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Leterrier.
Dernier cours.
CHRONIQUE AGRICOLE ds décembre i88oj.
Lenteur apportée à l'examen <ln projet de loi sur la police sanitaire du bétail. — Urgence de la solution de la question. — Exemples donnés par rAn<jleterre et par l'Allemagne. — Nouvelle loi promulo;Mée dans l'empire d'Allemagne. — Arrêté relatif à l'admission des chameaux au concours régional d'Alger. — Analyse des programmes des concours régionaux, de la Roche-sur- Yon, d'Ëpinal et de Versailles. — Les expositions scolaires dans les concours régionaux de 1881. — Rôle de la Société d'encouragement à l'agriculture dans cette in^iovation. — Lettre de M. de Lagorsse. — Nécndogie : mort de M Baron-Dutaya et de M. Lécart. — Election d'un membre associé à la Société nationale d'agriculture. — Prochaine séance publique de la Société. — Résultats du concours pour la chaire de génie rural à l'Institut agronomique. — Nomination de professeurs départementaux d'agriculture. — Sur la détermination d-s la valeur des engrais. — Lettre de M. Perrpy. — Les engrais in.médiatement soluhles. — Travaux de la Commission supérieure du phylloxéra. — L'essaimage en 1880, d'après M. de Lafitte. —Note de M. Catta sur i'emplni du sulfure de carbone. — Compte rendu du Congrès de Clermont-Ferrand. — Le faux oïdium des vignes. — Note de M. Cornu. — Brochure de M. Lespiault sur les vignes américaines dans le Sud-Ouest de la France. — Catalogue des vignes américaines cultivées à l'Ecole nationale de Montpellier. — Les fourrages et les engrais verts. — Lettres du M. Pujo et de M. Dubost.
I, — L^s lois sur ks èpizoolies.
Depuis le 10 juin 1879, le projet de loi sur les épizooties voté par le Sénat a été déposé sur le bureau de la Chambre des députés; dix-huit mois se sont écoulés sans que le rapport ait été fait. Nous nous permettons d'insister pour qu'il n'y ait pas de plus long retard. Nulle loi n'est plus importante pour l'agriculture. Les plus graves intérêts sont engagés dans une question dont le règlement ne devrait pas être renvoyé à la législature qui suivra le parlement actuel, car tout serait à recommencer. Sans doute la loi, telle qu'elle est sortie des délibérations du Sénat, a besoin d'amendements, car elle contient des prescriptions qui devraient être renvoyées à des règlements d'administration publique, parce qu'elles sont insuffisantes ou contraires aux découvertes de la science, et susceptibles d'être modifiées d'après des recherches nouvelles. C'est une raison de plus pour que la commission de la Chambre des députés se hâte, puisque la loi devra retourner au Sénat. Les Etats voisins nous ont donné l'exemple, en édictant des lois sévèrement protectrices de leur bétail. L'Angleterre a commencé, et nos lecteurs savent avec quelle sévérité se trouve traité par la loi britannique le bétail étranger. Quant à nous, nous n'hésiterions pas à imiter pour la France les prescriptions qui ont été adoptées de l'autre côté du détroit. Cela vaudrait mieux que les tarifs sur lesquels on s'obstine à discuter sans aboutir. Mais voici que l'empire d'Allemagne vient, à son tour, de promulguer une loi très sévère qui entrera en vigueur le 1" avril prochain, et dont le premier eiîet sera, non pas seulement de protéger la santé du bétail allemand, mais encore de faire refluer sur la France tous les animaux suspects de la Germanie. Il y a donc une complète urgence à ce que la loi française soit prochainement achevée. Nous publierons, du reste, dans un de nos prochains numéros, le texte de la loi allemande tel qu'il a été promulgué dans l'Alsace-Lorraine, c'est-à-dire par une traduction officielle. Pour l'agriculture, comme pour toute chose, il importe d'avoir toujours les re2;ards fixés de l'autre coté de notre frontière de FEst.
IL — Le concours régional d'Alger.
Le Journal officiel annonce que, par un arrêté du ministre de l'agriculture en date du 8 décembre, il a été créé au concours régional agricole qui se tiendra à Alger, du 2 au 1 1 avril 1881, une classe spéciale pour les animaux de l'espèce cameline (chameaux, dromadaires, méharis et analogues). Il y aura également un concours spé-
N» 610. — Tome lY de 1880. — 18 Décembre, 1
cial pour les faucheuses et les râteaux à cheval. Pour prendre part à ces concours, les exposants devront remplir les formalités ordinaires, c'est-à-dire adresser au ministère de l'agriculture et du commerce, une déclaration écrite avant le 1 5 janvier prochain.