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COMPARAISON DES SYSTÈMES DE VITICULTURK

Fig. 35. — Taille normale du doc- Fig. 36- — Taille iiorraaie nu uocieur 'Jinut. — Conduite leur Guyot. — Conduite unilaté- unilatérale avec deux fils de fer, sans carasson.

raie avec un fil de 1er et up carasson au milieu.

Fig. 37. — Taille normale 'du docteur Guyot. — Conduite Fig. 38. — Taille normale du bilatérale à deux fils de fer, pour les vignes et terres docteur Guyot. — Conduite

fortes. unilatérale avec un échalas,

sans fil de fer.

Fig. 39. — Taille normale du docteur Guyot. Conduite unilatérale sans fil de ferni échalas.

Conduite bilatérale sans palissage.

Fig. 41. — Système Cazenave et Marcon ; application des conseils du docteur Guyot à la conduite de la vigne en treille et en cordons. — Souchets avec coursons et branches à fiuit, assis sur un bras commun ou branche-mère.

IJijende commune aux figures 35, 36, 37, 38, 39, 40, 41. — ab, branches à fruits de 8 à 20 yeux remplacés tous les ans. — c, coursons taillés à deux yeux pour donner deux s.irments, le plus liant pour remplacer la branche à fruits de. l'année précédente, le plus bas pour remplacer le courson à da.ix yeux.

2bO RÉPONSE DE M. VILLE A M. ROHART.

Nous avons reçu de M. Ville, professeur administrateur du Muséum d'histoire naturelle, sommation par huissier, d'avoir à insérer un très-long factum. Malgré les doutes que laisse la loi de la presse, sur le droit de réponse des personnes nommées dans un journal, nous regardons comme certain que nous eussions pu refuser l'insertion exigée. En effet, M. Ville, au lieu de faire une réponse raisonnée aux si justes critiques de M. Rohart sur l'ensemble des travaux du professeur de physique végétale du Jardin des Plantes, s'en prend, avec une noire ingratitude, à la personne et aux travaux de M. Boussingault, dont il a été l'élève et le préparateur. D'un autre côté, il annonce luimême que son travail n'est pas terminé et qu'il en enverra plus tard la suite. Notre droit de refus d'insertion, quant à présent, est donc évident} mais, si nous l'exercions, M. Ville se poserait en victime de la partialité dont il nous accuserait; il crierait à la persécution.

C'est cei'tainement la première fois qu'un auteur prétend aussi carrément au droit d'envahissement. Que deviendrait la science, s'il n'était plus permis de discuter les doctrines d'un professeur officiel? M. Ville a parlé du haut de sa chaire du Muséum, il a parlé à Vincennes, il a parlé du haut de la chaire de la Sorbonne, sans que là personne ait pu montrer les erreurs funestes de ses systèmes, et l'inanité des découvertes qu'il s'est attribuées, en dépouillant tous les savants qui l'ont précédé. Mais par cela seul que M. Ville est payé par l'Etat pour enseigner la vérité, il est justiciable de la ci'itique quand il enseigne l'erreur. Plus M. Ville a d'appuis puissants, plus il touche d'appointements élevés, d'honoraires ou de frais de toute nature sur les fonds de l'Etat (et nul savant, à aucune époque, n'a reçu, comme lui, en si peu de temps des sommes s'élevant à plus de deux cent mille fr.), plus il est juste qu'on examine ses travaux et qu'on cherche le vrai ou le faux de ses systèmes. Que M. Ville fasse de véritables découvertes, et nous n'hésiterons pas à les faire connaître aussitôt; mais tant qu'il continuera à suivre la voie malheureuse dans laquelle il est engagé, il doit s'attendre à la sévérité des critiques des hommes indépendants. Nous insérons donc le commencement de son mémoire, avec les notes qu'a écrites à la hâte M. Rohart, et nous continuerons dans nos prochains numéros, en prévenant seulement INI. Ville qu'il devra nous envoyer son manuscrit en temps utile, et non pas, comme cette fois, au moment où déjà une partie de notre numéro était tirée. Nous l'invitons en outre à s'interdire pour l'avenir des personnalités envers les autres savants. Enfin, il devra aussi savoir se borner, car la patience de nos lecteui's a une limite que nous ne pouvons pas lui permettre de dépasser. J.-A. Bauual.

Réponse de il. G. Ville aux sept articles jmbliés par .¥. Rohart dans les cahiers du Journal de l'Agriculture des mois de juillet, août, septembre, octobre, novembre cl décembre 1866.

On l'a dit avant moi, les attaques ne sont dangereuses et ne portent coup qu'autant qu'elles puisent leur autorité dans le caractère, les an-

técédents et la position de celui de qui elles émaneiit(^'). En dehors de cette conditioR elles vont presque toujours à l'encontre du but qu'on s'était promis et tournent à la confusion de leur auteur.

Croyez-vous par exemple, monsieur, que votre profession de marchand d'engrais soit bien de nature à donner à vos articles le caractère d'une œuvre précisément désintéressée ? Remarquez que je n'entends mettre en cause ni votre pi'obité ni la sincérité de vos convictions, mais constater simplement un fait, c'est que votre profession n'est guère compatible avec l'impartialité inséparable du rôle de critique et presque d'arbitre que vous avez pris.

Vos travaux et vos antécédents sous le rapport scientifique, à quoi se réduisent-ils ? De votre aveu, le peu que vous savez en matière de science se borne à quelques notions superficielles, toutes d'emprunt et de reflet. Vous n'avez donc pas qualité pour trancher souverainement des questions dont l'intelligence exige une préparation que vous n'avez pas reçue et à laquelle vous ne suppléez pas par des aptitudes exceptionnelles (-). J'aurais donc pu sansgrand péril pour ma personnalité abandonner v<os appi'éciations au sort de ces mille productions que le même jour voit naître et mourir. Le voyageur qui cherche des voies nouvelles n'a guère le temps de fixer les grains de poussière que le vent chasse devant lui ('i.

Je suis décidé cependant à vous répondre, et je l'eusse fait depuis longtemps sans une indisposition .qui m'a retenu au lit pendant trois semaines, parce que, à côté et au-dessus de vous, j'aperçois deuxpersonnahtés dont la reconnaissance vous a rendu tributaire et dont l'intervention, quoique inapparente, donne à vos affirmations un caractère qui mérite d'être relevé (*).

Vous débutez, monsieur, par un reproche bien grave. Vous m'accusez de plagiat C'). Si l'on doit vous croire, je n'ai vécu jusqu'ici que des miettes tombées de la table de M. Boussingault. A lui seul revient l'honneur d'avoir défini les conditions de la production végétale. Quant à moi je n'ai rien fait. Ma tâche n'a guère été que celle d'un copiste sans inspiration, lorsqu'elle n'est pas descendue au rôle plus triste d'un plagiaire sans scrupules. A vous entendre, je m'évertue depuis vingt ans à dissimuler l'origine des lambeaux dont je couvremapauvreté. Voilà ce que vous affirmez, vous, monsieur Rohart, des hauteurs sereines où, dans votre opinion, l'estime publique vous a placé. Vous faites plus, voulant donner à vos affirmations une autorité irrésistible, vous mettez

(1) La vérité ne relijve que d'elle-même. Elle est indépendante des petites passions comme îles grandes colères. — Rohabt.

(2) Si, pour comprendre M. Ville il faut, de l'aveu même de M. Mlle, une intelligence préparée spécialement et des aptitudes exceptionnelles, qui donc osera se flatter de le comprendre? Ecce homo. Vanitas vanilatum. Si je suis incapable de comprendre M. Ville, beaucoup d'autres, proljablement, devront rester derrière moi. — Quels pauvres arguments! M. Ville ne me trouvait pas trop fabricant et trop ignoré à l'époque où il espérait rencontrer en moi un fanatique de sa personne et de son système. — R.

(3) Admirable! trois l'ois admirable!... Les engrais ne pouvaient guère s'atlendre à tant de poésie. 0 puissance du vent!!! — R.

(4) Je ne comprends pas les logogriphea. Dans votre premier el dans votre second, il y a un tout. Expliquez-vous donc. — R.

(5) C'est faux. J'ai simplement constaté un fait. Si M. Ville croit pouvoir qualifier ce fait de plagiat, il a peut-être raison, mais c'est lui -qui je dit, et je m'en rapporte, quant à pré.sent, .'l son o^inion. — R.

fa

en regard des citations tirées des publications de M. Boussingault et de M. Ville, et naturellement il ressort de cette comparaison que je n'ai rien trouvé en propre. Puis, cette œuvre de haute érudition accomplie, vous sembleZj comme un nouvel Achille, défier le monde entier au combat. Pauvre monsieur, qui avez la naïveté de donner pour horizon à la science le petit cadre de votre savoir (*)! Reproduisons-donc ce tableau incomparable j nous montrerons ensuite tout ce qu'il contient d'arbitraire et d'inexact, pour mieux en faire ressortir la complète inanité.

Je vous cède la parole :

« Données de la première expérience.

M. Boussingault 18b7. — Sol artificiel avec Jf. G. Ville 1864. — Sol artificiel avec sable

sable et argile calcinés au rouge, ainsi que les calciné au rouge, ainsi que les vases employévases employés à l'expérience. à l'expérience.

0 Ici nous voyons une petite différence. M. Ville n'a pas introduit d'argile dans son sol artificiel, ce qui n'a d'ailleurs aucune importance, ainsi que M. Ville le reconnaît dans ses Résumés ries Conférences agricoles, page 35 : « L'argile n'intervient ■Das directement dans la nitrilîcation végétale. » Donc, identité de circonstances dans a donnée générale servant aux expériences. Poursuivons.

Lésultats de la première expérience.

M. Boussingault 1857. — Plante faible, déli- .¥. G. Ville 18G5. — Plante chétive. La récolte

cate, ne pesant pas beaucoup plus à l'état sec sèche pèse 6 grammes. 20 grains de blé que la graine employée. avaient été employés.

Données de la deuxième expérience.

Mêmes précautions et mêmes circonstances iVlômes précautions et mêmes circonstances

que dans la première expérience, mais en ajou- que dans la première expérience, mais en ajoutant au sol artificiel 10 grammes de phosphate tant au sol artificiel une matière azotée. (Peutde chaux, 0 gr. 50 de cendres, et 1 gr. 26 de car- on comparer des données aussi dissemblables! bonate de potasse. G. V.)

Késuhats de la deuxième expérience.

M. Boussingault 1857. — Les plantes sont if. G. Ville 1865. — La récolte, encore très-

restées assez vigoureuses jusqu'à 1 âge de deux médiocre, est cependant meilleure que la piemois; après, les feuilles se sont flétries et la mière expérience. B;lle s'élève à 9 grammes, force de la végétation a décru rapidement.

(I Dans ces secondes expériences, les données sont un peu difîérentes, c'est-à-dire, selon le mode d'investigation suivi par chaque expérimentateur; mais en réalité les résultats sont les mêmes tant qu'on ne fait pas intervenir, au profit de la plante mise en expérience, chacun des agents dont le concours est nécessaire pour produire un végétal complet. C'est là le but final de la démonstration, et nous allons le voir ressortir clairement dans la donnée et dans les résultats qui suivent.

Données de la troisième expérience. Données de la quatrième expérience. M. Boussingault 1857. — Mêmes précautions M. G. Ville 1865. — Mêmes précautions et et mêmes circonstances que dans les deux expé- mêmes circonstances que dans les deux expériences précédentes, mais en ajoutant au sol ar- riences précédentes, mais en ajoutant au sol tificlellO grammes de phosphate de chaux, 1 gr. artificiel du phosphate de chaux, de la potasse, 50 de cendres et 1 gr. 40 d'azotate de potasse. de la chaux et une matière azotée.

Résultats de la troisième expérience. Résultats de la gnatrième expérience.

M. Boussingault 1857. — La plante accuse M. G. Ville 1865. — Avec le concours réuni

une végétation des plus luxuriantes, parcourt des minéraux et de la matière azotée, le ré-

chacune des phases de son développement, sultat ne. laisse rien à désirer. Le poids de la

donne un rendement complet et produit de récolte s'élève à 24 grammes. >. bonnes semences. »

A ce tableau je fais deux objections. Il est inexact et incomplet. Lorsqu'on cite, il faut le faire complètement et avec conscience ('). Or, du

(G) « Pauvre monsieur » me semble un argument d'une fière force. Quelle belle chose que le sang-froid ! — R.

(7) « Avec conscience, n Aimable monsieur, pourquoi vous fâcher? Pourquoi des vilains mots si vous êtes si certain de vous? Je vous assure que vous faites là fout ce qu'il faut pour compromettre votre cause. — R.

moment que vous vouliez résumer mes expériences de cultures dans des sols artificiels, il fallait puiser vos informations dans la troisième conférence de Vincennes et en extraire les deux tableaux suivants, pages 171 et 172 («j :

Action comparée des agents de production végétale. Semence, 22 grains de fromem. I . KécuUe tC-uhe.

Engrais complet, moins le pliosphalo de cliaiix 0.48

— moins la potasse 9 . ÛO

— moins la magnésie 7 . 00

— moins la matière azotée 8.00

— sans aucune suppression 18.00 à 22

Engrais complet, sable chaulé 20.00 à i2

— sable humifère 18.00

— sable humifère, chaulé 3 1 .00

Sable pur de toule addition. 6.00

Sable ethumus 6.00

11 eût fallu ajouter encore que les expériences en pleine terre n'étaient pas moins concluantes, et compléter le tableau qui précède par les résultats obtenus au champ d'expériences de Vincennes, lesquels, pour le dire en passant, sont d'autant plus précieux que les plus essentiels ont été recueillis en présence de IM. Barrai, lors de sa visite à ce champ (') :

J863. Uendement ù l'hectare.

kil. lieiHcil.

Engrais complet, paille 6,941

— grains 3,750 46

Matière azotée seule, paille 3,487

— — grains 1,650

Minéraux seuls, paille 3,003

— gi-ains 1,287 lil

Phosphate de chaux, paille .■ 3,036

— — grains 1,133 14

^4,169 Terre sans engrais, paille 2 ,640

— — grains 902 II

Comme complément de ces deux citations, il eût fallu ajouter encore ce passage qui en est le commentaire indispensable :

» Dans tout ce qui précède, je n'ai presque rien dit deriiumus; car, après avoir signalé la dépendance qui rattache ses bons effets à la présence du calcaire dans le sol (pages 135 et suivantes), à la faculté si remarquable qu'il possède de dissoudre les phosphates, et d'en favoriser l'absorption, je ne vous en ai plus reparlé. Cette omission, messieurs, a été toute volontaire de ma part. Nous avons montré qu'à l'aide des produits qui composent, l'eng-rai.s complet, on peut faire mieux que par le passé. Contentons-nous pour le moment de ces résultats. Nous aurons à examiner plus tard comment on peut perfectionner ces nouveaux procédés, et alors

(8) 11 m'a semblé que c'était bien assez de m'arrêter au Résumé des Conférences. — R.

(9) Voilà une construction de phrase qui prouve clairement, eu effet, que, pour comprcn Ire M . Ville, il faut une intelligence préparée spécialement et des aptitudes vraiment exceptionnelles. — R .

se présentera naturellement tout ce qui se rapporte aux effets pratiques de l'humus, aux conditions dans lesquelles il faut l'employer, comme aussi aux moyens de le produire (pages 370 et 371). »

Enfin, prenant au sérieux votre rôle d'historien, il eût fallu faire remarquer que les résultats qui précèdent ont été publiés dans les Comptes rendus de l'Académie des sciences, partie en 1855 et partie en 1857, 1858 et 1859. A ces conditions seulement, vos citations eussent été exactes et conformes à la vérité des dates. Vous avez trouvé plus simple ou plus commode de faire des citations à votre guise et à votre taille ('"). C'est là un procédé dont je tiens à vous laisser le privilège. Mais vous trouverez bon que je rende aux; faits leurs dates et leurs significations.

(La suite au prochain numéro.') Georges Ville,

Professeur de physique végétale au Muséum d'histoire naturelle.

COURRIER DE RELGIQUE.

J'ai promis à mes lecteurs de leur envoyer le résumé des expériences qui ont été faites en Angleterre sur les procédés les plus efficaces de désinfection employés contre la peste bovine. Je commence mon courrier par l'instruclion suivante publiée en Angleterre sur l'emploi de l'acide phénique :

Toutes les recommauflations à faire au sujet de la désinfection dans la peste bovine, se rattachent aux objets suivants : 1. Assainissement des élables, ainsi que des marchés, abattoirs, etc.; 2. Assainissement des wagons, voitures, trucs, etc. ; 3. Traitement à faire subir au fumier ou à la litière ; 4. Ce que l'on doit faire des cadavres des animaux mfectés ou suspects; 5. Cp que l'on doit faire du sang, des issues et de la peau des animaux sains en apparence, mais qui ont été abattus après avoir été en contact avec des animaux infectés; 6. Précautions à prendre [lar les vétérinaires, les bouchers et les autres personnes qui se sont trouvés en contact avec des animaux malades ou suspects; 7. Autres procédés d'assainissement utiles dans les fermes infectées ou en danger de l'être.

Voici les procédés qui se rapportent à ces divers chefs : 1. Assainissement des étahles infectées, des marchés, des abattoirs, etc. — Laver toutes les boiseries de l'étahle avec de l'eau bouillante mélangée d'acide phénique, dans la proportion d'un litre environ d'acide par hectolitre d'eau. Badigeonner ensuite à la chaux les murs et le plafond de l'étable en ayant soin d'ajouter à chaque seau de lait de chaux un demi-litre d'acide phénique. Neltojer le pavement à grande eau et l'arroser ensuite d'une solution Ju même acide. Finaleu.ent, fermer toutes les ouvertures etbrûler du soufre dans l'étable après l'avoir fait entièrement évacuer. On doit la laisser fermée pendant au moins deux heures, après quoi on ouvre portes et fenêtres. Il suffit d'un demi-kilogramme de soufre pour une pièce qui peut contenir 10 à 12 bêtes. Le soufre doit être brûlé au milieu de l'étable, de manière que la fumée pénètre partout. Il suflitde le placer dans un réchaud ordinaire et ensuite d'y mettre le feu; cette opéialien n'est pas seulement nécessaire dans les endroits où il y a eu des bêtes atteintes de la maladie, mais encore partout où l'on a quelque sujet de craindre l'infection. Lorsque la maladie existe dans le voisinage, on doit opérer le^ fumigations une fois au moins par semaine. S'il est impossible de faire sortir le bétail, la fumigation sera remplacée par les procédés de désinfection indiqués plus haut. On traitera de mêms les lieux clos qai servent de marchés, d'abattoirs, etc.

2. Assainissement des wagons, des voitures, des trucs, etc. — Gratter parfaitement les boiseries et brûler lesgrattures. Laver partout avec de l'eau bouillante à laquelle on a ajouté de la soude. Laver ensuite avec une solution de chlorure de chaux ou d'acide phénique.

3. Traitement à faire subir au fumier ou à la litière. — Le meilleur parti h prendre à l'égard de la litière ou du fumier, c'est de les brûler ou de les enterrer profondément. Si ce moyen est impraticable, mais dans ce cas seulemejit, on doit au moins les couvrir avec la charrue. Avant de procéder à celle opération, on doit arrDser le fumier avec une solution d'acide phénique; on se sert pour cela d'un arrosoir ordinaire ou d'une pompe. Lorsque le désinfectant a bien pénétré le fumier, on transporte celui-ci sur une terre voisine et on l'enterre profondément, ou du moins on le courre fortement à l'aide de la charrue; si l'on n'a pas un terrain convenable à sa disposition, ce qui doit être une rare excepiion, il faut mettre le fumier en tas, après l'avoir traité, comme il est dit plus haut, à l'acide. phénique ; on consolidera' ensuite le tas, autant que possible, en faisant passer dessus des chariots pesamment chaj-gés, puis, après un dernier arrosage d'une solution phénique, on le couvrira d'un pied de terre. Quand on voudra faire usage de ce fumier comme engrais, on devra l'arroser de nouveau avec la solution sus-mentionnée, qui servira également pour nettoyer et désinfecter les chariots et tombereaux dont on aura fait usage, les chaussures des ou-

(10) Il est probable, monsieur, que si ma taille avait été découpée sur le patron dp vo re immense orgueil, vous la trouveriez un peu plus haute. — R.

COUÎIRIER DE BELGIQUE. 285

vners et damestiques, ainsi que les pieds et les jambes des chevaux. Lorsque le fumier aura été enlevé de la cour, en désinfectera celle-ci par le procédé indiqué au n° 1. Il est indispensable de jeter dans les fosses à purin une solution d'acide phénique dans la proportion d'un décilitre par hectolitre.

4. Ce que l'on doit faire des cadavres des animaux infectés. — Enterrer les cadavres à dii pieds de profondeur après avoir tailladé la peau, et les couvrir de chaux vive mélangée d'acide phénique dans la proportion d'un litre d'acide pour vingt-cinq kilop;rammes de chaux.

5. Ce que l'on doil faire du sang, des issues et de la peau des animaux sains en apparence, mais qui ont été abattus après avoir été en contact arec des animaux infectés. — Taillader la peau, réunir le sang et les issues, et arroser avec une solution d'acide phénique, puis enterrer le tout à la profondeur des cadavres (dix pieds).

6. Pricarilions à prendre pour les vétérinaires, tes bouchers et les autres personnes qui visitent les exploitations agricoles dans le but d'examiner ou d'abattre les animaux malades ou suspects. — La plus grande propreté doit être recommandée aux personnes qui se rendent dans les fermes pour inspecter ou aliattre les animaux atteints de la maladie. Us ne doivent, en aucun cas, se rendre auprès des bttes saines avec des vêtements infectés. Ils laveront leurs chaussuiesdans une solution phénique et emploieront la même solution pour nettoyer leurs vêtements; ceux-ci ne pourront du reste servir qu'après avoir été lavés à l'eau bouillante. Mieux vaut encore détruire, en les brûlant, ceux qui n'ont pas grande valeur.

7. Autres moyens d'assainissement utiles dans les fermes infectées ou en danger de l'être. — Oti lavera l'animal avec une solution composée d'un demi-kilogramme de savon mou, d'un verre à vin d'acide phénique et de quatre litres d'eau chaude; cette opération doit se faire quand le bétail se trouve dans un foyer d'infection ou lorsque la maladie r'gne dans le voisinage. Dans ce dernier cas, il est utile que le lavage ait lieu au moins une fois par semaine. On prendra ensuite une brosse de peintre dont les soies auront environ huit centimètres de longueur, et, après l'avoir plongée dans une solution d'acide phénique, on en aspergera chaque jour le plafond de l'étabte, la partie inférieure des murs, ainsi que les déjections des animaux. On ne doit sentir dans les étables que l'odeur de l'acide phénique. Il ne faut pas s'inquiéter si les animaux lèchent les endroits imprégnés de cet acide. Les ustensiles qui ont été dans un foyer d'infection doivent être détruits, ou bien être passés au feu s'ils sont en fer, et s'ils sont en d autres matières, désinfectés complètement à l'acide phénique et l'eau bouillante; il ne faut en tout cas pis perdre de vue que, sans la propreté la plus minutieuse, les désinfectants ne sont, pour ainsi dire, d'aucune utilité, et qu'ils ne sauraient jamais en dispenser.

Le nombre des cas de peste bovine constaté en Hollande a subi une légère réduction. De 4,988, chiffre de la huitaine précédente, il est tombé à 4,787. —En Angleterre, le fléau n'était pas complètement disparu; on compte encore par semaine dix à douze malades nouveaux qui provoquent l'abatage d'un certain nombre d'autres animaux, contaminés par leur contact. Toutefois l'épizootie doit y être considérée comme vaincue, et il n'est pas douteux qu'il n'en restera prochainement que le souvenir.

Il s'est fait peu d'affaires cette semaine sur nos marchés. — Les approvisionnements continuent d'être restreints, et par conséquent les prix conservent leur fermeté. Toutefois, au marché de Bruxelles, le froment au subi une baisse de 80 centimes par 100 kilog. comparativement au prix d'il y a douze jours. A Anvers, la demande reste très-calme pour le froment ; le seigle, par contre, a été quelque peu demandé et a valu 22 1/4 pour indigène et 22 1/2 pour entrepôt par 100 kilog., pour Odessa et Taganrog. E. Bourson.

Il y a un mois, nous avons dit qu'on avait l'espoir de pouvoir acheter cette année les écorces moins cher que l'an dernier ; la tannerie s'abstenait le plus possible de formuler des demandes, afin d'amener les détenteurs à faire des concessions. Cette tactique a semblé réus.'îir pendant quelque temps; les premiers marchés d'écorce conclus ont pu se faire aux prix de l'an dernier; mais, d.epuis, les prétentions des marchands de bois ont grandi, et la moyenne des cours qui résulte des derniers achats est partout en hausse assez marquée. Voici les renseignements que donne la Halle aux cuirs à ce sujet ; La moyenne du prix des écorces en Bourgogne est de 170 à 175 fr. les 104 bottes, pesant en moyenne 2,000 kilog.; en Gâtinais, de 180 à 185 fr.; en Normandie, où près de 300,000 kilog. ont été achetés tout d'abord aux anoiens prix, les vendeurs ont obtenu 230 et même 240 fr.; àClamecy, les écorces, que l'on a dit d'abord avoir été payées 167 fr., étaient incontestablement des sortes secondaires, car le prix moyen des bonnes sortes est 175 fr.; dans le Berry, la moyenne des prix payés est de 175 fr.; en Champagne, on a fait 170 et même 175 fr. C'est donc partout une hausse sérieiise sur les écorces de taillis ou de baliveaux sur taillis. Les écorces de futaies se sont vendues environ 140 à 150 fr. les 2,500 kilog. — A Paris, les cours du tan battu n'ont pas subi l'influence de cette hausse, et l'on cote toujours celui de Normandie de 140 à 150 fr. les 1,000 kilog.; celui de Berry,

ds 120 à 140 fr.; celui du Gâtinais, de 116 à 130 fr.; celui de Bourgogne, de 100 à 120 fr.;letan ordinaire, de 100 à 110 fr., et le sumac de Sicile en poudre, de 70 à 75 fr. les 100 kilog.

Les prix des bois sous toutes formes se maintiennent toujours élevés, et l'on voit partout des raisons sérieuses pour croire que cette hausse persistera longtemps. Les mines, dont l'exploitation augmente chaque jour, enlèvent des quantités considérables de bois qui étaient convertis, jusqu'à présent, en chauffage. Les bois de sciage et de fente trouvent chaque jour des emplois nouveaux; la Revue des eaux et forets cite l'exempls des charmes de la forêt de Retz, qui, débités jadis en bois à brûler, valaient de 8 à 10 fr. le stère sur' le parterre des coupes, et qui se vendent aujourd'hui en forêt de 25 à 30 fr. le mètre cube, depuis qu'on en fait des merrains et des imitations de .bois exotiques pour la marqueterie et le placage. Des faits semblables se produiront heureusement partout, à mesure que les voies de transport se multiplieront et viendront donner plus de valeur à la propriété, de quelque nature qu'elle soit.

Les graines de la plupart des essences résineuses, vendues en gros pour le reboisement, se maintiennent cette année à des prix assez élevés, à cause de la faiblesse de la récolte dernière ; les graines désailées de pin sylvestre sont cotées dans le commerce à 4 fr. 50 ou 5 fr. le kilog.; celles d'épicéa valent 3 fr. à 3 fr. 50; celles de mélèze, 3 fr. à 3 fr. 25; celles du pin Weymouth, 15 fr., et cellesdu pin Gembro, 1 fr. Au contraire, le pin noir d'Autriche a donné des graines abondantes, qui ne sont vendues que 2 fr. 50 ou 3 fr. le kilog. On vend les semences mélangées de plantes gazonanntes, 0 fr. 75 à 0 fr. 80 le kilog. Les graines d'essences diverses feuillues sont cotées comme il suit : aune, 1 fr. 50 le kilog.; acacia, 1 fr.; orme, 0 fr. 75; charme, 0 fr. 60; frêne, 0 fr. 50.

Le charbon de bois vaut 3 fr. 60 l'hectolitre à Clamecy, et de 3 à 4 fr. à Paris, selon la provenance, sur les marchés flottants des ports de la Seine. La charbonnette est encore augmentée ; on la vend jusqu'à 4 fr. 50 le stère, dans la région d'approvisionnement de Paris. A. Ferlet.

REVUE COMMERCIALE {deuxième quinzaine de janvier).

Céréales et farines. — La quinzaine que nous venons de traverser a été chaude relativement aux froids excessifs des premiers jours de janvier. Les marchés ont été assez mal approvisionnés dans presque toutes les parties de la Fi'ance, et ils ont fini par une baisse sensible sur les cours de la quinzaine précédente, aussi bien pour les affaires en céréales que pour les affaires en farines. Sur la place de Paris, qui sert de régulateur à un assez grand nombre de marchés du nord et du centre, les blés de choix, qui avaient atteint un prix maximum de 40 fr., sont tombés à 37 fr. 50. Ceux de première qualité ont atteint seulement 36 fr. 66. Les sortes courantes n'ont pas dépassé 35 fr. 83 et les sortes ordinaires sont restées à 35 fr. Ce sont encore des prix fort élevés, malgré la baisse des jours derniers. Les avoines de cho\x ont été prises à 24 fr. 25. Celles de première qualité ont oscillé entre 23 et 24 fr., et celles de seconde qualité entre 22 fr. et 23 fr. Quant aux qualités inférieures, elles n'ont pas dépaiîsé 21 fr. — Le tout par quintal, comme pour les blés.

BLË AU QUINTAL.

, -« — -, PRIX MOYEN DU QUINTAL

Prix Sur la quinz. préc. ..--- ^ — .^ ■■ - — ; — -,

Régions. moyens. Hausse. Baisse. Seigle. Orge. Avoine.

— fr. fr. fr. fr. fr. fr.

Nord-ouest 3.J.70 1.70 " 2-2.44 21.48 22.45

Nord 35.95 » 0.15 22 08 23.74 21.19

Nord-Est 34 92 0.63 '/ 22.52 22.08 19-97

Ouest 36.43 1.13 " 22.96 23.45 23 52

Centre 34.79 I.IO » 23.20 22.46 20.37

Est 34.55 1.39 » 21.99 21.43 19. (i8

Sud-Ouest 35.05- " 0.25 19.70 20.41 24.04

Sud 3'i.31 » 11.27 21.00 19.31 21.23

Sud-Est 32.05 0..56 » 18.79 19.78 21.60

Moyennes 34. SO ' 'i « 21. 63 21.57 21.56

Moyennes de la quinzaine précédejile.... 31.22 // » 21.30 21.03 21.ij3 Sur la 15" j Hausse... 0.64 n « 0.33 0.54 « prece'denfe. * Baisse a » « t » 0.07

Dans le tableau des prix moyens des céréales dans toutes les régions de la France, que nous donnons ici, le lecteur verra d'un seul coup d'oeil les différences peu importantes qu'il y a entre les prix de chaque pays. Nous donnons les prix moyens de la première quinzaine de janvier, prix qui ont été intervertis dans le tableau de notre Revue commerciale publiée dans le numéro du 20 janvier (page 182). — Le lecteur pourra ainsi facilement les comparer aux moyennes actuelles.

La baisse s'est plus énergiquement abattue sur les farines que sur les céréales. La farine de commerce de 84 fr. est tombée à 76 fr. 50 et cela très-rapidement. Le stock en farines est considérable ; quelques personnes lui reprochent d'être cause de la baisse; d'autres, au contraire, le regardent d'un œil favorable et soutiennent qu'on reconnaîtra toute son utiilité lorsqu'on aura répondu aux demandes de la province • qui vont arriver pendant le courant de février. Les six marques ont eu à supporter une baisse moins prononcée que les farines de commerce.

Jetons maintenant un coup d'œil sur la situation qui a été faite à l'étranger, au commerce des céréales et des farines. La rigueur de la température pendant la dernière quinzaine a été plus intense en Angleterre que dans notre pays. Il en résulte, dit le North Brilish AgricuUurisl, qwe le mouvement d'importation a été complètement entravé et que les communications difficiles à l'intérieur du pays ont eu pour conséquence d'enlever aux marchés une grande partie de leur animation. Gorke a spécialement souffert de cet état de choses. A Londres, le blé et l'orge se sont maintenus fermes, la baisse que l'on regardait comme immense semble ajournée, si l'on considère la physionomie du marché. Le comté d'Essex avait fait à la métropole un envoi considérable de froment et dont la production sur la place eût pu modifier les conditions de la vente, mais un retard d'expédition a empêché ces produits de figurer sur la halle, et tout s'est passé comme dans la quinzaine précédente. Les pommes de terre sont d'une qualité plus belle que celle qu'on pouvait attendre : aussi sont-elles fort chères. Dans la province anglaise et sur certains points, à York par exemple, le blé a éprouvé une hausse sensible. Mais ces élévations disséminées ne semblent pas avoir une influence décisive sur la moyenne et sur la conduite des marchés de la Grande-Bretagne. — En Hollande et en Belgique, les marchés ont été mieux approvisionnés que ceux de l'Angleterre. A Hambourg et dans une grande partie de la Prusse, la demande pour le blé a été peu active; cependant les prix étaient fermes. Le seigle a été plus faible. On cotait : Blé du Mecklenbourg et de Strelitz Je 34 fr. 90 à 35 fr. 50 ; du Holstein 34 fr. 60 k 34 fr. 90. Seigle duMecklembourg, 24 fr. à 25 fr. 60; de Prusse, 23 fr. 75 à 24 fr. 25. Le tout par 100 kil., franco à bord .

Vins, eaux-de-vie, alcools. — Les pays de production ont expédié peu de vins aux pays de consommation, à cause de la difficulté des transports apportée par les frimas de janvier. La neige et la crue des eaux augmentée par les fontes, ont fait cet état de choses. Le commerce de détail cependant, dans nos grands centres, aurait besoin de puiser aux sources de la production ; il a augmenté ses prix, et il est temps que son approvisionnement soit renouvelé. A l'Entrepôt de Bercy , à Paris, comme dans les Entrepôts de nos grandes villes, le commerce a été presque nulle pendant cette quinzaine. On s'attend à un mouvement décisif dans les transactions en vins vers le milieu du mois.

Les alcools 3/6 du Nord ont baissé vers les derniers jours de la quinzaine. Ils avaient éprouvé seulement quelques mouvements d'oscillation entre la baisse et la hausse, vers le 20 janvier, et les spéculateurs avaient un moment espéré une hausse marquée Les 3/6 Nord se sont vendus, en moyenne, à 63 fr. pour le disponible et le courant ; les mois suivants ont été cotés à 64, 66 et 07 fr. Le tout par hectolitre à 90 degrés et dans les grands centres du Nord. Les 3/6 du Languedoc ont été un peu plus fermes ; les spéculateurs ont pu maintenir la hausse qu'ils désiraient et les acheteurs ont dû passer sans mot dire sous les fourclies caudines de leurs exigences, car les approvisionnements se trouvant un peu épuisés par la stagnation des affaires en janvier, il a fallu se ravitailler quand même.

Sucres. — Les sucres bruis indigènes ont subi une légère baisse vers la fin de janvier. Le n" 12, au droit de 42 fr., a été pris à 57 fr. Les sucres raffinés sont restés aussi presque sans affaires. Les belles sortes ont été demandées à 130 fr.; les bonnes sortes à 129 fr. ; et les sortes ordinaires à 126 fr. Le tout par quintal.

Houblons. — Les affaires en houblons ont été rares en Alsace et en Belgique. Cependant, sur la fin de la quinzaine, les transactions ont augmenté avec la diminution des neiges. Les belles qualités se sont vendues, en moyenne, à cette époque,

160 et 165 fr. A Poperinghe, les qualités tout à fait supérieures ont atteint 175 et 180 fr. les 50 kilog;

Suifs. — Les suifs ont subi à Paris des baisses successives pendant cette quinzaine. De 113 et 112 fr. ils sont tombés d'abord à 1 10 fr. et ensuite à 108 fr. Ce mouvement de recul a eu un retentissement sur les autres marchés. Il a été provoqué par les nouvelles d'achats nombreux passés avec la Russie et avec l'Angleterre.

Bestiaux. — Les marchés aux bestiaux ont été calmes partout. Les animaux amenés ont été généralement peu nombreux, à cause du mauvais temps. Les acheteurs ont toujours été en petit nombre, relativement aux aulres époques, et de là, baisse et faiblesse dans les prix. A Sceaux et à Poissy, à la Halle aux veaux et •aux marchés de la Chapelle, le caractère de la vente et du mouvement des animaux amenés et achetés a été le même que dans le reste de la France.

Le mouvement d'importation du bétail à Londres a constitué, pour les deux semaines qui se sont écoulées, une somme de 18,520 tètes. Dans la dernière semaine, nous trouvons le chiffre exact de 9,510, Ces chiffres présentent une signification sur laquelle nous avons plusieurs lois appelé l'attention en les comparant à ceux des années précedentesr La température rigoureuse a exercé une iniliience fâcheuse sur le marché de la métropole. Les bœufs des diverses parties de l'Angleterre étaient en petit noûibre, à cause de la suspension des communications. Peu de bouchers et d'acheteurs se pressaient dans l'enceinte, remplie presque exclusivement des bêtes d'importation étrangère.

Georges Barral.

PRIX GOURANT DES DENRËES AGRICOLES (2« quinz. de janvier).

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