‹ Journal de Marie LenéruChapitre 8 sur 34 · PRÉFACE XIX · texte numérisé non relu

PRÉFACE XIX

gifler et elle lui prête tme histoire intitulée " La petite Duchesse ». Mon Dieu que l'imagination des enfants se iéoeloppe dans un monde distingué !

Je rencontre à la date du 26 juillet une recette pour se bien conduire :

'I ... Je suis bien disposée car ie me suis fait une bague et je me suis dit que pour que je sois digne de porter cette bague Uk il faut que je mène une vie tout à fait exemplaire pourtant elle n'a rien d'extraordinaire c'est une simple bague blanc mat et rose mais à cause de l'importance que j'y ai attachée j'espère qu'elle m'aidera à être plus sage. »

u Je suis bien ennuyée car Fernande a pour la troisième fois la fièvre typhoïde et il paraît que le système nerveux s'en mêle, mais cette pauvre Fernande a du moins un grand plaisir c'est qu'elle a deux religieuses comme garde-malade et moi qui la connaît je suis sûre que ça la fera peut-être moins malade. »

Cette prévision se réalisa, quelques jours après je lis que Fernande va Beaucoup mieux.

Samedi 21 Août :

<i Je dois avouer que si je suis venue faire mon journal c'est que maman m'y a obligée car je n'étais pas du tout disposée à le faire, je jouais au crocket, seule il est vrai, mais je m'amusais beaucoup et l'idée de le quitter ne me réjouissait guère ; enfin puisque

XX ntâTACE

maintenant j'y suis, ce que j'aî àe mieux à faire c'est de ne pas le bâcler.

« Nous sommes donc parties le mardi matin à 10 h. Alexandrine est venue nous conduire et tonton nous a rejoint à la gare. M""* de P.— et sa fille partait aussi, je crois qu elles changaient de résidence car elles avaient six malles et trois ou quatre colis, le renouvellement du voyage de M. Périchon. Nous avons fait le trajet jusqu'à Kerhuon avec M'"^ et M"* F. . . ; puis nous avons changés de train à Landemau, nous étions dans le même compartiment qu'un Monsieur et une dame qui bien des fois, m'ont donné envie dé rire ; ils faisaient un voyage d'agrément, pour visiter le pays, ils prenaient des notes et comme il n'y avait qu'un crayon ils s'en servaient chacun à leur tours ■ Le Monsieur était obez et la dame n'était pas à ptaindre, en s'asseyant elle avait relevé sa robe presque jusqu'aux genoux en sorte que j'ai pu bien juger de son enbonpointjàunmomentj'aicruqu'ilsallaientsedisputer, malheureusement ils se sont tus, ça m aurait tellement amuser de les entendre ! La dame comme son de voix et comme manière de porter la tête m'a un peu rappelé M''*° B . . . mais en plus mal ; puis le Monsieur a mangé du pain et de la galantine truffée dans des petites assiettes de poupées et la dame une tarte aux mirabelles ; nous nous étions les mieux partagées nous avions emporté des gâteaux, des pêches et du raisin •

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