‹ Journal de l'agriculture (volume 5)Chapitre 77 sur 752 · SITUATION AGRICOLE DANS LES VOSGES · texte numérisé non relu

SITUATION AGRICOLE DANS LES VOSGES

plus courte. L'année dernière fut une année introuvable dans la mémoire d'un homme et même de longues annales; il faut bien croire qu'une semblable ne se renouvellera point de sitôt. Les s-eigles sont partout très beaux, même assez beaux pour subir en bien des endroits l'avarie de la verse. Les pommes de terre sont très avancées sur les versants des montagnes exposés au sud : elles montreraient des fleurs. Au fond des vallées., ayant été gelées deux et trois fois, elles n'ont pas partout un décimètre de hauteur. Sur quelques points du sommet des montngnes, la situation est la même. On comprend avec quelle difficulté s'est opéré le nettoyage des mauvaises herbes par une végétation aussi accidentée, aussi lente. Les mauvaises herbes ne sont guère retardées par les contre-temps.

Au moment de terminer ma lettre, je m'aperçois que le baromètre remonte. Au premier beau temps, la coupe des foins va être poussée avec beaucoup d'activité. Nous voilà menacés d'une nouvelle invasion des sangliers qui, dans quelques localités déjà, ont ravagé cruellement les récoltes. Quelques battues ont eu Keu, mais sans succès. Au cas oii il y aurait quelqu'un parmi les correspondants ou abonnés du Journal de f Agriculture pour connnître quelques procédés capables d'éloigner des champs ces destructeurs de récoltes, il nous rendrait un service bien ])iécieux en nous les faisant connaître. Pour bien des fermes, dont les champs sont tous rapprochés, on a la seule ressource de faire du tapage ; seulement cet exercice ne remplace pas agréablement le sommeil et le repos. Un bon chien de garde se chargerait peut-être suffisamment de la besogne.

Dans les plaines, les pommiers, dans la proportion de plus de moitié, n'ont plus donné sign.î d^. vie. Beaucoup d'autres arbres, -noyers, cerisiers, sont aussi détruits par l'hiver. Les forêts n'ont pas bien souffert. Le plus grave de tout, c'est que les prairies pourront s'en ressentir pendant deux années peut-être. Gelées et fréquemment inondées, de grandes étendues, naguère d'une fertilité de premier ordre, n'ont plus qu'une végétation déplorable de joncs et de carex. Il est pénible de voir, au moijent de la récolte, ces belles prairies, si bien soignées, n'avoir plus (jue l'aspect de chaumes stériles.

Pour conséquence, le bétail baisse considérablement et les fourrages prennent la marche ascendante. En rapport des années précédentes, c'e-t la situation retournée, mais cette face de la méd âîle sera encore moins brillante que l'autre. Les cultivateurs des montagnes, qui feront une bonne récolte, pourront en tirer un parti fort avantageux. J.-B. Jacqcot.

Yagney (Vosges), 27 juin 1880.

L'écrevisse, introduclwn à l'élude de la Zoolngie, par TH. Huxlet, membre de la Société royale de LoQiires. —Un volume in-8 orné lie 82 figures dans le texte. — Chez Germer Baillière et Cie, 108, boulevard Saint-Germain, à Paris. Prix : 6 fr.

Le volume que nous annonçons est le 36* de la Bibliothèque scientifique internationale, publiée sous la direction de M. Alglava. Il «est du à un dessavantsqui oQtacquis la plus légitime notoriété dans Tétude des sciences naturelles. En même temps qu'il donne des détails complets sur l'écrevisse, l'auteur entre dans des considérations sur des questions plus élevées. En effet, il n a pas voulu simplement écrire une monographie de l'écrevisse, mais montrer comment l'étude attentive de l'un des animaux les plus communs peut conduire aux généralisations les plus larges, aux problèmes les plus difficiles de la zoologie, et même de la science biologique en général. Avec ce livre, le lecteur se trouve amené à envisager toutes les grandes question zoologiques qui excitent aujourd'hui un si vif intérêt. G. Gaulot.

L — Situation générale.

Les marchés agricoles présentent toujours le plus grand calne. Les offres sonê très restreinte?, et les transactions peu importantes sur la plupart des denrées. II — Les grains et les fariyies.

Les tableaux suivants résument les cours des céréales, par quintal métrique, sur les principaux marchés de la France et de l'étranger.

RÉQ.ION.— SORD-OCEST.

Calvados. Condé.

— Lisieux

Gôtesd.- \orii Lamaion

— Tréo'uier

Finistère. Moilaix

— Qjimper

nie-et-yilai7ia. Bennes.

— St M lo

Manche. Avranches

— Potilorsoa

— ViUedieu

Mayenne. Laval

— Château Gonl-.er..

Morbihan. Hermeboal..

Orne. Séez

— Viiiiodtiers

Sarthe. Le Mans

— Mamers

Blé.

fr.

30.50 31.00 29 50 ^1).50 Î9.50 30.00 31.75 3t. 00 30.75 31.50 31 .50 20.00 28.50 •J8.00 30.00 31.50 30. bO 31-00

Seiïle.

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fr.

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