‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 644 sur 752 · SO · texte numérisé non relu

SO

Corrèze. Luberzac

Hérault. Cette

Lot. Figeac

Lozère. Mende

— Marvejols

Pyrénées-Or. Perpignai

Tarn. Albi

Tarn-et-Gar. Montaubai

Prix moyens

— SUD-EST

Sasses-^ipes. Manosque 29.65

Hautes- Alpes. Briançon 29.50

^ipes-A/aî-tUmes Cannes 2i).75

Ardéche. Privas

B.-du-Rhône. Arles....

Drôme. Montélimar . .

Gard. Nîmes

Haute-Loire. Le Puy. ..

Var. Draguignan

Vaucluse. Carpentras..

Prix moyens

Moy. de toute la France — daUsemaineprécéd

Surla semaine < Hausse précédente. . { Baisse

cib REVUE COMMERCIALE ET PRIX-COURANT

Blé. Seigle. Orge. Avoine

fr. Jr. fr. fr.

Algérie. Alger 26.00 » 15.00 17 00

Angleterre. Londres 28.2.Ô » 21.00 20.95

Belgique. Anvers 2.Ô.75 23 75 22.75 19.00

— Bruxelles 27.25 24.00 » 20.00

— Liège 27 00 24.75 23.00 18.50

— Namur 26. .50 23 50 21.00 17.50

Pays-Bas. Amsterdam 26.50 24.05

Luxembourg. Luxembourg 29.50 25.00 21.00 17 25

Alsace-Lorraine. Metz 29.00 25.25 19.75 18.00

— Strasbourg 30.2,-i 26. CO 23 50 18.25

— Mulhouse 20.00 2450 22.00 18.50

Allemagne. Berlin . 26 2.Ô 27 On

— Cologne 28 10 28 10

— Hambourg 25.2.3 35 75 • •

Sx.isse. Genève 28:5 •■ » 19.50

— Zurich 31. .50 • - 18.^0

Italie. Milan ?« .'0 2M5 » 19 75

Espagne. Valladolid 26.75 » » 16 00

Autriche. Vienne 27.00 23 25 18.25 15 00

Hongrie. Budapesth 23.7:i 21.50 17.25 13.50

Russie. Saint-Pétersbourg... 30. ÎU 24.80 » 15 55

Etats-Unis. New-Vork 25. 10 » y »

Blés. — Le fait le plus important cjui se soit produit depuis huit jours, a été l'apparition de la neige dans la région orientale de la France. D'autre part, des pluies abondantes ont interrompu les travaux des champs. Heureusement, presque partout les semailles des céréales, ainsi que la rentrée des dernières récoltes, ont )iu se faire dans de bonnes conditions. Quant aux marchés agricoles, ils sont approvisionnés d'une manière normale. Partout les cultivateurs, qui se sont tenus au courant de la situation réelle des choses, maintiennent avec fermeté les anciens cours et résistent aux tentatives de baisse qui peuvent se produire. — A la halle de Paris, le mercredi 24 novembre, les transactions ont été beaucoup plus actives que le^ semaines précédentes; devant la hausse qui se manifeste dans la plupart des départements, et les demandes plus nombreuses de la meunerie, les prix sont en hausse sensible. On cotait de 28 fr. 50 à 31 fr. par 100 kilog. ou en moyenne, 29 fr. 75, avec une hausse de 1 fr. 25 depuis huit jours. — Sur le marché des blés à livrer, on paye par ICO kilog, : courant du mois, 29 fr. 75 ; décembre, 29 fr. 75; quatre premiers mois, 29 fr.; quatre mois de mars, 28 fr. 75 à 29 fr. — Au Havre, on signale aussi beaucoup de fermeté sur les blés d'Amérique qui valent de 27 fr. 75 à 29 fr. par 100 kilog. — A Marseille, les arrivages de la semaine ont été environ de 198,000 hectolitres. Les affaires ont été assez actives pour les diverses catégories ; le stock est peu varié ; il est actuellement de 144,000 quintaux métriques. Les cours accusent une grande fermeté. Au dernier jour, on payait, par l'O kilog. : Pologne, 27 fr. 50 à 28 fr. 50; Danube, 25 fr. 75 à 26 fr.; Richelles, 29 fr. à 29 fr. 50; Michigan, 28 fr. 50: tuzelles d'Afrique, 29 fr. à 29 fr. 50; Azof, 27 fr. 50 à 29 Ir.; Irka, 27 fr. 50 à

28 fr. 50. — A Londres, les arrivages de blés étrangers ont été, durant la semaine dernière de 2û0,0C0 quintaux m.^Hriques. Le marché présente beaucoup d'activité, et les cours accusent de la hausse. On payait au dernier marché, de 27 fr. à

29 fr. 50 par 100 kilog. suivant les provenances et les qiuiUtés.

Farines. — Les ventes sont faciles pour toutes les sortes de farines, et les cours accusent une hausse sensible depuis huit jours. En ce qui concerne les farines de consommation, on cotait à la halle de Paris, le mercredi 24 novembre : marque D, 64 fr.; marques de choix, 64 à 67 ir. ; bonnes marques, t-'2à 63fr ; sortes ordinaires, 61 à 62 fr.; le tout par sac de 159 kilog., toile à rendre, ou 157 kilog. net, ce qui correspond aux prix extrêmes de 38 fr. 85 à 42 fr. 65, par 100 kilog., ou en moyenne 40 fr. 7ô, soit une hausse de 1 fr. 55 depuis huit jours. — Pour les farines de spéculation, on cotait à Paris, le 24 novembre au soir : farines huit marques, courant du mois, 62 fr. 50 à 62 75 fr.; décembre, 62 fr. 50 à 62 fr. 75 ; quatre premiers mois, 61 fr. 25 à 61 fr. 50 ; quatre mois de mars, 61 fr.; le lout par sac de 159 kilog toile perdue, ou 157 kilog. net; farines supérieures, courant du mois, 40 fr. 50 à 40 fr, 75; décembre, 40 fr.; quatre premiers mois, 39 fr. 75 ; quatre mois de mars, 39 fr.; le tout par sac de lOOTiilog. — La cote officielle, en disponible, a été établie comme il suit, pour chacun des jours de la semaine.

Dates (novembre). 18 19 20 22 23 24

Farines huit-marques(l57 kiiog.). 60 Où 60.75 60.50 61.75 63.25 62-50

— supérieures (100 kilog.). 39 50 39.75 39 15 40.25 41.00 40.75 •

DES DEiNRÉES AGRICOLES (27 A'OVEMBRE 1880)/ 357

On peut voir, par ce tableau, que la hausse a été progressive chaque jour. — Les autres sortes de farines ont suivi le même mouvement de hausse. — On paye les gruaux de 44 à 55 fr. , et les farines deuxièmes de 30 à 35 fr.; le tout par 100 kilog.

Seigles. — Les transaclions sont un peu moins actives, mais les prix accusent de la fermeté. On paye à la halle de Paris de 23 à 23 fr. 50 par 100 kilog. suivant les qualités. — Quant aux farines de seigle, elles sont cotées de 32 à 36 fr., suivant les sortes.

Orges. — Les offres sont toujours assez actives, et les prix accusent de la fermeté. On paye à la halle de Paris, de 18 fr. 50 à 20 fr. 75 par quintal métrique, suivant la qualité. — Les escourgeons sont vendus aux cours de 19 fr. 75 à 20 fr. 25. — A Londres, les arrivages d'orges durant la semaine n'ont pas atteint 30,000 quintaux; les prix demeurent stationnaires: on paye de 19 fr. 95 à 21 fr, 90, par 100 kilog., suivant les sortes.

Malt. — Les ventes sont peu actives. On paye à Paris de 29 à 35 fr. par 100 kilog. pour les malts d'orge, et de 29 à 33 fr. pour ceux d'escourgeon.

.Avoines. — Il y a toujours des affaires abondantes à la halle de Paris. On paye de 19 Ir. 50 à 21 fr. 75, par 100 kilog., suivant poids, couleur et qualité. — A Londres, les arrivages d'avoines étrangères ont été de 95,000 quintaux métriques depuis huit jours. Les cours accusent de la hausse.. Au dernier marché, on vendait de 20 à 22 fr. 65 par UO kilog. suivant les sortes.

Sarrasin. — Même cours à peu près que précédemment à la halle de Paris, où l'on cote de 19 fr. à 19 fr. 50 par 100 kilog.

Maïs. — Sur tous les marchés du Midi, les prix se maintiennent. Au Havre, les maïs d'Amérique se vendent à des prix eu hausse, de 16 à 17 fr. par 100 kilog.

Issues. — '■ Les affaires accusent beaucoup d'activité, et les prix sont en hausse. On cote par 100 kilog : gros son seul, 14 fr. 25 à 14 fr. 50 ; son trois cases, 13 fr. 75 à 14 fr. ; sons fins, 13 fr. à 16 fr. 50 ; recoupettes, 12 fr. 50 à 13 fr. ; remoulages bis, 15 à 16 fr.; remoulages blancs, 17 à 18 fr.

m. — Vins, spirilneux, vinaigres, cidres.

Vins. — Encore rien de nouveau aujourd'hui : le calme persiste, les cours restent stationnaires avec toujours tendance à la baisse. On nous annonce bien du Midi une prochaine reprise, mais rien ne justifie une semblable nouvelle, sinon le désir de voir le pronostic se rf aliser Nous avons cependant une exception à signaler à l'égard du vignoble bordelais. Depuis quelques jours il y a parait-il, une reprise et un entrain inaccoutumé dans les transactions; des ventes importantes ont été réalisées, à des prix élevés, et par suite à la satisfaction des détenteurs-propriétaires. En général, on paye le tonneau de quatre bariiques en vins, 1880 : Cinquième cru, 1,600 fr.; bourgeois supérieurs, 1,300 à 1,400 fr.; bourgeois ordinaires, 1,000 à 1,200 fr.; paysans des paroisses supérieurs, 900 à 1,000 fr.; paysans des p.groisses ordinaires, 7^0 à 8 0 fr.; Montfeirand, Bassens et Gamblancs, 650 à 700 fr.; Floirac, La Souys, Bouliac, Quinsac, 625 à 676 fr.; Izon, Vayres, Ambarès, Ambès, etc., 550 à 600 fr.; BJaye et Bourg, 1" cru, 750 fr ; artisans et paysans, 525 à 575 fr. — On nous écrit de La Flotte, île de Ré, que les vins sont très bien réussis : on peut en ce moment obtenir des vins blancs 1" choix, au prix de 240 fr. le tonneau, sur lie, pris à la campagne, et le vin rouge, au même prix et dans les mêmes conditions. — A Nantes, les muscadets nouveaux, sur lie et sur vins, continuent à se traiter au jirix de 115 à 120 fr. la pièce, et le gros-plant aux mêmes conditions, aux prix de 65 à 66 fr. — Dans la Provence, à Toulon, Brignoles, Vidauban, les vins valent le prix élevé de 38 à 40 fr. l'hectolitre. — Dans l'Hérault, à Pézenas, on paye comme il y a huit jours les petits vins, 23 à 26 fr. l'hectolitre ; les vins moyens, de 26 à 29 fr., les Montagnes, 2« choix, 31 à32fr,; les Montagnes supérieurs, 34 à 38 fr.; les blancs, suivant mérite, 25 à 30 fr. — A Orléans, les vins se vendent, la pièce de 228 litres, année 1879, vin de pays, 100 à 110 fr.; le vin blancs de Sologne, 85 à 95 fr.; le vin blancs nantais, 72 à 75 fr.; le vin blancs des îles, 70 à 72 fr.; le vin blanc de Poitou, 65 à 66 fr.; le vin blanc de Blois, 75 à 80 fr. Le tout sans logement.

Spiritueux. — Ce marché est toujours trop lourd et cependant il s'est sensiblement raffermi cette semaine. Voici, du reste, le mouvement pour le livrable sur le mois courant : de 59 fr. 50, le cours a fait successivement 60 fr., 60 fr, 50,

61 fr.; 60 fr. 75, pour clôturer à 60 fr. 50. Le livrable en décembre et les mois de janvier à avril, ne présente plus d'écart avec le coui'ant du mois, les quatre d'été restent seuls en déport de 1 Ir. environ. Le stock continue à décroître, il est de 7,725 pipes contre 6,950 pipes l'an passé à pareille date. Le marché de Lille reste sans cluingement, le cours continue à osciller entre 58 fr. 50 et 59 fr. Quant aux marchés du Midi, ils restent sans changement. — Le tableau de la production et de la consommation publié par l'Adramistration, nous apprend que celles-ci se sont élevées à IQ't,?!? hectolitres, tandis que nos débouchés, consommation et exportation n'atteignent que 1/8,865 hectolitres, d'où résulte une augmentation de 15,852 hectolitres sur notre stock général qui était, au 31 octobre dernier, de 243,316 hectolitres.

Vinaigres. — Rien de nouveau sur cet article qui reste aux mêmes cours, avec tendances à la hausse.

Cidres. — On écrit de Saint-Pierre-sur-Dives (Calvados) : « La vente des pommes à cidres devient de plus en plus difficile, les prix sont très élevés. On vend aujourd'hui depuis 11 jusqu'à 13 fr. l'hectolitre. Jamais on n'avait payé les pommes ce prix-là. «

IV. — Sucres. — MéUxsses. — Fécules. — Glucoses. — Amidons. — Houblons, Sucres. — H y a toujours beaucoup de fermeté dans les cours des sucres bruts ; les transactions continuent d'ailleurs à être assez actives dans les principaux marchés. On paye à Paris, par 100 kilog., sucres bruts 88 degrés saccharimétriques, 55 fr.; sucres blancs, n° 3, 61 fr, 75 à 62 fr, ; à Lille, sucres bruts, 53 fr.; à Péronne, sucres bruts, 53 fr. 50; sucres blancs, 60 fr. 50 à 50 fr. 75; à Saint-Quentin, sucres blancs, 62 fr. — Le stock de l'entrepôt réel des sucres, à Paris, était au 24 novembre, 246,000 sacs de sucres indigènes, avec une augmentation de 26,000 sacs depuis huit jours. — Le mouvement de hausse se produit aussi sur les sucres raffinés qui sont cotés actuellement de 119 à 120 fr.

f)ar 100 kilog. à la consomma tion, et de 76 à 80 fr. pour l'exportation. Dans es ports, il y a aussi beaucoup de fermeté sucres coloniaux, qui sont vendus facilement, à Bordeaux, pour les raflinés, de 117 à 119 fr. par quintal métrique à la consommation.

Mêlasses. — Prix très fermes. On paye à Paris, par 100 kilog.: mélasses de fabrique, 13 fr.; de rallinerie, 15 fr. — à Valenciennes, mélasses de fabrique, 13 à 13 fr. 50.

Fécules. — Quoique les offres soient abondantes, les cours accusent toujours beaucoup de fermeté. On paye à Paris, 35 à 36 fr. par 100 kilog. pour les fécules premières; à Gompiègne, 35 fr. Les lécules vertes sont cotées de 21 fr. à 21 fr 50.

Glucoses. — Peu d'aflaires sur les sirops, et prix faiblement tenus. On paye par quintal métrique dans Paris : sirop premier blanc de cristal, 58 à 60 fr.; sirop massé, 48 à 50 fr.; sirop liquide, 3g à 40 fr.

Amidons. — Les ventes sont peu importantes, mais pour toutes les sortes, les cours accusent beaucoup de fermeté.

Houblons. — Les affaires sont assez calmes sur le plus grand nombre des marchés des pays de production ; néanmoins, pour toutes les sortes, les cours accusent une grande fermeté. En Angleterre, les prix accusent spécialement beaucoup de tenue.

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