son hôtel, rue de Bellechasse, 18, à Paris. Cette séance sera spécialement consacrée à la lecture d'éloges biographiques des anciens membres de la Société.
XVL — Nomination d'un professeur dans les écoles d'agriculture. Le concours que nous avons annoncé, pour la nomination d'un professeur de physique, chimie, minéralogie et géologie appliquées dans les écoles nationales d'agriculture, a été ouvert à Paris, le 3 novembre. A la suite des épreuves du concours, M. Lézé, ingénieur des arts et manufactures, a été classé au premier rang par le jury. En conséquence, il a été nommé à la cliaire vacante à l'Ecole nationale d'agriculture de Grand-Jouan. J. A. Barral.
ENSILAGE DU MAIS-FOURRAGE A COURQQETAINE.
CULTURE DU xAIAIS-FOURRAGE A GOURQUETAINE
Le maïs cultivé comme fourrage est destiné à nourrir le bétail pendant la saison d'été ou pendant la saison d'iiiver. Dans le premier cas, on récolte au fur et à mesure des besoins de l'alimentation; dans le second cas, on recueille toute la récolte en même temps et pour la conserver jusqu'au moment de son emploi, on la met en silo.
L'ensilage du maïs, usité depuis peu d'années, tend à se répandre par suite de l'avantage que beaucoup de cultivateurs trouvent dans son emploi. Quant à la culture de cette plante, elle peut s'introduire dans la pratique des pays riches d'autant plus facilement qu'elle est de celles qui sont qualifiées dérobées. En effet, après une récolte de fourrages de printemps tels que vesce d'hiver, trèfle incarnat, minette, etc., la terre étant libre au mois de mai, on donne les façons nécessaires pour semer le maïs qui n'occupe le sol que jusqu'à la fin de septembre; il est possible alors de semer du blé d'automne/ ainsi qu'on a coutume de le faire à Courquetaine (S^ine-et-Marne).
Voici d'après la comptabilité du domaine de Courquetaine, un résumé de cette culture.