‹ Journal de l'expédition d'EgypteChapitre 142 sur 171 · LE CAIRE CAPITULE · texte numérisé non relu

LE CAIRE CAPITULE

dans toute la longueur de la ville, seront abandonnés par les troupes ottomanes et occupés par les Français.

Art. 2. — Les troupes ottomanes et les Mameluks pourront emporter leurs bagages et leurs armes; mais les pièces d’artillerie seront laissées par eux dans les lieux où elles sont en ce moment établies dans la ville du Caire.

Art. 3. — Le général en chef fournira aux troupes mentionnées ci-dessus cent chameaux chargés de biscuit et cent chargés d’orge ou de fèves; il leur laisse la faculté de requérir dans la ville du Caire le supplément nécessaire de ces bêtes de somme, et un nombre suffisant d’outres, pour le transport desquelles il leur sera fourni de cent à deux cents chameaux à Salheyeh.

Art. 4. — - Les Osmanlis et les Mameluks sortiront de la ville du Caire, par la porte des Victoires, à la pointe du jour, le 5 floréal (25 avril) correspondant au 30 du mois djoul-qadeh ; ils s’arrangeront de manière à ce qu’à midi précis, aucun individu faisant partie des susdites troupes, autre que les blessés qui seront reçus et traités dans les hôpitaux français, ne se trouve dans la ville du Caire.

Ces troupes coucheront le même jour à quatre heures de marche de la ville du Caire; le deuxième,

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à Belbeis, le troisième à Koraïtn et le quatrième à Salheveli, où, conformément à leur demande, elles séjourneront quarante-huit heures pour faire de l’eau, et continueront ensuite leur route pour la Syrie, en passant par lvatieh et El-Arich.

Art. 5. — Pour garantir les troupes mentionnées ci-dessus de toute insulte, elles seront sous la protection du général de division Reynier,, ayant avec lui un de ses généraux de brigade et l’escorte suffisante.

Art. 6. — Tous les prisonniers français qui pourraient être au pouvoir des Osman lis ou de& Mameluks, seront rendus et échangés contre un pareil nombre de prisonniers musulmans au pouvoir des Français.

Art. 7. — Le général en chef accorde un pardon général et particulier aux habitants du. Caire et de toute l’Egypte qui auraient pu prendre parti pour les ennemis des Français; mais aucun habitant du Caire ne pourra sortir de la ville pour suivre l’armée ottomane.

Art. 8. — Pour assurer la garantie desarticles ci-dessus, les Osmanlis donneront au général en chef, comme otage, le personnage immédiatement au-dessous de Nassif-Pacha, et les Mameluks un bey du premier ordre. Les- Français, de leur côté, fourniront un officier général.

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