‹ Journal de la vie privée et des conversations de l'Empereur Napoléon à Saint HélèneChapitre 34 sur 43 · LETTRE DU COMTE BERTRAND, A SON BMINENCB · texte numérisé non relu

LETTRE DU COMTE BERTRAND, A SON BMINENCB

LE CARDINAL FBSCH^.

'' Monseigneur, — Le sieur Çypriani maître d'hôtel dé TEmpe* reur, est décédé à Longwood, le S7 Févriet dernier, à quatre heures de Taprès-midi. Il a été enterré dans le cimitik'e pru^ testant de ce pays, et les ministres de cette église lui ont rendu les mêmes devoirs qu*ils eussent rendu à quelqu'un de leur secte. On a eu soin de faire mettre dans Textrait mortuaire que je vous enverrai, mais dont Textrait de ma lettre peut tenir lieu, qu'il était mort dans le sein de l'église apostolique et romaine. ïj& ministre de l'église de ce pays aurait volontiers assisté le mort,

. et celui-ci aurait désiré un prêtre catholique ; comme nous n'en avons pas, il a paru ne pas se soucier d'un tninistre d'une autre religion. Je serais bien aise que vous nous fissiez connaître quels sont les rites de l'église catholique à se sujet, et si on peut ftdre administrer un catholique mourant p^r un ministre Angll-

'can. Nous ne pouvons du reste trop nous louer du bon esprit et du zèle que dans cette circonstance ont monti^ les aainistree

^ Nous avons cru devoir insérer ici la présente lettre parce qu'elle midlipHe les détails intérieurs de Lon^ood, et ajoute des traits à tout ce qui a été dit de sa véritali^efsîtuatian.

I81&3 1>B L^BMI^fiREUR VAtOhioV. ,257

cle U.f«%îoii de ce pays. Cypiiani eat mort d*une inflammatlùâ de bas-ventre. 11 est mort le Vendredi, et le Dimanche précédent il avait fait son service sans aucun pressentiment, ^n en- £Bmt d*un des domestiques du Comte de Montholon était mort à Longwood quelques jours avant. Une femme de chambre est morte il y a quelques jours d*une même maladie. Cest Tefièt du climat malsain de ce pays» où peu d'hommes vieillissent. Les maux de foie> la dyssenterie et les inflammations de bas-ventre font beaucoup de victimes parmi les naturelsi mais surtout parmi les Européens. Nous avons senti dans cette circonstance, et nous sentons tous les jours, le besoin d'un ministie de notre reli- ^on. Vous êtes notre évèque, nous desirons que vous nous en envoyiez un Français ou Italien. Veuille2 dans ce cas faire choix 'd*un homme instruit, ayant moins dç quarante ans, et surtout d*un caractère doux, et qui ne soit pas entêté de priii* dpes- anti-ffatticaQs.

** Le «ieur Pierrenj oflidei*, a pris le service de maître d*hdtelt um$ il « élé tiès-malade, et quoique convalescent est encore ea ivaia état. Le cuismier est aussi dans la même situation* U doac oéectMdm qu» voua, ou le Prince Eugène, ou ria^pà» «atfice, en voyassies un mattre-cl'hAtel et un cuisinier Francis oa ItalieUi decoux qui ont été au service des maiscms de TEaapa* retiTy ou qui le seraient des maisons de sa fiunille.

** Votre Emiœnce trouvera ci-joint; 1» les papiers qu'oo^i tirnivés dans le porte^-lbuille du «leur Cypriani ; S^uiie épiogla qu'il portait habitueUement €t que j*ai eru devoir envoyer pour, aa lemose ; So le décompte de tout ce qui lui revient» moolaiità la aonsaie de 8i987 fti ou 845 liv. êVatl, 5 sh., 10 p« i 4« tt6è lettse de ahooge pour la solder à ses htéritiei9« Sachant qu»f0M avea s<wtt de èoa êb, tH: que en fille est chea Madame^ TEaipeMur atiead qu'iLoonumae la fbrtune que lafase Cypriaai, qui parak avoir des fonds assez tonsidérablea placés à Gènes, pour assurer un sortk aea deux enfans.

** 3e ne veux pas vous affliger en vous parlant de la santé 4e r Empereur, qui est peu satisfaisante. . Cependant, son état n*a pas empiré depuis les chaleurs. Je pense que tous cacherez ces

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