IX. — L'i In'iiindiiio
Une série de conférences sur la takîméirie et sur la Inkini-n^f/rlrre viennent d être laites aux trois pram ttions réunies de lEole naionale d'agiiculliire de Grigiion. l'allés ont eu un grand succès, et il est qiiesli^ii da b^s continuer. En veriii d.î la même décision miiiistér elle, d'auires conféri'Ui'es avaiiîiit été (ait's avec nn égal succès aux deux autres écoles niiioniles d,*, Moiti) ;l!i .^r et île Grand-.Iouau. IM. Lig«)ui^ aut.Mir (b) Il UDUv/^elle méilinh, av.iii dé,à déb-j^ué M. Perreau, un de ses plus ar leuls eolbiborateur.s. p tur aller initier le perstnnu'l dei ferm.^s écoles. .\ l'issue dd sa missio.i, iM. Perreau a reçu une lettre offîciidie de féliciiation.
Un utile présent à faire à un c.^urs d'à luîtes ou à nne école primaire co isi-t'irait 01 un maléri.d mny*^n d'enseignement lakiujètiique, dont le p'ix est de ôi) fr.m(;s et eu um^ di.->ti ibution aux écoliers d'J livre fo idaïuerUal appelé Cahier du bolJal du (jénie^ qui est traduit dans pres{[iie toutes les laugies.
Al exposition pé lagogiipiede Home, la traduction de la la/ii'nélu'e et de la iakin. al jcbrc^ par M. A. linsi, vient d'obtenir une récoiujiense de seco ule lisse. Gest pir uii3 fav.^ ir spéciale, attendj que les traductions n'éiaiiMit p is adini ses an Cirncours. On a fait exception à la rè.gle par b; moiifipiele uiiaistre de l'airicidiure d'Italie f.iit propager la tikimôlrie de])nis plusieurs ajinées dans les nombreuses écoles qui dépBudeut d.î son administration.
X. — Varhn>e:um de Spgrpz, Nous avons annoncé la public ition du 1"^ fascicnle de la grande encyclopVlie d'arboriculture (pie ndre éminent confrère M. Alpbonse Lavalléea entr prise sous le litre d'/l/'.^»rc/M/n de Segrez (librairie Baillière et lils. à Paris). I.e 2* f is.nc île qui vient de paraître, e t congacrn à la description des es[)èces qui suivent : Cra'œ^ns L'ivalld^ DicrniUa s"ssdifo'ia, Nidta'ia rerasif >r<nis, Catalpa Kœmpfrri, K.voefiorda grandi/lora. Cette œuvre importante a été accueillie avec la
plus grande faveur pir tous les hol.mistes et les arbDPiciilteurs ; celts îiivejr est juslilioe tant pir le soin scrii;»iilfjnK avec hi.\iiti[ les pianies soat déui'iLei ((ii3 pir l'ctaotitude (|iii |)i'ési.lj à rovéciiLio.i do pluites gravées accoiiiijigaant l'ouvrage. Uae preuve de ctîlte liaiitt; esiiuie en esld.iiis le fait suivaat. Le grand journal anglais T/ic Girdei, qui jouit d'une Icgitinie autorité, vie.it de dédier à M. Lavilléj sou dixseptièaie volume, d;ms lequel il a publié son poiTrait, avej ceite dédicace : u Eu recanuaissancoj de ses ir ivau>: po ir l'iuirodu-îliou «l'arlires remarifuibles et rar.is dans les jir hns de rEiirop3. >. (]dl lionaeur n'avait eueor; clé fait qu'aux batinisles H dIchp, Jolm Ti)trey, N^ven, Louis Vin-lljulle, David Moor, Asa Giay, CIi ules L iwsou et lli^g 1. Nous en félicitons bien viveuient M. Livallée par qui un nom Lançais figure dans cette liste.
XL — Le cidre,
L'Iiivcr de I87i)-S0 a causé de gmnds désastres duis Irîs forêts et sur les arbres frj^iiliers. Les arbres à cidre ont été p irli^ulièrement frappés daas beaucoup il.i puys. Aussi les pommes soat, cette année, généralement rares et clières, et iinj ln)is>oa à la [iie'le b.îiucoap de populalio is sont liabitiiées fait dé!aul. Comment remédiera cette véritabbî disette^ c est la question posée dans la lettre suivaale :
« L'ouvrirr de uns campagnes ai.ne le ciJre Avec ([hhI juîs verres de cidre il se coiiteiiie de 11 naurriîuio la plus siraplu, la moins sucoul-iUe, mais sans cidre à son iej)as, il se tr )uve désfrieiilé, et le uav^iil lui cnùte l)ieri davantage.
« Ct-tii^', siisi):i, au grand désesjijir de tout le moule, les p)n.n!^ ittiiitp*eQt dans ootrti Nir uajnlie. Le peu qie nous en avons récolté s'en vi d.j n^s ca upagûes euL'VJ par les villes aux prix de 10 et. Il friiics l'hectolitre.
«Dms les m -nnges d'ouvriers illaudra hoi o de l'.vm ! Je l'eau, c'est bi-m peu pour la tem:nti ipu reste à la imiso i à travailler tint le jour et p >ui- les pnvr<-s enfants qui \o it k l'école avec u!ie sim^ile tirtiuj de bj irre ou le iro a\:;i p)ur toute nourriture ! De leau, c est l)ien froi l, pn m- ces petits è res à pjrie couverts de mauvais vête neiits (jui ont à tnivers^r cha'jue jour, ces immenses plair nés l'Uijour-liumides en liiver, et nuîlqunfois couv^ries de neigtî et de verglas.
«Oh ! cimnie j'éprouve delà peine eu voyant toutes ces misères, rt comme je serais lieu -eux de l-s aUénuer, di'.s li mesure de injs forces eu iu liquiut à ce* pauvi'es ge is uue bo;ine recette pi ir Itire, à ifu ite friis, une boiss m sai le, utt peu roi'iilia:ile et se rapprocliaut le plus passible, comme g »ùt de leur ciJre auquel ils ^onl si lidbiiués. un. G\SiÉ.
Il n'cat pas po sible de donner à une boisson le goût du cidr^, aulremenl (pTen prenant le cidre lui mè uemi bien lemaredi pou iies. Nous ne donnons donc que le conseil de dedouliler les cidres quj l'oa peut faire celte année, ou ceux ipie Ton a co iservés d'ua ; année aatérieupiî, en ajnutmt, en même temps (|ue de leau, la quantité d<; sii^re néc.iss ire pinr maintenir la force alcoolique. Li proi)j!-tion de siure à emp'oyer est de I kilogr. GilO de glycose pour cbaque de^re d nlcool qiî'on voudra obtenir dans un liect<»liire. Nous ia liq ■■i)n6 le sucre de glyco.^e pai'cj ipie c'est celui qui ctuile le medL-ur mirclié, et ipi'il est d'ailleurs tout transformé pour subii-la feriuenlation sur le mir:oii dansle umùt de pomme étendu d'eau. Les cidres or linaires renferment G pour li)J d'alcool, les boas cidres du commsrce Vl pour I0ii;oû ■voit pir là (pieLe quantité de giycose il fiiidra employer d'aju'es la proportion d'eau doat on usera. Si, avec du cidre déj » lait, on veut obtenir une boisson ressemblant au cidiM, on pourra emj)l(>yi'r d§ l'alcool du co.ntiierce, ei prenant de l'alcool rectifia et i»ur; oaap» itéra en. même temps un peu de sucra, le cinquième ou le sixième de lalcooi,
de minière à se rapprocher aulant que possible de la eoniposilion que M. BoJisingault a trouvée pour un cidre iri'jyen et qui est la suivante :
Grammes.
Alcool ah«o'u ti9 9.')
Sucre iiit^rvci-ii lô-'iO
GhcériiiP et acile succ'iii |ue '2.ii8
Aci le cab ii)U|;ie 0.27
— iiu'iiue , 7.74
— acéii'iun indices.
Maii'Te g.immeuse 1.4l
Potasse 1.55
Chaux, chlore, acides plio.^phoriques et sullu-
rique 0.20
Maiicie azotée 0.1 >
Lau 920 78
Total 1,020 00
Il sera très facile d'ajouter encore un peu de glycéiine que l'on trouve dans le comnierca, mais on ne pourra guère se procurer de l'acide malique, si ce n'est au m )yen de quelques fruits, tels que des rmue>, que l'on trouve facileuient et dont il serait possible de faire des ■extraits aqueux, en restant dans les proportions indiqué ;> p;ir l'analyse, c'est-à-dire de I pour 100 environ. L'ad lition d'un sipli^n d'eau de seltz, par hectolitre, complélerait heureusement la boisson.