‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 657 sur 752 · XIV. — Concours d'animaux gras en Angleterre · texte numérisé non relu

XIV. — Concours d'animaux gras en Angleterre

La saison des concours d'animaux gras a commencé, en Angleterre, par le concours de Birmingham; l'origine de ce grand concours remonte à 1848, mais il était alors limité à une petite exposition de porcs et de volailles; en décembre 1850, se tint le premier 'con coursétabli sur les principes actuels, comprenant les es|)èces bovines et ovines, et Bnugley Hall, fut alors construit spécialement pour ce concours annuel. C'est avec le grand concours de Londres, qui, cette année, aura lieu du 6 au 10 décembre, le plus important de la Grande-Bretagne,

Il faut encore citer le concours de Tredegar qui vient d'avoir lieu à Newport, pour les bestiaux et les volailles"; puis le concours de HuU et Èast Riding. Dans le courant des mois de décembre et janvier, il sera tenu plus de trente concours de volailles et pigeons, et en outre, un grand no'nbr? d'expositions canines. J.-A, B.4rral,

Vente de lord P'nrhyn. — Nouveau contraste entre la valeur des vrais Durhams et celles de» Durhams à sang mélangé. Ciicours Je la Société Je la laiterie à Isliagiun.

La vente d'une partie du troupeau de lord Penrhyn, qui vient d'avoir lieu la semaine dernière, nous fournit encore un nouvel exemple frappant de la différence énorme qui existe entre la valeur commerciale des Durhams issus de familles distinctes et celle des animaux issus de descendants purs, mais de familles diverses, et ne pi-ésr^nlant dans leurs géuéalo'iiies aucune lignée suivie, aucune parenté continue, aucune affinité d';illiances, en un mot aucune méthode raisonnes dans leurs accouplements fortuits.

Celle vente a eu lieu le 28 octobre dernier, par les soins de M.John Thornlon, à Wicken Paik, près de Buckini^liam.

Le troupeau de lord Ponrliyn, divisé en deux bandes dont l'une se trouve au château de Penrliyn dans le p-'vs de Galles, et l'autre à Wicken Patk, s'il ne peut se vanter d'une ancienne orij^ine, n'en n est pas moins devenu un des plus remarquables de rAni>leterre, par le soin et la munilicence qui ont présidé à sa formation. Lord Pe.irliyn, l'un des pairs d'An<:;leterre les j)lu3 opulents, homme éclairé et dévoué au pro<^iès de l'agriculture, n'a pas hésité à réunir dans ses étables les plus précieux spécimens des familles de Thomas B.ites, au prix des plus généreux sacrifices. C'est de 1850 que date l'oi-igine de ce grand troupeau. Les premiers éléments en furent pris chez M. Faulkner et chez iM. xManning, éleveurs bien connus dii comté de Norlhampton. Le premier taureau employé fut Lovemore (IO,47Gj élevé par sir Charles Kinghtley. Plus tard, le célèbre taureau Marmaduke (^ L4,89r) fut iittroduit dans le troupeau, -et en ISGI la belle vache Bel/e of Oxford, et le magnifique taureau Duke of Ceneva (i9,()L'i) furent importés d'Amérique. — Ces deux animaux, l'un de la f.imille O.cfordei le second pur Duchesse, directement issus des deux meilleures familles de Bâtes, donnèrent un grand éclat au troupeau de lord Penrliyn. — L'année suivante, le sang illustre des Cheny-Duchcss fut introduit et ne fit qu'en rehausser la renommée; et depuis, lord Penrliyn s'est distingué comme acheteur enthousiaste dans toutes les ventes célèbres, oiîdes représentants purs des familles de Bâtes étaient exposés. Le troupeau renforcé et ennobli par toutes ces acquisitions, ayant grandement fiuclifié, plusieurs ventes périodiques ont eu lieu. La première consistant en quelques taureaux seulement, eut lieu en 18(j"?. En 18G5, une vente bien plus considérable eut lieu à Wicken Païk. Cette vente comprenait une quarantaine danimaux de ;Lirand n.éritc, et depuis celte époque, les dilîérentes ventes qui ont eu lieu n'ont pas compris ensemble moins de 3*27 têtes, dont la moyenne a dépassé 2,500 francs. 11 faut dire aussi que les taureaux employés ont toujours été choisis parmi les ireilleures familles de sang Baies, et c'est ce qui explique la faveur exceptionnelle qu'obtiennent les ventes péiiodiques de lord Penrliyn auprès des éleveurs de la noble lace Durliara. Parmi ces taureaux loués ou achetés dans le but d'imprimer leur cachet de haute nobless:^, et de continuer le caractère de grande distinction et d'excellentes qualités laiiiôres laissé comme un précieux héritage, par DiÀke of Geneva (19,614), il me suffira de nommer le

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troisième Duc (lo Whnrr.lcile (21, r» 19), V^C.r'ind Duc onzième, de Tlognn (J 1.840;, Oxford Hcan, <|ii colonel Kiii^scote f2'.),'i8')), dand Ifuke vinulièmc (lîl/iSI), de M. Oliver, Ch mj Duke [l'.^JWl], G-and Unk" of 0>(ili>n\l^,\H)>() et dernièiviiient Cra».! llulc of OjD/ord {W/^^Xj issu de B'iroii Oj'/ord ([w iU-'\h>in% et de Grand IJiitli ss of O.cfoid ,'y\\j\m)L précieux du troupeau d'il )lkt'r, do , etc., tous taureau v purs UUes, paur donner une idée de la dislinctio.i et de la val.-ur du troupeau, dont une partie t^eulemetit a été olÏMte aux. rnclières la se. naine lierni.re.

Parmi ces animaux, il y avait 14 vaclieset i^énisses de sangn élancé ou très à^ies, dont la iiii»yeiine n'a atteint que SOO IV , prix des \aclies or iinaires, bitui (pie posse lait un meril; indivi lu ;l remarquable tel qu'on peut le supposer sous rinlluence djs taureaux que je viens de nommer. Mais en revanche les dix autres comprenaient : une génisse Orford, vendue 0,(M)t» IV ; 2 Walcrlo't, vendus 8,1) U) fr.; 2 Will li]j'x. vendues 7,000 fr.; une Sr'aphiii', vendue l,2i)0 fr. seidement; 2 Chirr;/ Du h('s<y vemlues 7,500 fr.; 2 Dachess .V/n y, vendues 4,000 IV.; ces dix vaches et gé.iiss-is oal atteint une moyenne de 3,070 IV.

Parmi Ihs 13 taureaux, il y avait 3 Oxford dont un très âj[é et «Tune capacité dont use, (pii se sont vendus en moyenne I 1 ,2')!» fr. l/ua deux a atteint 8,0iiOfr.;un taureau IJndie.^se, l.').000 fr.; 2 WUl Etj s, en moyenne 3,500 IV.; un Ch>rrij Diirivss et un ]Va>crloo^ vendus en moyenne 1,800 fr. Ceux de san;.;- mêlé ont atteint une moyenne de 1,200 fr., tandis que la cuoyeune des autres s'est élevée à 4,700 IV. El nwic cnidimni!

Quelle chance notre adminisîralion de l'agricidtiire anrait eue d'envoyer un aciieteur à c.Ule veole, où la vacherie de Corbon aurait pu s'enrichir de vrais Dirhams à des prix bien i i érieurs à ceux que les envoyas spéciaux ont p.iycs j)onrd*es sujets sans valeur aucune! C'était une excellente occasion (pii ne se renouvellera plus d'ici loiglemps. En elTel, la saison avanttée, le mauvais temps, les nombreuses ventes pré^é lentes (|ui ont épuisé la bourse d-s acliHeurs, rempli les vides et saii.d'iii les besoins; toutes c îs cireon tantes alliiji's à la détresse agricole, qui malgré une récolte assez fivorabie, se ftit emrore lourdement sentir, miliîaient cmjtre te ven leur et par eonséijuent en faveur des acheteurs. Mais il faut cr »ire que nos gouvernants sont étrangers à tontes ces considérations et déd lignent de choisir leurs oj)portunités.

Plusieurs éleveurs «le Dui'hams bMUçais m'ont é.vrit ()oar me reprocher de cheivher à discréditer leurs troupeaux. Les faiîs tels que ceux (pie j'ai exposés, et dont il est im|)ossible de coniester les co.iséquences, pirlent bien plus haut que mes f.iibles |tarol ;s ei proclament par mo i humble ])tum î celte eclalanle et incontestable vciité : // ji'ij a point de vert laides Dw/mins en l'runce.

Dms tons les cas, il e.-l b.)n ipie les éleveurs français sachent l)ien qu'ils j cuvent puiser dans un troupeau c unme cc'iii de lord Penrhyn, où depiis vingt ans on n'emploie cpie tl^.A lanreiiix Duhcss et Oxford dont la simple location coule suivent 25,0.10 fr. par an, des vaches et génisses au moins aussi bi lies que leurs jdiis belles et moue que celles de Co bon, et tout aussi bien nées, à une moyenne de tout au plus liait cents francs! V^oilà u i lait incontestable, quelles que soient les consc (uences qu'on en ])eut tirer. Maintenant passons à un autre sujet.

CHRONIQUE AGriinOLE RN ANGLETERRE. 37I

LaSociôlé de l'industrie lailière du rAn<;!elerre, dont je n'ai jamais mantjiié de raconler les faits et i^esles dans les pai^^es de qq Journal vient de tenir son concours annuel dans le grand local d'Islin-lon à Londres.

Celte S »ciété née d'hier, pour ainsi dire, a déjà atteint l'iraporlance et riidl ie.ii;e d'asso.'ialio:is j»lus anciennes. Le nombre de ses rnt^mbres qui s'est ^r «nilenirnt accru, l'i Mj)oriance des j)rix (jii'elle distribue l alttu wice i\^^.i visiteurs »[ni viennent admirer les richesses de lindusLi'ie laiiiè.v, prése.itées par un i uni -nse concours d'exposants, tour en un mot, l'établit comma une d\di principales institutions agricoles du pays.

1) I us le biitd 'être utileà la société laitière rrane;iise que des hommes très dévoués, très intelligents, m lis, sidon moi, animés d'un cerîain partipris systrmali<pie <'t exclusit'(pii nuit déjà et nuira encore dava!)ta"^e qu'ils le sachent bien, à l'œivre qu'ils ont fondée, je V{»is donner qneîquivs détails sur l.'S arraugi^nniis intérieurs et sur r(»ri'anisati*)n des concours de la société anglaise. On pourra trouver là nuehiues bonu's le(;jnsà suivre et (|uel(|ues bons e emples à irniler.

Le l'ait (pu domine dans les concours de laSociéte laitière de Londres c'est so » catactère large et fécond de généralité. Ici, r)oint de caie>'()ries exclusives à certains districts, admellaiit les uns, excluant les autres, circonscrivant certains di.-.liicts |)rivi;égies et imj>iiovablement fermant la porte aux pro'anes, ce qui donne à celte société les allures dune ])Oli;e église, pour entrer dans Lupielle il faut montrer ])atte blamdie, fondée expressément pour favoriser cerlair^s prrjugés économiques qui n'ont absolument jien à faire au jirogrès général de l'industrie laitière en général et qui tendent plutôt à fnre prévaloir certaines races et certains systèmes. (Je eu actère large et ouvert qui disiingue la société anglaise ne s'aiiéle [»is même à sa nationalité, elle ouvre son enceinte à tout le monde entier. Elle forme même des catégories spéciales pour les races laitières de l'étranger, et on a vu au dernier coucou r-s les races de la Hollande et du Uolstein ligiii-er avec himneur dans des classes spéciales par des exj)édiiions c!:oisies et organisées sous le patronaije et avec l'aide du gouvernement des Pays lias. C •gouvernement intelli^-enl dans l'intérêt aiiricole du p lys «bxit les iniérêts lui sont confies avec une pe.i'si)ic.icité et un zèle (pii lui ftuit honneur, a vu dans celle solenuilé agricdiî une occasion fivorable p(.ur faii-e appréciiM* les qualités éminemment laitières de ses rac3s et en fajilitei' ainsi l'adoption dans un pays iiUjHjrtaîeur qui ne peut sullire à la demande de lait et de .ses produits immédiats : le fromage et le beurre, nécessaires à l'aliment ili(»n de son peuple aus.^i grand par le mmibre qu'il l'est par son activité industrielle et sa richesse commerciale.

On d )it se rappeler que l'année dernière, ce fut une vache hollandaise q ri remporta le 1" pri< (le rende nent de lait en quantité, sinoa en qudité en concurrence avec une vache Uurham, dontJe rendement fut un tr.s petit p.^u au d(îssous de celui de sa rivale exotitiue mais qui raclsetait cette légère iid'ériorilé de quantité par une richesse de beaucoup supérieure. Cette dilTerenee donna lieu à quelques remontrances, on doit se le rappeler, et celte année on a ajoulé un ncujvtd élément d'a])|)réciation pour l'a Ijudic ition du prix, qui, à parlirdu dernier coûcours, ne sera accordé qu'à la vacke qui aura tiouroi ie

plus grand rendement en qualité aussi bien qu'en quantité. Cette îois-ci, malgré la concurrence de l'élite des races hollandaises et du Holslein, malgré celle des races des îles de la Manche, du comté d'Ayr, des races de Kerry, du Sulîolk, du Norfolk et de Sussex, en un mot de toutes les races laitières les plus fameuses et les plus renommées, à l'exception toutefois de nos races françaises, qui brillaient par leur absence complète, c'est à la race Durham qu'est échue la gloire (lu triomphe absolu sous les points de vue de la quantité et de la qualité.

O vous, qui ne voulez pas observer les fails et qui dans les concours des Comices où vous exercez votre influence funeste et injuste pour écarter la race Durham, sous prétexte qu'elle n'est point laitière, qu'elle est délicate, difficile à nourrir, onéreuse à entretenir, que j'aurais voulu vous voir à ce concours laitier d'Islington! Là, vous auriez pu contempler une collection de vaches laitières dont vous n'avez jamais eu l'occasion de voir ni l'ampleur ni la perfection. Si vous aviez vu ces rangées de vaches gigantesques, se cachant pour ainsi dire derrière leurs vastes mamelles aux puissants trayons, gonflées par un lait généreux dont le parfum moelleux remplissait l'atmosphère de ses effluves plantureuses, vous vous seriez alors peut-être fait une idée de ce que c'est qu'une vache laitière, ce dont, j'en suis certain, vous n'avez pas la moindre idée, malgré vos airs tranchants et connaisseurs, quand vous trônez avec votre majesté locale, j'allais dire féodale, dans les infimes expositions de vos Comices. Que de fois je vous ai vus affectant ces attitudes et combien, de fois vous m'avez fait lever les épaules de pitié! Ces magnats locaux, fiers de leurs heclares, se figurant encore d'avoir des vassaux, prétentieux autant qu'ils sont bornés, existent encore en assez grand nombre dans notre pays. J'ai juré de leur faire la guerre, non à canse de leurs hectares, ni pour leurs convictions politiques et sociales avec lesquelles je sympathise plutôt, mais à cause des obstacles que, dans leur ignorance obstinée, ils apportent au congrès agricole de notre pays, et certes, je tiendrai mon serment.

Le caractère des expositions agricoles, à tous les points de vue possibles, ne doit point être exclusif. Leur but, en effet, n'est pas seulement d'intéresser et d'instruire les agriculteurs, il doit aussi viser* à récréer les visiteurs appartenant à toutes les classes de la société, Il tant savoir attirer tous les goûts, toutes les idiosyncrasies, toutes les pentes et tous les intérêts. Aussi, généralement, les expositions organisées par les Sociélés anglaises réunissent-elles autant que possible une variété d'objets et de représentations d'industries diverses plus au moins connexes et se rattachant peu ou prou à l'art de l'agriculture. Chacun y trouve ce qui l'intéresse. Les cultivateurs y trouvent la partie technique, ces termes de comparaison entre les races et les animaux qui forment le jugement, les ustensiles de leur industrie principale, et, par dessus tout, la rencontre d'amis et de connaissances, qui donnent lieu à rechange de vues et d'opinions, ef qui souvent amènent l'entenle dans les idées et la combinaison dans les ettbrts. Le public ordinaire, lui, y voit l'étalage des produits dont il fait un usage journalier et dont il apprend ainsi à connaître le mérite, en se rendant compte des moyens qui servent à la manipulation et à la manufacture finale de la préparation pour le marché. Puis, en dehors de ces

objets purement agricoles, on trouve dans des expositions distinctes, des volailles de toute espèce et de toutes races; des montagnes de fromages provenant de tous pays, de toutes formes et de tous systèmes variant à l'infini, du lait, de la crème, des quantités de beurre en barils, en pots, en mottes pkis ou moins artistement dressées. Plus loin, d'ingénieux industriels exhibent une multitude de petits outils, de machines à hacher la viande, à extraire le jus, à écraser les citrons, à faire des saucisses, des machines à laver le linge, à tordre, à repasser, des presses à beurre, des manipulateurs rotatifs, des moules, des multitudes de barattes; en un mot, un heureux assemblage de bibelots plus ou moins utiles étalé devant les gens de ménage dont l'esprit aventureux aime à collectionner toutes ces inventions pour étonner les simples du village où l'on rapporte avec fierté ces petits souvenirs de l'exposition.

Malgré la frivolité de ce que l'on peut appeler les parasites d'une exposition agricole, j'avoue que ce mélange hétérogène me plaît ; c'est un peu l'attrait et le caractère bruyant de nos vieilles foires qui maintenant hélas ! comme tant d'autres institutions qui réjouissaient nos ancêtres, sont tombées en désuétude. En France, on y mêle des fleurs, des fruits et des légumes, et c'est un trait des plus intéressants qui manque aux expositions agricoles en Angleterre. Mais, d'un autre côté, les administrateurs des villes, chez nous, s ingénient à créer des diversions à nos Comices agricoles, de sorte que la foule des visiteurs sollicitée par des concours de tirs, de fanfares, des concerts, des jeux de toute espèce, se porte de préférence vers ces spectacles plus attrayants que les choses rurales, et délaisse absolument l'exposition agricole dont les travées restent désertes et silencieuses. Mais ce chapitre de griefs contre l'organisation de nos concours agricoles en France est trop long pour que je m'y arrête aujourd'hui, cela m'entraînerait trop loin. — Revenons donc au concours de la Société laitière anglaise et étudions-en l'économie et l'organisation.

L'exposition était divisée en trois grandes divisions : 1° les animaux; 2" les produits; 3° les ustensiles. La division des animaux consistait en quatre catégories avec deux annexes comprenant, l'une, les volailles ; l'autre, les abeilles.

La première était celle des vaches laitières divisée en dix classes : 1° vaches de race pure Durham, éligibles à l'inscription au Herd Book, en lait ou pleines. Dans cette catégorie, M. W.-R. Wodehouse, chez qui j'ai puisé les vaches les plus remarquablement laitières de mon troupeau, remporte le l*"", le 3" et une mention très honorable avec prix réservé et le prix d'honneur. On voit que j'étais allé frappera une bonne porte. On voit ensuite : 2°, vaches de race Durham, non éligibles, à l'inscription au Herd Book, exposées en paires; 3°, vaches de race Durham, non éligibles, exposées seules; 4°, vaches de race d'Ayr; 5", vaches de la race de Jersey; 6°, vaches de la race de Guernesey ; 7", vaches delà race de Kerry; 8% vaches de la race hollandaise ou Holstein; 9", vaches d'autres races pures non admissibles dans les classes précédentes; 10**, vaches de races croisées.

Le seconde catégorie était celle des génisses, divisée en huit classes, répétant à peu près les précédentes.

La troisième était celle des taureaux divisés en six classes, dont trois

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consacrées à la race Durhaai pure et inscrite, et distinguées seulemejç^ par l'âge; la 4^ comprenait les taureaux de tout âge de la race d'Ayr^ la 5% ceux de la race de Jersey et la 6^ ceux de toutes les autres races.

La quatrième catégorie comprenait les races caprines et était divisiez en trois classes.

J'ai déjà dit que les deux annexes appartenaient aux abeilles et aux animaux de basse-cour.

La division des produits comprenait les diverses variétés de fromages anglais tels que le Stillon^ le Cheahire, le Cheddar, les fromages de Derby et de Leicesler, les fromages en pains, les fromages à la crème et à pâte molle anglais; et finalement, les fromages divers d'origine anglaise.

Viennent ensuite les fromages d'origine exotique pouvant être exposés par les marchands ou facteurs de fromages importés et par les fabricants eux-mêmes.

Puis viennent la crème et le beurre, celui-ci en motte, en pots ou en barils.

Outre une exposition générale, des plus complètes, des ustensiles de laiterie, il y avait encore des concours spéciaux pour la fabrication et la préparation du beurre et pour les véhicules à transporter le lait.

En un mot, celte exposition était complète, au point de vue des exposants comme à celui des visiteurs ; aussi le succès a été aussi brillant que la Société laitière le mérite. Je souhaite que cet exemple, soit un enseignement pour nous. F.-R. de la Tréhonnais.

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